Créer son podcast : encapsuler son flux

Créer son podcast : encapsuler son flux - Bûches qui brûlent

Voici quelques temps que je voulais faire un petit article à peine technique sur la diffusion d’un podcast, et plus particulièrement de la création du flux RSS.

J’en ai déjà parlé sur ce blog il y a de cela plusieurs semaines, lorsque l’on crée un podcast, on “assemble” des fichiers audio (ou vidéo) dans un train, qui est un fichier dit “RSS”. En gros, il s’agit d’un flux, ou d’un catalogue, qui liste toutes vos émissions. Lorsque vous diffusez un nouvel épisode de votre podcast, vous l’ajoutez au fichier RSS, comme une nouvelle entrée d’un flux ou d’un catalogue. C’est d’ailleurs de cette manière que fonctionnent les blogs.

J’ai toujours recommandé à quelqu’un qui se lançait dans la création d’un podcast de s’appuyer sur une solution pour “encapsuler son flux” (désolé, ce n’est pas une insulte) avec des solutions telles que feedburner par exemple. Je ne détaillerai pas dans cet article le fait d’utiliser particulièrement feedburner ou un autre service équivalent (j’en reparlerai) mais je voudrais juste détailler pourquoi il faut faire cette démarche. En effet, j’ai répondu l’autre jour à cette question sur la plate-forme de discussion Discord et j’étais assez fier de l’analogie que j’avais trouvé. Je me suis dit que, compte tenu de ce trait de génie (n’ayons pas peur des mots), je devrais en faire un article sur mon blog. Parce que, que voulez-vous, j’aime de plus en plus ça, moi, de diffuser des articles sur mon blog…

Lorsque vous naviguez sur un site internet, qu’il s’agisse de ce blog ou du moteur de recherche Google, ou de tout autre site, vous utilisez vraisemblablement un nom de domaine. Il s’agit de la chaine de caractères qui figure dans la barre d’adresse de votre navigateur.

Créer son podcast : encapsuler son flux - www.guillaumevende.me

Cette chaine de caractère, que l’on appelle “adresse” d’une page web, est constituée elle-même d’un nom de domaine : la suite de caractères constituée d’une racine (ici guillaumevende) et d’une extension (ici .me). En réalité, ce nom de domaine ne fait que traduire de manière intelligible l’adresse IP du serveur qui diffuse le site internet. Une adresse IP, c’est un peu comme les coordonnées GPS d’un serveur : elle est unique et permet d’aller sur un site internet. Une adresse IP est toujours constituée d’une série de 4 (ou 6 maintenant, mais ne rentrons pas dans ces détails) nombres. Par exemple : 192.168.9.27. Reconnaissez que si vous deviez vous souvenir de toutes les adresses IP des sites internet que vous visitez, on s’y perdrait rapidement. Et c’est à cela que servent les noms de domaine et les adresses des sites web : à associer des noms intelligibles à des adresses IP de serveurs. Vous me suivez ?

Bon, au-delà de l’aspect pratique pour l’utilisateur, les noms de domaine ont également de précieux avantages. Par exemple, un serveur qui héberge un site internet peut changer : soit pour des raisons techniques de l’hébergeur, soit parce que l’on souhaite changer d’hébergeur, ou même de serveur. Bref, on peut choisir de faire évoluer la façon dont le site internet est hébergé. Et dans l’immense majorité des cas, cela s’accompagne d’un changement d’adresse IP. Aussi, l’utilisateur d’un site internet, si les noms de domaine n’existaient pas, serait obligé de trouver lui-même la nouvelle adresse IP du serveur qui héberge le site, si ce dernier a changé d’hébergeur… Avec un nom de domaine, il suffit que celui qui s’occupe du site internet indique que l’adresse de son site ne pointe plus vers l’adresse IP de l’ancien serveur, mais plutôt vers l’adresse IP du nouveau serveur. L’internaute continue à se connecter à guillaumevende.me mais, de manière totalement transparente, est dirigé vers une autre adresse IP.

J’en reviens au cas du podcast, où c’est finalement la même chose. Si vous utilisez des services tels que Spreaker, par exemple, vous allez bénéficier d’une adresse de votre flux RSS en “spreaker.com”. Le problème, c’est que vous pourriez être tenté demain d’utiliser autre chose que Spreaker. Si tel était le cas, toutes les personnes qui étaient abonnées à votre flux (en spreaker.com) vont devoir d’une manière ou d’une autre être informées de ce changement, au risque de ne pas être informé de la diffusion de nouveaux épisodes de votre podcast.

En encapsulant votre flux avec un service tel que feedburner, vous vous laissez la possibilité de changer facilement de fournisseur de service pour votre podcast. Il vous suffira de faire pointer votre adresse feedburner sur le service que vous retenez et les personnes qui se seront abonnées à votre flux généré par feedburner seront redirigées de manière transparente.

Auteur : Guillaume

Papa de 2 enfants, je fais des podcasts sur la tech, le développement personnel, la productivité, le lifehacking. Mon blog parle de tout ça à la fois, mais aussi de jeux, et de mes coups de cœur au quotidien.

  • Excellent article que j’aurai tant aimé lire avant de me lancer avec mon streetcast. Cela m’aurait notamment évité quelques déconvenues avec la fermeture soudaine de la plateforme Opinion ….