Rouler au quotidien en vélo : mon retour

Depuis la rentrée, mon moyen de transport principal est passé de la voiture au vélo.

J’ai en effet commencé depuis début septembre à emmener mon fils à la crèche en vélo, pour moins être gêné par les difficultés de circulation et de stationnement. Sur Amiens, si vous partez 10 minutes trop tard, vous êtes dans des bouchons qui n’existaient pas juste avant. De plus, la crèche est stationnée à 2 pas d’un poste de Police, alors que la seule solution de stationnement est le trottoir, avec les avertisseurs clignotants (warnings – je ne sais pas quel est le terme officiel en français). Et quand on voit le nombre de personnes qui circulent chaque jour, sans autre passager, dans des voitures, ces derniers étant stationnées 90% de leur temps, ça laisse songeur…

J’avoue que j’y ai pris un plaisir de dingue. J’ai voulu faire la démarche de prolonger le trajet de la crèche jusqu’à mon travail mais des côtes à l’aller et surtout, au retour, rendent l’exercice particulièrement pénible. Ça tombe bien : j’avais anticipé !

En effet, j’étais passé par la société Buscyclette, qui dépend de la Ville d’Amiens, pour louer à l’année un vélo à assistance électrique. Le principe est simple : dès qu’il faut, ne serait-ce qu’un peu, forcer sur le pédalier pour un semblant de côte, le moteur électrique prend le relai avec un « gziiiiii » aussi discret que rigolo. Déduction faite des remboursements de mon employeur, et hors coût du rechargement de la batterie, ce moyen de transport me revient à 10€ par mois. On est loin, très loin, du coût que représente une voiture.

Les défauts sont évidents : on dépend de la météo et on ne peut pas transporter autant de choses qu’en voiture (récupérer un drive, un gros colis, etc.). Mais finalement ces deux inconvénients s’avèrent assez occasionnels pour ne pas pénaliser la démarche. D’autant qu’il y a aussi des avantages :

  • En vélo, on ne dépend pas de la circulation
  • On n’est pas gêné non plus par le stationnement
  • C’est écologique (bien plus qu’une voiture)
  • Enfin, c’est très grisant. Je ne sais pas comment l’exprimer concrètement mais quand vous circulez à vélo, vous avez le plaisir et la fierté de faire le bon choix.

Reste un point sur lequel je bosse activement : la sécurité. Je vais m’équiper d’un gilet réfléchissant, le vélo dispose de lumières avant et arrière, j’ai évidemment un casque (ainsi que mon fils sur son siège bébé) – mention spéciale pour les casques Décathlon avec d’excellents rapports qualité-prix ! Il faut quand même se replonger dans certains détails du code de la route, il y a souvent des choses à réapprendre !

Bref, tant que le ciel ne me tombe pas sur la tête, j’adore ça ! Vous devriez essayer aussi, surtout si votre trajet quotidien ne représente que quelques kilomètres ! Il est fort probable que votre commune propose des pistes cyclables et qui sait, des locations de vélos à assistance électrique !

Pour ceux qui veulent aussi m’entendre en parler, vous pouvez écouter cet épisode de mon streetcast :

Podcasts : bilan de la saison 2016-2017

C’est la rentrée, et donc le moment de lancer une nouvelle saison de podcasts ! Mais avant de vous détailler les nouveautés qui vont arriver, je voulais auparavant vous faire un bilan sur la saison précédente ! L’occasion pour moi de remercier tous mes auditeurs et toutes les personnes qui, de près, de loin, chacun à sa manière, soutient le travail que je fais.

Commençons par l’audience des émissions. En cumulant Tech Café, Relife, et Comme des poissons dans l’eau, que nous avions produit avec Tom Conte, la progression en nombre d’écoutes a été assez importante. En effet, le volume d’écoutes a été multiplié par 3 par rapport à la saison précédente.

Évolution du nombre d’écoutes entre la saison 2015-2016 et 2016-2017
Évolution du nombre d’écoutes entre novembre 2016 et août 2017

Je suis assez fier de ces chiffres car ils représentent l’illustration concrète qu’en investissant du temps et de l’énergie, des retours concrets sont perceptibles. D’ailleurs, la pause estivale se ressent elle aussi, en plombant le nombre d’écoutes.

Je ne sais pas ce qui a pu générer une telle évolution, qui se constate dès janvier et qui résiste jusqu’à l’été. J’ai été invité à plusieurs reprises dans d’autres podcasts et il paraît que la manière numéro 1 de découvrir de nouveaux podcasts est… d’écouter des podcasts. Ceci explique cela.

Si c’est le cas, cela montre à quel point l’audience de ce type de diffusion indépendante reste un bassin. Un marché pour les artisans du podcast que nous sommes, comme l’explique très bien la figure de proue de ce métier en France : Patrick Béja. Je ne peux que remercier ce dernier de m’avoir invité à plusieurs reprises dans ses émissions. Il est évident que je dois à ces invitations une part de l’audience que j’acquiers.

L’audience de Tech Café et de la Chronique des composants

Tech Café représente le gros de mes émissions, et cette progression se reflète donc bien évidemment directement pour cette émission.

À noter qu’une expérience s’est avérée assez positive : celle d’un épisode de Tech Café enregistré en solo. Je ne m’attendais pas forcément à ce qu’il rencontre un franc succès mais il avait pourtant eu un très bon accueil. D’ailleurs, il représente toujours à ce jour un record d’écoutes avec près de 13 000 écoutes. J’en tirerai des conclusions sur les actions que je vais mener pour cette nouvelle saison.

2015-2016 2016-2017
Nombre épisodes 34 30
Dont « Tech Café » 18 24
Dont « Chronique des composants » 16 6
Nombre écoutes par épisode (moyenne) 3 566 10 365

Paradoxalement, l’évolution en nombre d’écoutes ne correspond pas à une augmentation du nombre d’épisodes. En réalité, j’ai même publié moins d’épisodes de Tech Café durant cette saison que durant la saison précédente. En revanche, il y a eu moins de Chroniques de composants, un format sur lequel nous avons systématiquement d’excellents retours, mais plus d’émissions classiques.

Je pense en revanche avoir amélioré la manière dont je préparais les sujets : j’espère que cela explique aussi l’augmentation de l’audience.

Pour en savoir plus sur Tech Café, rendez-vous sur techcafe.fr.

Financement participatif de Tech Café

Cette dernière saison aura été importante pour moi, car je me suis installé en auto-entrepreneur pour percevoir les versements du financement participatif de Tech Café, précédemment recueilli par une association que nous avions créée spécifiquement pour faire vivre financièrement l’émission.

C’est un véritable sentiment de gratitude que je souhaite renvoyer à l’égard de tous ceux qui participent, voire même qui envisagent de participer. Ce soutien est très concret, car il me permet de mesurer la rémunération du travail que je fais pour les préparations, réalisation, animation, de mes émissions.

Très paradoxalement, à partir d’avril, lorsque les audiences ont commencé à prendre une dimension supplémentaire, les nouveaux tipeurs se sont raréfié. Énigme impossible à comprendre bien entendu.

Je vais continuer à faire vivre ce financement participatif durant cette nouvelle saison et probablement l’étoffer avec un dispositif complémentaire. J’y reviendrai bien entendu !

À ce jour, 92 tipeurs participent à hauteur de 186 €. Une somme très importante pour moi, qui alimente le budget de mon foyer, en complément de mon salaire d’employé normal. Je remercie chacune des personnes qui me soutient : sachez que vous êtes l’un des principaux moteurs pour me faire produire du contenu.

Liste des tipeurs de Tech Café à août 2017

Si vous voulez en savoir plus sur ce financement participatif de Tech Café, vous pouvez vous rendre sur la page dédiée.

La fin de Comme des poissons dans l’eau

Comme des poissons dans l’eau avait vocation, pour Tom Conte et moi, à prendre sous un autre angle la fin de feu-Niplife, alors que Relife n’avait pas fait renaître l’initiative.

Force est de constater qu’avec le recul, nous nous sommes mal organisé, nous avons mal dimensionné notre temps pour ce projet, et Tom a, de son propre aveu, réévalué sa présence dans les podcasts. Je garde vraiment d’excellents souvenirs de nos émissions et de bonnes crises de rire. Nous avons eu la chance d’être accompagnés par de chouettes voix podcastiques, avec un plaisir non dissimulé. Aujourd’hui, « Comme des poissons dans l’eau » n’aura plus de nouveaux épisodes.

Nombre d’écoutes total : 37 754
Nombre d’épisodes : 14
Nombre d’écoutes moyen : 2 697

Un des enseignements que je tire de Comme des poissons dans l’eau est la difficulté au global de s’appuyer sur des épisodes proposés par la communauté (que nous appelions les épisodes « Dans mon bocal »). En réalité, Tom avait, avec ce concept, déjà inventé le streetcast en ce sens que cela pouvait représenter des segments d’humeur que les gens pouvaient partager, pour faire connaître leurs avis, bons plans ou coups de gueule.

Vous pouvez toujours accéder à l’émission sur le site commedespoissons.fr.

La reprise de Relife

Malgré l’absence de Tom, Relife a repris le flambeau de Niplife avec le même état d’esprit : parler de lifehacking, de développement personnel, avec de la joie et de la bonne humeur. Un peu trop de légèreté sans doute car nous avons, à plusieurs reprises, manqué d’honorer notre disponibilité, à la fois pour enregistrer, mais aussi pour préparer les émissions.

C’est la nouvelle résolution que nous avons prise : planifier les émissions dans le temps pour garantir leur diffusion. Nous allons rester sur une fréquence d’une émission par mois, en tentant de continuer à vous partager notre goût pour les astuces visant à mieux vivre au quotidien !

Nombre d’écoutes total : 54 000
Nombre d’épisodes : 8
Nombre d’écoutes moyen : 6750

Pour en savoir plus sur Relife, rendez-vous sur relifepodcast.com

La voix de Guillaume, mon streetcast

S’il y a bien un nouveau format dont je suis satisfait, c’est mon streetcast : La voix de Guillaume. Voilà plusieurs mois que je l’anime, comme d’autres streetcasteurs, et il répond bien à certains besoins : notamment celui de parler à vous, à ma communauté, de manière informelle, et en mobilité (donc, sans y dédier du temps).

J’ai eu la possibilité de parler de vraiment beaucoup de choses, et je pense que je vais continuer à livrer un peu mes humeurs, façon journal personnel, mais aussi et surtout livrer un peu les coulisses de mes émissions. Comme je le disais à Mathieu alias Profduweb, le streetcast est au podcast ce que les stories sont aux posts instagram. Vous me suivez ?

Bon, en revanche, s’il est un domaine où le streetcast ne progresse que très très peu, c’est dans son audience. Le podcast est déjà limité par sa visibilité, mais je crois que les auditeurs de streetcasts représentent même une niche dans la niche…

Communication et branding des émissions

La communication sur mes émissions n’a pas vraiment évolué. J’ai publié les épisodes sur les réseaux sociaux à chaque fois et Tech Café permet de recevoir un email à chaque nouvelle émission. Pratique pour ceux qui seraient allergiques aux principes des apps et des abonnements aux podcasts.

Je ne peux évidemment que faire mieux et repenser tout ça. Je pense notamment ne pas assez exploiter mon « personal branding », c’est-à-dire, mon identité de podcasteur. J’ai été d’ailleurs pas mal amené à réfléchir en écoutant (je n’ai pas fini) le podcast de Bertrand Soulier : votre coach web. C’est d’ailleurs une bonne ressource pour votre activité en ligne. Je vous la recommande. Et si jamais vous aimez également, vous pouvez toujours aller soutenir son Patreon.

J’ai installé une page Facebook publique et j’ai archivé des publications de mon compte Instagram que je trouvais trop personnelles, ou sur lesquelles apparaissaient trop visiblement mes enfants. Ces deux espaces de réseaux sociaux, en complément de mon compte Twitter @guillaumevende, seront des outils précieux pour mes communications sur cette nouvelle saison. J’y reviendrai.

Organisation

L’organisation pour moi aura été chaotique durant cette dernière saison. Il faut dire que j’ai du composer avec un enfant de plus, dans une de ses années les plus fatigantes qui soit. Avec l’aide de ma conjointe, j’ai pu continuer mes activités. Cette nouvelle saison va être l’occasion pour moi de revoir mon organisation pour mes émissions : là aussi, je vous en reparlerai.

Quelques points sur les outils utilisés cette année, avec les coûts associés :

  • SoundCloud : le compte me sert toujours d’hébergement pour l’ensemble de mes émissions (à part, évidemment, mon streetcast, qui est hébergé et réalisé avec Opinion – ça pourrait d’ailleurs évoluer). Le prix consacré à SoundCloud pour 1 saison aura été de 108 €.
  • Zencastr : cet outil a le mérite de permettre des enregistrements à plusieurs avec un navigateur, en enregistrant et en rassemblant facilement les voix en local de chaque participant. Petit bémol quand même sur la fiabilité sur le plan technique qui a pénalisé plusieurs enregistrements. Le prix reste absorbable : 216 $ pour un an. Pas neutre tout de même…
  • Suite à la recommandation de Mathieu alias Profduweb, j’utilise depuis quelques temps Auphonic. L’outil en ligne optimise le volume des voix et nettoie les pistes. Il peut permettre d’ajouter automatiquement un générique en entrée ou en sortie. C’est un budget en plus non négligeable (9 € mensuels) mais il est le garant de la qualité de son pour les auditeurs.
  • Je continue à faire le montage avec une ancienne version d’Adobe Audition (pas la CC). J’ai souvent le sentiment d’utiliser un tank pour faire du jardinage, mais j’y ai évidemment mes repères, ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que je l’utilise correctement. J’ai un peu de perplexité à cumuler un outil comme Audition et un service comme Auphonic. Il faudra que je revoie cet aspect.
  • Enfin, j’héberge mes sites avec une plate-forme multisites de WordPress. Sans compter les noms de domaine, le coût des services de simple hosting chez Gandi me coûtent 48 €.

Si je fais le total des coûts de fonctionnement pour mes podcasts en utilisant tout le temps ces mêmes services, j’en arrive à un budget par saison d’un peu moins de 500 €. Un coût global pris en charge en trois épisodes financés par Tipeee, en prenant en compte les charges de l’auto-entreprise.

Le meilleur gestionnaire de tâches est-il le calendrier ?

Depuis quelques temps, je me surprends à avoir créé des tâches dans mon gestionnaire de tâches habituel (Rappels, l’application native sur iPhone) et ne pas les réaliser, ou les faire très tardivement. J’ai trouvé un point commun à toutes ces tâches : elles ne sont pas inscrites dans le temps.

Attention, ce n’est pas forcément une histoire d’échéance car si une tâche a une date limite pour une contrainte particulière (par exemple la déclaration d’impôts), ce n’est pas pour autant qu’elle sera inscrite dans le temps. L’échéance, c’est un peu la date de péremption. Mais la date de péremption n’est pas forcément la date de consommation.

Or, j’ai constaté qu’un certain nombre des tâches que j’avais à effectuer avaient un meilleur taux de réalisation lorsqu’une plage dédiée à leur réalisation était mise en place dans mon calendrier. J’ai donc commencé, non à ne plus mettre systématiquement les tâches dans ma todolist, mais à les mettre aussi bel et bien dans mon calendrier. De cette manière, je sais que je vais y consacrer du temps et que je suis à même de les réaliser.

En revanche, de nouvelles difficultés se sont alors présentées :

  • D’une part, parvenir à bien évaluer la durée que va prendre la réalisation de la tâche. Certes, ce n’est pas toujours facile. Pourtant, se prêter à cet exercice, c’est pour moi favoriser largement sa réalisation.
  • Consulter son agenda, en plus de sa liste de tâches. Au plutôt, à la place de… En effet, le réflexe, avec cette méthode, change drastiquement. On se retrouve à ne consulter sa liste de tâches non inscrites dans l’agenda, que pour effectuer des tâches « bonus », que je n’avais pas planifié, pour ma part.
  • En cas de retard, ou d’incapacité dans la réalisation d’une tâche, il faut décaler le créneau dédié à sa réalisation pour plus tard. Rien de compliqué, mais il faut en réalité consulter son agenda à double titre : pour les créneaux bloqués à venir, et pour les créneaux échus et manqués.

Au final, j’avoue que je me sens plus à l’aise dans cette démarche et plusieurs outils de gestion de tâches que j’ai pu tester ne permettent pas aussi bien de réserver une plage de temps dédiée à leur mise en oeuvre. Dans un monde idéal, j’aimerais trouver un outil qui me permette de lister des tâches, d’inscrire une échéance, d’inscrire également une date de mise en oeuvre (une plage horaire) et que cela alimente automatiquement un calendrier.

Évidemment, si vous avez des suggestions, je suis preneur. Mais je crois que ce service idéal n’existe pas encore. Une idée de développement ?