Le meilleur gestionnaire de tâches est-il le calendrier ?

Depuis quelques temps, je me surprends à avoir créé des tâches dans mon gestionnaire de tâches habituel (Rappels, l’application native sur iPhone) et ne pas les réaliser, ou les faire très tardivement. J’ai trouvé un point commun à toutes ces tâches : elles ne sont pas inscrites dans le temps.

Attention, ce n’est pas forcément une histoire d’échéance car si une tâche a une date limite pour une contrainte particulière (par exemple la déclaration d’impôts), ce n’est pas pour autant qu’elle sera inscrite dans le temps. L’échéance, c’est un peu la date de péremption. Mais la date de péremption n’est pas forcément la date de consommation.

Or, j’ai constaté qu’un certain nombre des tâches que j’avais à effectuer avaient un meilleur taux de réalisation lorsqu’une plage dédiée à leur réalisation était mise en place dans mon calendrier. J’ai donc commencé, non à ne plus mettre systématiquement les tâches dans ma todolist, mais à les mettre aussi bel et bien dans mon calendrier. De cette manière, je sais que je vais y consacrer du temps et que je suis à même de les réaliser.

En revanche, de nouvelles difficultés se sont alors présentées :

  • D’une part, parvenir à bien évaluer la durée que va prendre la réalisation de la tâche. Certes, ce n’est pas toujours facile. Pourtant, se prêter à cet exercice, c’est pour moi favoriser largement sa réalisation.
  • Consulter son agenda, en plus de sa liste de tâches. Au plutôt, à la place de… En effet, le réflexe, avec cette méthode, change drastiquement. On se retrouve à ne consulter sa liste de tâches non inscrites dans l’agenda, que pour effectuer des tâches « bonus », que je n’avais pas planifié, pour ma part.
  • En cas de retard, ou d’incapacité dans la réalisation d’une tâche, il faut décaler le créneau dédié à sa réalisation pour plus tard. Rien de compliqué, mais il faut en réalité consulter son agenda à double titre : pour les créneaux bloqués à venir, et pour les créneaux échus et manqués.

Au final, j’avoue que je me sens plus à l’aise dans cette démarche et plusieurs outils de gestion de tâches que j’ai pu tester ne permettent pas aussi bien de réserver une plage de temps dédiée à leur mise en oeuvre. Dans un monde idéal, j’aimerais trouver un outil qui me permette de lister des tâches, d’inscrire une échéance, d’inscrire également une date de mise en oeuvre (une plage horaire) et que cela alimente automatiquement un calendrier.

Évidemment, si vous avez des suggestions, je suis preneur. Mais je crois que ce service idéal n’existe pas encore. Une idée de développement ?

Pourquoi la réalité virtuelle, c’est pas encore gagné…

Je me trouvais ce soir-là à une présentation de Pint of science à Amiens. Bon, j’avais hésité à y aller parce que je venais de passer une journée assez usante, levé à 4h du matin pour un déplacement professionnel à plus de 2h de route… Mais au final, je devais bien ça à mon esprit curieux, ma formation de scientifique, et en tant que fan émérite de ces entités, telles Podcast Science, qui apportent la science à tout un chacun. Ça valait bien 2€, et le prix d’une pinte.

En effet, la présentation était top. L’ambition était grande : définir l’énergie. Bon, au final, il a été très difficile de définir concrètement ce qu’est l’énergie, au point que l’on n’a pas vraiment eu cette définition.

Mais ce qui m’a suscité l’envie de vous en parler, ce n’est pas tant la présentation en elle-même, qui valait le coup, vous l’avez compris, mais plutôt l’animation prévue à la fin par l’équipe.

Un casque de réalité virtuelle était installé et un concours allait se voir s’affronter différents candidats tirés au sort dans le public. Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails du jeu, car là n’est pas encore le sujet.

Là où je veux en venir, c’est que nous avons tous vécu un moment à mi-chemin entre de l’amusement et de la circonspection. 6 joueurs ont participé à tour de rôle et pendant ce temps, toute l’assemblée regardait sur un petit écran.


Et cette scène m’a frappé. Alors que cela fait quelques années que l’on nous parle de la réalité virtuelle comme l’avenir du jeu, j’ai eu la confirmation que ce dispositif n’avait pas encore montré les beaux jours que l’on nous promet.

Jouer à de la réalité virtuelle est à ce stade encore tout sauf de l’immersion car les expériences restent encore totalement individuelles. Et aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi on ne pourrait pas proposer des dispositifs en réalité virtuelle collaboratifs. La même scène, où un joueur a une action à réaliser, mais où toute l’assistance peut profiter de l’environnement virtuel en même temps, je dirais oui. Mais la technologie n’est pas encore là. Dans quelques années, quand tout le monde disposera de son casque, et où l’on pourra partager de scènes virtuelles, alors je m’engouffrerai dedans. Mais cette heure n’est pas encore venue.

En revanche, cette scène a achevé de me convaincre sur le bien-fondé des orientations données par Mark Zuckerberg pour Facebook.

Vivement demain. Mais aujourd’hui, c’est pas encore ça.

J’ai mis des pubs sur mon site…

Pour celles et ceux qui n’utilisent pas d’adblock, vous avez dû vous en rendre compte, il y a désormais de la publicité sur ce site. J’ai fait en sorte qu’il n’en clignote pas de partout et je me suis appuyé sur la régie Adsense de Google.

Le mois dernier, les clics sur ces publicités m’ont rapporté un peu plus de 10€. Soyons clairs, ce n’est pas une somme incroyable mais c’est de l’argent quand même. On peut projeter que cela représente 120 € par an si le rythme se maintient.

En réalité, n’ayant jamais diffusé de publicité sur mes sites, cela représentait surtout un test, pour voir combien ça rapporte, comment ça s’implémente, et si ça perturbe le trafic. Ce dernier point de perturbation a rapidement été écarté car aujourd’hui, nous avons le choix d’installer des adblocks. Moi-même, j’utilise au quotidien un maximum les adblocks. Je peux donc tout à fait comprendre que vous l’ayez activé sur mon site. Je me dis aussi qu’au même titre que l’on peut vouloir soutenir une émission en podcast, avec un financement participatif tel que Tipeee, par exemple, on peut tout autant considérer de le désactiver pour des sites que l’on souhaite soutenir. Il m’arrive d’ailleurs régulièrement de désactiver l’adblock sur des sites que j’apprécie, voire de cliquer sur des pubs.

Mais cela a eu un effet de bord que je n’aurais pas soupçonné : la présence de publicité et de rétribution me donne envie de diffuser plus de contenu sur ce blog. En réalité, je prends ces retours publicitaires, non comme des sources de financement en tant que tels, mais plus comme des éléments de motivation. L’idée est que ça représente un chouette challenge de faire grandir cette cagnotte et créer du contenu pour cela me paraît une bonne source de créativité.

À ce stade, je m’étais dit que le financement publicitaire me permettrait tout simplement de payer l’hébergement, en partie, de ce site, ainsi que des sites de Tech Café, Relife et Comme des poissons dans l’eau, l’ensemble fonctionnant sur un WordPress multisites. Mais je me dis aussi que cette somme, perçue sur un an, pourrait aussi être consacrée à des actions à plus forte valeur ajoutée, comme soutenir la Quadrature du net, Wikipédia, ou d’autres organisations humanitaires. J’attends un peu de voir si les retours continuent et je verrai ce que j’en ferai. Je voulais en tout cas vous faire part de la démarche.

Et vous, avez-vous installé un adblock ?