Rouler au quotidien en vélo : mon retour

Depuis la rentrée, mon moyen de transport principal est passé de la voiture au vélo.

J’ai en effet commencé depuis début septembre à emmener mon fils à la crèche en vélo, pour moins être gêné par les difficultés de circulation et de stationnement. Sur Amiens, si vous partez 10 minutes trop tard, vous êtes dans des bouchons qui n’existaient pas juste avant. De plus, la crèche est stationnée à 2 pas d’un poste de Police, alors que la seule solution de stationnement est le trottoir, avec les avertisseurs clignotants (warnings – je ne sais pas quel est le terme officiel en français). Et quand on voit le nombre de personnes qui circulent chaque jour, sans autre passager, dans des voitures, ces derniers étant stationnées 90% de leur temps, ça laisse songeur…

J’avoue que j’y ai pris un plaisir de dingue. J’ai voulu faire la démarche de prolonger le trajet de la crèche jusqu’à mon travail mais des côtes à l’aller et surtout, au retour, rendent l’exercice particulièrement pénible. Ça tombe bien : j’avais anticipé !

En effet, j’étais passé par la société Buscyclette, qui dépend de la Ville d’Amiens, pour louer à l’année un vélo à assistance électrique. Le principe est simple : dès qu’il faut, ne serait-ce qu’un peu, forcer sur le pédalier pour un semblant de côte, le moteur électrique prend le relai avec un « gziiiiii » aussi discret que rigolo. Déduction faite des remboursements de mon employeur, et hors coût du rechargement de la batterie, ce moyen de transport me revient à 10€ par mois. On est loin, très loin, du coût que représente une voiture.

Les défauts sont évidents : on dépend de la météo et on ne peut pas transporter autant de choses qu’en voiture (récupérer un drive, un gros colis, etc.). Mais finalement ces deux inconvénients s’avèrent assez occasionnels pour ne pas pénaliser la démarche. D’autant qu’il y a aussi des avantages :

  • En vélo, on ne dépend pas de la circulation
  • On n’est pas gêné non plus par le stationnement
  • C’est écologique (bien plus qu’une voiture)
  • Enfin, c’est très grisant. Je ne sais pas comment l’exprimer concrètement mais quand vous circulez à vélo, vous avez le plaisir et la fierté de faire le bon choix.

Reste un point sur lequel je bosse activement : la sécurité. Je vais m’équiper d’un gilet réfléchissant, le vélo dispose de lumières avant et arrière, j’ai évidemment un casque (ainsi que mon fils sur son siège bébé) – mention spéciale pour les casques Décathlon avec d’excellents rapports qualité-prix ! Il faut quand même se replonger dans certains détails du code de la route, il y a souvent des choses à réapprendre !

Bref, tant que le ciel ne me tombe pas sur la tête, j’adore ça ! Vous devriez essayer aussi, surtout si votre trajet quotidien ne représente que quelques kilomètres ! Il est fort probable que votre commune propose des pistes cyclables et qui sait, des locations de vélos à assistance électrique !

Pour ceux qui veulent aussi m’entendre en parler, vous pouvez écouter cet épisode de mon streetcast :

Podcasts : bilan de la saison 2016-2017

Podcasts : bilan de la rentrée sur la saison 2016-2017

C’est la rentrée, et donc le moment de lancer une nouvelle saison de podcasts ! Mais avant de vous détailler les nouveautés qui vont arriver, je voulais auparavant vous faire un bilan sur la saison précédente ! L’occasion pour moi de remercier tous mes auditeurs et toutes les personnes qui, de près, de loin, chacun à sa manière, soutient le travail que je fais.

Commençons par l’audience des émissions. En cumulant Tech Café, Relife, et Comme des poissons dans l’eau, que nous avions produit avec Tom Conte, la progression en nombre d’écoutes a été assez importante. En effet, le volume d’écoutes a été multiplié par 3 par rapport à la saison précédente.

Infographie : Évolution du nombre d'écoutes entre la saison 2015-2016 et 2016-2017
Évolution du nombre d’écoutes entre la saison 2015-2016 et 2016-2017
Graphique : Évolution du nombre d'écoutes entre novembre 2016 et août 2017
Évolution du nombre d’écoutes entre novembre 2016 et août 2017

Je suis assez fier de ces chiffres car ils représentent l’illustration concrète qu’en investissant du temps et de l’énergie, des retours concrets sont perceptibles. D’ailleurs, la pause estivale se ressent elle aussi, en plombant le nombre d’écoutes.

Je ne sais pas ce qui a pu générer une telle évolution, qui se constate dès janvier et qui résiste jusqu’à l’été. J’ai été invité à plusieurs reprises dans d’autres podcasts et il paraît que la manière numéro 1 de découvrir de nouveaux podcasts est… d’écouter des podcasts. Ceci explique cela.

Si c’est le cas, cela montre à quel point l’audience de ce type de diffusion indépendante reste un bassin. Un marché pour les artisans du podcast que nous sommes, comme l’explique très bien la figure de proue de ce métier en France : Patrick Béja. Je ne peux que remercier ce dernier de m’avoir invité à plusieurs reprises dans ses émissions. Il est évident que je dois à ces invitations une part de l’audience que j’acquiers.

L’audience des podcasts Tech Café et La chronique des composants

Tech Café représente le gros de mes émissions, et cette progression se reflète donc bien évidemment directement pour cette émission.

À noter qu’une expérience s’est avérée assez positive : celle d’un épisode de Tech Café enregistré en solo. Je ne m’attendais pas forcément à ce qu’il rencontre un franc succès mais il avait pourtant eu un très bon accueil. D’ailleurs, il représente toujours à ce jour un record d’écoutes avec près de 13 000 écoutes. J’en tirerai des conclusions sur les actions que je vais mener pour cette nouvelle saison.

2015-2016 2016-2017
Nombre épisodes 34 30
Dont “Tech Café” 18 24
Dont “Chronique des composants” 16 6
Nombre écoutes par épisode (moyenne) 3 566 10 365

Paradoxalement, l’évolution en nombre d’écoutes ne correspond pas à une augmentation du nombre d’épisodes. En réalité, j’ai même publié moins d’épisodes de Tech Café durant cette saison que durant la saison précédente. En revanche, il y a eu moins de Chroniques de composants, un format sur lequel nous avons systématiquement d’excellents retours, mais plus d’émissions classiques.

Je pense en revanche avoir amélioré la manière dont je préparais les sujets : j’espère que cela explique aussi l’augmentation de l’audience.

Pour en savoir plus sur Tech Café, rendez-vous sur techcafe.fr.

Financement participatif du podcast Tech Café

Cette dernière saison aura été importante pour moi, car je me suis installé en auto-entrepreneur pour percevoir les versements du financement participatif de Tech Café, précédemment recueilli par une association que nous avions créée spécifiquement pour faire vivre financièrement l’émission.

C’est un véritable sentiment de gratitude que je souhaite renvoyer à l’égard de tous ceux qui participent, voire même qui envisagent de participer. Ce soutien est très concret, car il me permet de mesurer la rémunération du travail que je fais pour les préparations, réalisation, animation, de mes émissions.

Très paradoxalement, à partir d’avril, lorsque les audiences ont commencé à prendre une dimension supplémentaire, les nouveaux tipeurs se sont raréfié. Énigme impossible à comprendre bien entendu.

Je vais continuer à faire vivre ce financement participatif durant cette nouvelle saison et probablement l’étoffer avec un dispositif complémentaire. J’y reviendrai bien entendu !

À ce jour, 92 tipeurs participent à hauteur de 186 €. Une somme très importante pour moi, qui alimente le budget de mon foyer, en complément de mon salaire d’employé normal. Je remercie chacune des personnes qui me soutient : sachez que vous êtes l’un des principaux moteurs pour me faire produire du contenu.

Liste des tipeurs de Tech Café à août 2017

Si vous voulez en savoir plus sur ce financement participatif de Tech Café, vous pouvez vous rendre sur la page dédiée.

La fin du podcast Comme des poissons dans l’eau

Comme des poissons dans l’eau avait vocation, pour Tom Conte et moi, à prendre sous un autre angle la fin de feu-Niplife, alors que Relife n’avait pas fait renaître l’initiative.

Force est de constater qu’avec le recul, nous nous sommes mal organisé, nous avons mal dimensionné notre temps pour ce projet, et Tom a, de son propre aveu, réévalué sa présence dans les podcasts. Je garde vraiment d’excellents souvenirs de nos émissions et de bonnes crises de rire. Nous avons eu la chance d’être accompagnés par de chouettes voix podcastiques, avec un plaisir non dissimulé. Aujourd’hui, “Comme des poissons dans l’eau” n’aura plus de nouveaux épisodes.

Nombre d’écoutes total : 37 754
Nombre d’épisodes : 14
Nombre d’écoutes moyen : 2 697

Un des enseignements que je tire de Comme des poissons dans l’eau est la difficulté au global de s’appuyer sur des épisodes proposés par la communauté (que nous appelions les épisodes “Dans mon bocal”). En réalité, Tom avait, avec ce concept, déjà inventé le streetcast en ce sens que cela pouvait représenter des segments d’humeur que les gens pouvaient partager, pour faire connaître leurs avis, bons plans ou coups de gueule.

Vous pouvez toujours accéder à l’émission sur le site commedespoissons.fr.

La reprise du podcast Relife

Malgré l’absence de Tom, Relife a repris le flambeau de Niplife avec le même état d’esprit : parler de lifehacking, de développement personnel, avec de la joie et de la bonne humeur. Un peu trop de légèreté sans doute car nous avons, à plusieurs reprises, manqué d’honorer notre disponibilité, à la fois pour enregistrer, mais aussi pour préparer les émissions.

C’est la nouvelle résolution que nous avons prise : planifier les émissions dans le temps pour garantir leur diffusion. Nous allons rester sur une fréquence d’une émission par mois, en tentant de continuer à vous partager notre goût pour les astuces visant à mieux vivre au quotidien !

Nombre d’écoutes total : 54 000
Nombre d’épisodes : 8
Nombre d’écoutes moyen : 6750

Pour en savoir plus sur Relife, rendez-vous sur relifepodcast.com

La voix de Guillaume, mon streetcast

S’il y a bien un nouveau format dont je suis satisfait, c’est mon streetcast : La voix de Guillaume. Voilà plusieurs mois que je l’anime, comme d’autres streetcasteurs, et il répond bien à certains besoins : notamment celui de parler à vous, à ma communauté, de manière informelle, et en mobilité (donc, sans y dédier du temps).

J’ai eu la possibilité de parler de vraiment beaucoup de choses, et je pense que je vais continuer à livrer un peu mes humeurs, façon journal personnel, mais aussi et surtout livrer un peu les coulisses de mes émissions. Comme je le disais à Mathieu alias Profduweb, le streetcast est au podcast ce que les stories sont aux posts instagram. Vous me suivez ?

Bon, en revanche, s’il est un domaine où le streetcast ne progresse que très très peu, c’est dans son audience. Le podcast est déjà limité par sa visibilité, mais je crois que les auditeurs de streetcasts représentent même une niche dans la niche…

Communication et branding des podcasts

La communication sur mes émissions n’a pas vraiment évolué. J’ai publié les épisodes sur les réseaux sociaux à chaque fois et Tech Café permet de recevoir un email à chaque nouvelle émission. Pratique pour ceux qui seraient allergiques aux principes des apps et des abonnements aux podcasts.

Je ne peux évidemment que faire mieux et repenser tout ça. Je pense notamment ne pas assez exploiter mon “personal branding”, c’est-à-dire, mon identité de podcasteur. J’ai été d’ailleurs pas mal amené à réfléchir en écoutant (je n’ai pas fini) le podcast de Bertrand Soulier : votre coach web. C’est d’ailleurs une bonne ressource pour votre activité en ligne. Je vous la recommande. Et si jamais vous aimez également, vous pouvez toujours aller soutenir son Patreon.

J’ai installé une page Facebook publique et j’ai archivé des publications de mon compte Instagram que je trouvais trop personnelles, ou sur lesquelles apparaissaient trop visiblement mes enfants. Ces deux espaces de réseaux sociaux, en complément de mon compte Twitter @guillaumevende, seront des outils précieux pour mes communications sur cette nouvelle saison. J’y reviendrai.

Organisation

L’organisation pour moi aura été chaotique durant cette dernière saison. Il faut dire que j’ai du composer avec un enfant de plus, dans une de ses années les plus fatigantes qui soit. Avec l’aide de ma conjointe, j’ai pu continuer mes activités. Cette nouvelle saison va être l’occasion pour moi de revoir mon organisation pour mes émissions : là aussi, je vous en reparlerai.

Quelques points sur les outils utilisés cette année, avec les coûts associés :

  • SoundCloud : le compte me sert toujours d’hébergement pour l’ensemble de mes émissions (à part, évidemment, mon streetcast, qui est hébergé et réalisé avec Opinion – ça pourrait d’ailleurs évoluer). Le prix consacré à SoundCloud pour 1 saison aura été de 108 €.
  • Zencastr : cet outil a le mérite de permettre des enregistrements à plusieurs avec un navigateur, en enregistrant et en rassemblant facilement les voix en local de chaque participant. Petit bémol quand même sur la fiabilité sur le plan technique qui a pénalisé plusieurs enregistrements. Le prix reste absorbable : 216 $ pour un an. Pas neutre tout de même…
  • Suite à la recommandation de Mathieu alias Profduweb, j’utilise depuis quelques temps Auphonic. L’outil en ligne optimise le volume des voix et nettoie les pistes. Il peut permettre d’ajouter automatiquement un générique en entrée ou en sortie. C’est un budget en plus non négligeable (9 € mensuels) mais il est le garant de la qualité de son pour les auditeurs.
  • Je continue à faire le montage avec une ancienne version d’Adobe Audition (pas la CC). J’ai souvent le sentiment d’utiliser un tank pour faire du jardinage, mais j’y ai évidemment mes repères, ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que je l’utilise correctement. J’ai un peu de perplexité à cumuler un outil comme Audition et un service comme Auphonic. Il faudra que je revoie cet aspect.
  • Enfin, j’héberge mes sites avec une plate-forme multisites de WordPress. Sans compter les noms de domaine, le coût des services de simple hosting chez Gandi me coûtent 48 €.

Si je fais le total des coûts de fonctionnement pour mes podcasts en utilisant tout le temps ces mêmes services, j’en arrive à un budget par saison d’un peu moins de 500 €. Un coût global pris en charge en trois épisodes financés par Tipeee, en prenant en compte les charges de l’auto-entreprise.

Organisation : le meilleur gestionnaire de tâches est-il le calendrier ?

Organisation

Depuis quelques temps, quand je prends du recul sur ma méthode d’organisation pour gagner en productivité, je me surprends à avoir créé des tâches dans mon gestionnaire de tâches habituel (Rappels, l’application native sur iPhone) et ne pas les réaliser, ou les faire très tardivement. J’ai trouvé un point commun à toutes ces tâches : elles ne sont pas inscrites dans le temps, et dans un agenda.

Attention, ce n’est pas forcément une histoire d’échéance car si une tâche a une date limite pour une contrainte particulière (par exemple la déclaration d’impôts), ce n’est pas pour autant qu’elle sera inscrite dans le temps. L’échéance, c’est un peu la date de péremption. Mais la date de péremption n’est pas forcément la date de consommation.

Or, j’ai constaté qu’un certain nombre des tâches que j’avais à effectuer avaient un meilleur taux de réalisation lorsqu’une plage dédiée à leur réalisation était mise en place dans mon calendrier. J’ai donc commencé, non à ne plus mettre systématiquement les tâches dans ma todolist, mais à les mettre aussi bel et bien dans mon calendrier. De cette manière, et avec cette nouvelle organisation, je sais que je vais y consacrer du temps et que je suis à même de les réaliser.

En revanche, de nouvelles difficultés se sont alors présentées :

  • D’une part, parvenir à bien évaluer la durée que va prendre la réalisation de la tâche. Certes, ce n’est pas toujours facile. Pourtant, se prêter à cet exercice, c’est pour moi favoriser largement sa réalisation.
  • Consulter son agenda, en plus de sa liste de tâches. Au plutôt, à la place de… En effet, le réflexe, avec cette méthode, change drastiquement. On se retrouve à ne consulter sa liste de tâches non inscrites dans l’agenda, que pour effectuer des tâches “bonus”, que je n’avais pas planifié, pour ma part.
  • En cas de retard, ou d’incapacité dans la réalisation d’une tâche, il faut décaler le créneau dédié à sa réalisation pour plus tard. Rien de compliqué, mais il faut en réalité consulter son agenda à double titre : pour les créneaux bloqués à venir, et pour les créneaux échus et manqués.

Au final, j’avoue que je me sens plus à l’aise dans cette démarche et plusieurs outils de gestion de tâches que j’ai pu tester ne permettent pas aussi bien de réserver une plage de temps dédiée à leur mise en oeuvre. Dans un monde idéal, j’aimerais trouver une organisation qui me permette de lister des tâches, d’inscrire une échéance, d’inscrire également une date de mise en oeuvre (une plage horaire) et que cela alimente automatiquement un calendrier.

Évidemment, si vous avez des suggestions avec votre propre méthode d’organisation, je suis preneur. Mais je crois que ce service idéal n’existe pas encore. Une idée de développement ?

Pourquoi la réalité virtuelle, c’est pas encore gagné…

Je me trouvais ce soir-là à une présentation de Pint of science à Amiens. Bon, j’avais hésité à y aller parce que je venais de passer une journée assez usante, levé à 4h du matin pour un déplacement professionnel à plus de 2h de route… Mais au final, je devais bien ça à mon esprit curieux, ma formation de scientifique, et en tant que fan émérite de ces entités, telles Podcast Science, qui apportent la science à tout un chacun. Ça valait bien 2€, et le prix d’une pinte.

En effet, la présentation était top. L’ambition était grande : définir l’énergie. Bon, au final, il a été très difficile de définir concrètement ce qu’est l’énergie, au point que l’on n’a pas vraiment eu cette définition.

Mais ce qui m’a suscité l’envie de vous en parler, ce n’est pas tant la présentation en elle-même, qui valait le coup, vous l’avez compris, mais plutôt l’animation prévue à la fin par l’équipe.

Un casque de réalité virtuelle était installé et un concours allait se voir s’affronter différents candidats tirés au sort dans le public. Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails du jeu, car là n’est pas encore le sujet.

Là où je veux en venir, c’est que nous avons tous vécu un moment à mi-chemin entre de l’amusement et de la circonspection. 6 joueurs ont participé à tour de rôle et pendant ce temps, toute l’assemblée regardait sur un petit écran.


Et cette scène m’a frappé. Alors que cela fait quelques années que l’on nous parle de la réalité virtuelle comme l’avenir du jeu, j’ai eu la confirmation que ce dispositif n’avait pas encore montré les beaux jours que l’on nous promet.

Jouer à de la réalité virtuelle est à ce stade encore tout sauf de l’immersion car les expériences restent encore totalement individuelles. Et aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi on ne pourrait pas proposer des dispositifs en réalité virtuelle collaboratifs. La même scène, où un joueur a une action à réaliser, mais où toute l’assistance peut profiter de l’environnement virtuel en même temps, je dirais oui. Mais la technologie n’est pas encore là. Dans quelques années, quand tout le monde disposera de son casque, et où l’on pourra partager de scènes virtuelles, alors je m’engouffrerai dedans. Mais cette heure n’est pas encore venue.

En revanche, cette scène a achevé de me convaincre sur le bien-fondé des orientations données par Mark Zuckerberg pour Facebook.

Vivement demain. Mais aujourd’hui, c’est pas encore ça.

J’ai mis des pubs sur mon site…

Pour celles et ceux qui n’utilisent pas d’adblock, vous avez dû vous en rendre compte, il y a désormais de la publicité sur ce site. J’ai fait en sorte qu’il n’en clignote pas de partout et je me suis appuyé sur la régie Adsense de Google.

Le mois dernier, les clics sur ces publicités m’ont rapporté un peu plus de 10€. Soyons clairs, ce n’est pas une somme incroyable mais c’est de l’argent quand même. On peut projeter que cela représente 120 € par an si le rythme se maintient.

En réalité, n’ayant jamais diffusé de publicité sur mes sites, cela représentait surtout un test, pour voir combien ça rapporte, comment ça s’implémente, et si ça perturbe le trafic. Ce dernier point de perturbation a rapidement été écarté car aujourd’hui, nous avons le choix d’installer des adblocks. Moi-même, j’utilise au quotidien un maximum les adblocks. Je peux donc tout à fait comprendre que vous l’ayez activé sur mon site. Je me dis aussi qu’au même titre que l’on peut vouloir soutenir une émission en podcast, avec un financement participatif tel que Tipeee, par exemple, on peut tout autant considérer de le désactiver pour des sites que l’on souhaite soutenir. Il m’arrive d’ailleurs régulièrement de désactiver l’adblock sur des sites que j’apprécie, voire de cliquer sur des pubs.

Mais cela a eu un effet de bord que je n’aurais pas soupçonné : la présence de publicité et de rétribution me donne envie de diffuser plus de contenu sur ce blog. En réalité, je prends ces retours publicitaires, non comme des sources de financement en tant que tels, mais plus comme des éléments de motivation. L’idée est que ça représente un chouette challenge de faire grandir cette cagnotte et créer du contenu pour cela me paraît une bonne source de créativité.

À ce stade, je m’étais dit que le financement publicitaire me permettrait tout simplement de payer l’hébergement, en partie, de ce site, ainsi que des sites de Tech Café, Relife et Comme des poissons dans l’eau, l’ensemble fonctionnant sur un WordPress multisites. Mais je me dis aussi que cette somme, perçue sur un an, pourrait aussi être consacrée à des actions à plus forte valeur ajoutée, comme soutenir la Quadrature du net, Wikipédia, ou d’autres organisations humanitaires. J’attends un peu de voir si les retours continuent et je verrai ce que j’en ferai. Je voulais en tout cas vous faire part de la démarche.

Et vous, avez-vous installé un adblock ?

Bilan et changements : Tech Café comme un “vrai” travail

À l’heure où la fin de l’année approche, le moment est propice pour faire des bilans et prendre des orientations et décisions nouvelles. L’occasion pour moi de vous partager mes décisions qui concernent notamment les émissions en podcast que vous écoutez.

Constats sur l’émission Tech Café

Tech Café semble être une émission qui plaît. Elle remonte régulièrement dans les classements de podcasts tech et offre la personnalité de ses participants, et leur vision de l’univers des nouvelles technologies. En tout cas, c’est ce que semblent montrer les commentaires et avis que vous déposez au sujet de Tech Café. Les gens aiment le format long et aiment l’aspect “débat” mêlé aux “traits d’humour” (plus ou moins de qualité, nous pouvons le reconnaître).

En chiffres, les émissions Tech Café et la Chronique des composants ont fait l’objet de près de 260 000 écoutes en 2016. Cela prend en compte tous les accès à tous les épisodes, hors-série ou non. Et franchement, ça fait chaud au coeur.

L’épisode qui a été le plus écouté est l’émission 32. Viv va vous libérer délivrer, et du côté de la Chronique des composants, c’est le hors-série sur les systèmes d’exploitation qui a eu le plus d’engouement.

Constats du financement participatif de Tech Café

Je souhaite notamment faire le point concernant Tech Café et son financement participatif sur Tipeee. Nous (surtout avec Cédric Tamboise qui m’accompagne depuis le début de Tablette Café, l’ancêtre de Tech Café) avons créé, en février 2015, une association et une page sur Tipeee à cet effet. Honnêtement, je ne pensais pas que cela pourrait recueillir autant de valeur. Pour être précis, c’est un peu moins d’une centaine de tips d’un montant moyen de 1,57 € qui sont versés à l’association chaque mois.

Le constat positif, c’est que Cédric avait raison : vous êtes prêts à soutenir la diffusion d’un contenu qui vous apporte une valeur, un plaisir. Non pas que je ne le croyais pas, mais je pensais que cela ne monterait pas aussi haut. Ce montant a rapidement permis de nous dégager de toute responsabilité budgétaire individuelle (micros et hébergements notamment).

Le constat plus réservé est relatif à la structure associative. Notre vocation était de faire de cette association une entité de “confiance” auprès de qui verser les contributions, et contribuer à l’amélioration des émissions, mais aussi d’aider à faire connaître le principe de diffusion en podcast. Sur ce point, l’association n’a pas rempli son rôle. Et mea culpa, car j’en prends la responsabilité totale : faire vivre une association, en plus d’une activité professionnelle et de plusieurs activités personnelles nécessite du temps et de l’énergie que je n’ai pas su investir. De même, une association aurait pu nous permettre de recueillir des subventions pour nous aider à faire connaître l’émission. Cette stratégie qui n’a pas vraiment été explorée n’a pas eu la possibilité de voir le jour..

L’idée était également de permettre l’acquisition de matériels, de les tester et de les faire gagner. Or, il faut là aussi faire un constat sérieux, l’intérêt sera resté limité. Les produits que nous avons fait gagner n’auront pas été réellement testés en tant que tels (il s’agissait de produits que nous avions acquis, les uns ou les autres, à titre personnel) mais achetés en vue de les faire gagner. Nous sommes ravis d’avoir fait gagner ces appareils mais au fond, cela n’a pas eu réellement de sens.

Constats personnel

J’investis beaucoup de temps dans la création d’émissions. Evidemment, cela se traduit principalement par Tech Café, qui est présent toutes les 2 semaines au minimum et qui diffuse régulièrement des hors-série, notamment la célèbre Chronique des composants.

Par exemple, pour un épisode de Tech Café, il faut compter 1h40 bloquée pour l’enregistrement, un temps de préparation constitué d’une grosse veille permanente sur l’univers de la tech que l’on peut estimer raisonnablement à 3h par semaine (même si c’est difficile à évaluer exactement, car ce temps est très éclaté durant plusieurs jours et plusieurs moments de la journée – en tout cas, j’y consacre bien 30 minutes par jour), environ 1h de montage et mise en ligne par émission. Soit un peu moins de 9h pour une émission tous les 15 jours. Évidemment, il faut considérer que la veille est aussi le fruit d’un intérêt fort à titre personnel pour les nouvelles technologies, et que je la ferais peut-être aussi si je ne produisais pas d’émission. Pour autant, c’est un gros volume de travail.

Mais mon temps se répartit aussi sur d’autres présences podcastiques partagées : ReLife, qui a pris la suite de NipLife et de Comme des poissons dans l’eau, mais aussi des émissions de liveplay de jeux de rôles (Club JDR) ou encore, de manière plus personnelle, dans mon streetcast La voix de Guillaume (qui génère un peu plus de 250 écoutes par épisode). Ce temps est investi à titre personnel, avant tout par plaisir. Mais c’est un temps non négligeable. J’aimerais aussi créer probablement une nouvelle émission, qui parle de faits de société notamment. Je crois qu’il y a une vraie attente et un véritable créneau disponible pour véhiculer des idées, exposer des opinions différentes.

Par ailleurs, un podcast, c’est bien entendu un enregistrement, mais aussi la coordination de cet enregistrement, la préparation des contenus des émissions, les montages, la publication et la maintenance de tout ce process. Je ne m’en plains pas, encore une fois, c’est avant tout un plaisir.

Ces activités sur le plan personnel se font en marge de mon travail principal, et prennent un temps non négligeable sur ma vie de famille. Avec le temps, il est devenu difficile pour moi de réaliser si la production de podcasts s’avérait être un loisir ou une charge, comme un travail.

Pour bien expliquer ma démarche, je dois aussi aborder une partie de ma vie privée publiquement : mon foyer et moi sommes dans une situation budgétaire qui s’avère régulièrement tendue. Au point que je doive nécessairement faire le nécessaire pour l’améliorer.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé, en concertation avec Cédric, qui avait créé l’association Tech Café avec moi, de recueillir personnellement les tips de l’émission. En effet, constatant une utilisation non optimale des fonds recueillis pour l’association, et de mon besoin à titre personnel, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une solution juste.

Je profite d’ailleurs de cette publication pour remercier sincèrement Cédric et Guillaume qui ont accueilli ma démarche avec une attitude très positive. Ce changement ne serait pas possible avec leur accord.

Qu’est-ce que ça change ?

Pour tous ceux qui m’écoutent, me suivent, rien. Merci à vous d’ailleurs, de votre fidélité et de vos messages sur ce que je diffuse publiquement. Croyez-moi, c’est un moteur sur le plan humain qui compte plus qu’on ne pourra jamais l’imaginer.

Concernant ceux qui participent financièrement au Tipeee de Tech Café, l’argent me sera désormais versé personnellement, sur un compte dédié à une auto-entreprise que j’ai créée à cette occasion. Et cela va me servir concrètement à alimenter le budget de mon foyer, me faire vivre moi et ma famille. Cela viendra en complément de mon salaire actuel et devrait nous aider à vivre plus facilement. L’auto-entreprise a été créée (c’est vraiment rapide) et en réalité, le changement de réception des fonds est déjà effectif.

Pour le Tipeee Tech Café, les paliers vont être mis à jour, ainsi que les contreparties. Il n’y aura désormais plus d’achat de produit à des vocation de test et pour les faire gagner. Les nouvelles contreparties seront relatives à mon budget personnel, tel un salaire pour ce qui pourra ainsi être reconnu comme un vrai travail.

J’envisage par ailleurs de proposer Tech Café en hebdomadaire, en plus de la chronique des composants qui alterne normalement avec les épisodes “classiques” une semaine sur deux. Je pense qu’il y a matière pour parler de tech toutes les semaines, en essayant d’amener de nouvelles voix, de nouvelles idées. Les tipeurs doivent garder à l’esprit à ce sujet qu’ils peuvent limiter leurs tips mensuels ou réévaluer le montant qu’ils souhaitent confier, car 4 émissions par mois au lieu de 2 seraient suceptibles de créer une augmentation des contributions.

Dans tous les cas, ce que je ne souhaiterais pas voir changer, c’est votre soutien à mon égard et vos encouragements…

Comment pouvez-vous agir ?

Plusieurs cas de figure se présentent à vous, que vous êtes libres de combiner les uns avec les autres, si vous le souhaitez :

  • Parler de l’émission autour de vous. C’est probablement la clé déterminante dont a besoin quelqu’un comme moi et une émission comme Tech Café. Chaque partage d’émission, dans Twitter, Facebook, LinkedIn, mais aussi dans la vraie vie, autour de la machine à café, ou auprès de vos amis, comptent : il s’agit d’autant d’opportunités pour faire découvrir l’émission !
  • Intervenir pour me faire des suggestions. Vos remarques relatives aux podcasts sont toutes les bienvenues. Je lis absolument tous les messages que je reçois. N’hésitez pas à user ou abuser des commentaires sur cette publication, ou via les réseaux sociaux.
  • Me suivre sur les réseaux sociaux. C’est aussi probablement une aide que vous ne soupçonnez pas. Mais c’est un terrain privilégié pour prendre connaissance de ce que je fais. Et forcément, plus vous êtes nombreux à en prendre connaissance, plus ça aide l’audience de l’émission à se développer.
  • Vous soutenez Tech Café sur Tipeee ? Bien évidemment, je vous encourage à continuer. Pour autant, sachez que vous êtes totalement libre de mettre fin à votre participation si vous n’êtes pas en phase avec les changements. Comme vous le savez, il est possible de mettre fin à des participations à Tipeee à tout moment.
  • Vous ne soutenez pas encore Tech Café ? N’hésitez pas à vous poser la question. Si l’émission vous apporte quelque chose, qu’il s’agisse de sourires, d’infos, d’avis complémentaires ou vous suscite des réactions, sachez que chaque participation, même la plus humble à 1€ par épisode compte énormément. Pour info, vous pouvez également limiter le montant de tips que vous émettez par mois. Idéal pour contrôler complètement vos contributions aux auteurs de contenus.

En tout cas, je suis très à l’écoute de toutes vos remarques au sujet de ces décisions. Sachez que je suis également très preneur de vos éventuels encouragements à titre personnel. Cette étape, vous l’aurez compris, est importante pour moi, pour me permettre de mettre un pas de plus dans l’investissement professionnel de ma passion.

Merci de votre fidélité.

Podcasting de rue, lightpodcasting, streetpodcasting

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Le premier format audio web-diffusé qui m’a beaucoup interpellé est celui des “Choses à savoir”. Régulièrement dans le top des classements des émissions diffusées en podcast, les émissions qui traitent de culture générale, de tech de science ou encore d’art ne durent que quelques minutes. Quelques minutes pour comprendre une idée, une notion, de manière très accessible.

J’avais d’ailleurs déjà été séduit par le format de “Nouveau monde”, l’émission de France Info sur les nouvelles technologies. Que vous soyez expert ou néophyte, cette émission de Jérôme Colombain a la vertu de vous apporter de l’info clés en main ou de vous apporter des manières de la clarifier.

Mais lorsque l’ami Mat (Prof du web) a sorti son “M podcast”, j’ai trouvé quelque chose de plus personnel, de le plus intime. Du coup, je l’ai purement et simplement copié pour créer “La voix de Guillaume” sur le même principe.

Les bons artistes copient, les grands artistes volent.
(Pablo Picasso)

Et du coup, pour moi, il s’est passé un déclic. J’ai trouvé le format super intéressant et il répond à un besoin particulier : prendre la parole rapidement, en mobilité, avec le niveau zéro de l’équipement (juste l’iPhone en fait) et sans me prendre la tête sur de l’hébergement, une plate-forme technique. Le but n’est pas de proposer du contenu avec un son de qualité mais un contenu de qualité en m’affranchissant des contraintes de production. Cela permet de diffuser un avis à chaud, une opinion, une pensée. Les bénéfices sont doubles :

  • D’une part, il s’agit de contenu qui permet aux internautes de suivre une actualité personnelle, à la manière d’un blog, et de faire partager des “tranches de vie” ou des humeurs ;
  • D’une autre part, cela me permet de trouver des moments à titre personnel pour partager des réflexions ou des sentiments.

Ce type de production on the go est rendu possible grâce à des services très malins, et des technologies mobiles abouties. Concrètement, pour le dire simplement, il suffit d’utiliser une application comme “Opinion” sur iPhone pour enregistrer, monter, et publier une émission en podcast. Je n’en dirais pas plus, Mat a déjà expliqué comment ça marchait. Il utilise pour sa part “Spreaker” qui permet d’aller plus loin mais qui s’éloigne un peu, selon moi, de cette idée de minimalisme.

Le modèle économique pour Opinion est basé sur sur une version pro à 3,99 € permettant des enregistrements de durée illimitée (la version gratuite étant limitée à 10 minutes par épisode). Entendons-nous bien : c’est le seul coût demandé pour publier un podcast. Il n’y a pas de frais d’hébergement, et la bande passante est le nombre d’épisodes est illimité. Et pour ma part, j’avoue ne pas être passé par la case de l’achat in-app : la version gratuite me suffit pour des épisodes de 10 minutes maximum et a même l’avantage de me limiter dans la durée de mes épisodes. Je garde obligatoirement l’avantage du format court, personnel, rapide à consommer.

La question pourrait alors se poser : faut-il privilégier des émissions “longues” de temps en temps ou une diffusion de multiples formats très courts ?

Ma réponse rejoint celle de Gontran :

Je ne vois pas pourquoi il faudrait choisir. Pour moi, les deux types de contenus répondent à des besoins différents. C’est un peu comme si l’on comparait le format blog au format web. Les deux ont leurs forces et leurs inconvénients. Mais ils sont irrémédiablement complémentaires.

Vous trouverez “La voix de Guillaume” dans vos lecteurs de podcasts favoris. Vous pouvez aussi l’écouter en ligne (mais ce sera au détriment de la réception de notifications).