#RPGaDay : prises de parole autour du jeu de rôles

#RPGaDay est un événement en ligne qui a lieu chaque année en août. L’idée est simple : publier un contenu chaque jour sur le thème du jeu de rôles en s’appuyant sur les questions établies dans un calendrier.

Je vais répondre tous les jours à chaque question (du moins, je vais essayer) sur Medium. Vous vous posez peut-être la question suivante : pourquoi ne pas le faire ici ? L’idée est de ne pas « plomber » ce blog avec un contenu qui sortirait trop de ce que vous avez l’habitude de lire ici et le connoter trop sur une thématique ludique qui, bien qu’elle me soit chère, n’est pas forcément propice pour y consacrer une publication par jour pendant un mois. De plus, c’est aussi dans l’optique de creuser un peu plus les usages de Medium que je me lance dans cette démarche.

Bonne lecture !

Le meilleur gestionnaire de tâches est-il le calendrier ?

Depuis quelques temps, je me surprends à avoir créé des tâches dans mon gestionnaire de tâches habituel (Rappels, l’application native sur iPhone) et ne pas les réaliser, ou les faire très tardivement. J’ai trouvé un point commun à toutes ces tâches : elles ne sont pas inscrites dans le temps.

Attention, ce n’est pas forcément une histoire d’échéance car si une tâche a une date limite pour une contrainte particulière (par exemple la déclaration d’impôts), ce n’est pas pour autant qu’elle sera inscrite dans le temps. L’échéance, c’est un peu la date de péremption. Mais la date de péremption n’est pas forcément la date de consommation.

Or, j’ai constaté qu’un certain nombre des tâches que j’avais à effectuer avaient un meilleur taux de réalisation lorsqu’une plage dédiée à leur réalisation était mise en place dans mon calendrier. J’ai donc commencé, non à ne plus mettre systématiquement les tâches dans ma todolist, mais à les mettre aussi bel et bien dans mon calendrier. De cette manière, je sais que je vais y consacrer du temps et que je suis à même de les réaliser.

En revanche, de nouvelles difficultés se sont alors présentées :

  • D’une part, parvenir à bien évaluer la durée que va prendre la réalisation de la tâche. Certes, ce n’est pas toujours facile. Pourtant, se prêter à cet exercice, c’est pour moi favoriser largement sa réalisation.
  • Consulter son agenda, en plus de sa liste de tâches. Au plutôt, à la place de… En effet, le réflexe, avec cette méthode, change drastiquement. On se retrouve à ne consulter sa liste de tâches non inscrites dans l’agenda, que pour effectuer des tâches « bonus », que je n’avais pas planifié, pour ma part.
  • En cas de retard, ou d’incapacité dans la réalisation d’une tâche, il faut décaler le créneau dédié à sa réalisation pour plus tard. Rien de compliqué, mais il faut en réalité consulter son agenda à double titre : pour les créneaux bloqués à venir, et pour les créneaux échus et manqués.

Au final, j’avoue que je me sens plus à l’aise dans cette démarche et plusieurs outils de gestion de tâches que j’ai pu tester ne permettent pas aussi bien de réserver une plage de temps dédiée à leur mise en oeuvre. Dans un monde idéal, j’aimerais trouver un outil qui me permette de lister des tâches, d’inscrire une échéance, d’inscrire également une date de mise en oeuvre (une plage horaire) et que cela alimente automatiquement un calendrier.

Évidemment, si vous avez des suggestions, je suis preneur. Mais je crois que ce service idéal n’existe pas encore. Une idée de développement ?

Pourquoi la réalité virtuelle, c’est pas encore gagné…

Je me trouvais ce soir-là à une présentation de Pint of science à Amiens. Bon, j’avais hésité à y aller parce que je venais de passer une journée assez usante, levé à 4h du matin pour un déplacement professionnel à plus de 2h de route… Mais au final, je devais bien ça à mon esprit curieux, ma formation de scientifique, et en tant que fan émérite de ces entités, telles Podcast Science, qui apportent la science à tout un chacun. Ça valait bien 2€, et le prix d’une pinte.

En effet, la présentation était top. L’ambition était grande : définir l’énergie. Bon, au final, il a été très difficile de définir concrètement ce qu’est l’énergie, au point que l’on n’a pas vraiment eu cette définition.

Mais ce qui m’a suscité l’envie de vous en parler, ce n’est pas tant la présentation en elle-même, qui valait le coup, vous l’avez compris, mais plutôt l’animation prévue à la fin par l’équipe.

Un casque de réalité virtuelle était installé et un concours allait se voir s’affronter différents candidats tirés au sort dans le public. Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails du jeu, car là n’est pas encore le sujet.

Là où je veux en venir, c’est que nous avons tous vécu un moment à mi-chemin entre de l’amusement et de la circonspection. 6 joueurs ont participé à tour de rôle et pendant ce temps, toute l’assemblée regardait sur un petit écran.


Et cette scène m’a frappé. Alors que cela fait quelques années que l’on nous parle de la réalité virtuelle comme l’avenir du jeu, j’ai eu la confirmation que ce dispositif n’avait pas encore montré les beaux jours que l’on nous promet.

Jouer à de la réalité virtuelle est à ce stade encore tout sauf de l’immersion car les expériences restent encore totalement individuelles. Et aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi on ne pourrait pas proposer des dispositifs en réalité virtuelle collaboratifs. La même scène, où un joueur a une action à réaliser, mais où toute l’assistance peut profiter de l’environnement virtuel en même temps, je dirais oui. Mais la technologie n’est pas encore là. Dans quelques années, quand tout le monde disposera de son casque, et où l’on pourra partager de scènes virtuelles, alors je m’engouffrerai dedans. Mais cette heure n’est pas encore venue.

En revanche, cette scène a achevé de me convaincre sur le bien-fondé des orientations données par Mark Zuckerberg pour Facebook.

Vivement demain. Mais aujourd’hui, c’est pas encore ça.