Essayons Patreon

C’était arrivé depuis le lancement du financement participatif pour mon podcast Tech Café : on me demandait pourquoi j’avais choisi Tipeee et pas Patreon. Le fait que la monnaie soit en euro plutôt qu’en dollars, le fait que le site soit en français, étaient les deux principales raisons pour lesquelles je préférais Tipeee.

Pour rappel, ces sites permettent à des internautes, des auditeurs d’un podcast par exemple, de contribuer sur une petite somme pour chaque publication d’un épisode. Contrairement à des sites comme Kickstarter ou Ulule, l’idée n’est pas de faire un financement en une fois, d’un projet unique, mais de soutenir une production récurrente. Nombreux sont les youtubeurs, podcasteurs, blogueurs, mais aussi de nombreux autres acteurs présents sur le web pour produire du contenu, à les utiliser pour recevoir une rémunération pour leur travail.

Lors du lancement pour financer Tech Café, j’étais alors convaincu que la différence entre les deux plateformes, outres quelques aspects de régionalisation, n’empêcheraient pas certains d’utiliser Tipeee même s’ils avaient l’habitude d’utiliser uniquement Patreon. Pourtant, j’ai reçu plusieurs messages qui contredisaient cette vision avec le temps. On m’a notamment expliqué que Patreon était plus simple, plus rapide lors de l’inscription, et qu’il était agaçant de devoir s’inscrire à un nouveau service pour soutenir un podcast en plus.

J’ai mis pas mal de temps à y réfléchir et, comme toute entreprise, j’ai une vision, à travers mon activité podcastique, du service. J’ai donc décidé de faire ce que j’aimerais que toute entreprise fasse lorsqu’elle me propose ses produits : laisser le choix : j’ai donc lancé une page Patreon pour mon podcast Tech Café.

Ce n’est pas sans rajouter quelques contraintes : par exemple, le fait de publier des épisodes sur deux plateformes différentes à chaque fois (une étape de plus… pas une grosse mais une étape de plus). Mais aussi de convertir les niveaux de participation dans deux monnaies qui ne sont pas égales, avec des frais différents. Il y a aussi le fait que les paliers n’ont pas vraiment de sens (le fait d’atteindre un palier sur une plateforme ferait ne pas le déclencher de l’autre)…

Ces petites réserves font que c’est un choix que j’ai fait : celui de tester ces deux espaces pour me soutenir pour Tech Café durant 3 mois. Je verrai donc fin 2017 s’il y a une raison d’être de garder deux plateformes de financement participatif.

Au fond, tout est histoire de prise de risque. Ici, le risque est assez minime : soit ce nouveau mode de soutien ne prend pas, soit il permet à des internautes de me soutenir alors qu’ils étaient moins enclins à faire la démarche auparavant.

Merci en tout cas à tous ceux qui me soutiennent ! Et bien évidemment, si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Fin de mon abonnement à Zencastr

J’ai mis fin à mon abonnement à Zencastr. Zencastr faisait une grande promesse pour tous ceux qui enregistrent des podcasts audio : proposer d’enregistrer localement les voix des intervenants, sur des pistes séparées, à distance, sans logiciel complémentaire (comme Skype par exemple), et en proposant même le montage final pour associer les voix et équilibrer le volume de celles-ci.

Or, j’ai eu beaucoup trop de problèmes pour un service qui me coûtait une centaine de dollars par an :

  • Des soucis de fiabilité de la plateforme : les épisodes pouvaient planter en plein milieu, pour tout ou partie des intervenants.
  • Des soucis de qualité de son avec des artefacts gênants (bruit sur la piste, sons intempestifs au début d’une prise de parole…)
  • Mais aussi des problèmes de différences de vitesse (ma piste était systématiquement décalée par rapport aux autres, au fur et à mesure de l’enregistrement : à la fin de l’épisode, ma voix avait 2 à 5 secondes d’écart avec les autres)…

En résumé, trop de soucis pour un service payant qui permettait justement de faciliter les enregistrements et gagner du temps.

Au final, je vais revenir à une méthode qui a fait ses preuves : Skype et Call Recorder (qui coûte une trentaine de dollars et que j’ai acheté il y a plus de 3 ans). J’ai pu enregistrer le dernier épisode de Tech Café de cette manière et je trouve que la qualité est tout à fait agréable. Même durant l’enregistrement, le son est bien meilleur que celui de la VOIP de Zencastr.

En revanche, un service qui me séduit de plus en plus, c’est Auphonic. Derrière son look horrible, ce service s’avère bien puissant et c’est maintenant auprès de lui que je préfère confier mes deniers pour de la production de podcasts.

L’idée est simple : vous envoyez votre fichier audio à Auphonic et il vous équilibre les voix, réduit le bruit : il vous « nettoie » et vous « professionnalise » votre son. Mais il va beaucoup plus loin. En effet, Auphonic peut également vous envoyer votre fichier sur SoundCloud (ça me fait une étape de moins pour mon flux de travail) mais également le transformer en une vidéo sur YouTube (avec une image fixe de votre choix). Tout ça passe par le cloud et donc, pas besoin d’uploader de lourds fichiers vidéo. Mat vantait les mérites de ce service et Bertrand Soulier m’a expliqué plus en détail cette fonction avec YouTube. J’ai d’ailleurs encore quelques ajustements à faire car la photo qui illustre la vidéo n’est pas au bon format…

Au final, le service Auphonic me fait gagner du temps, me fait gagner en qualité et m’ouvre des possibilités de diffusion supplémentaires. Tout l’inverse de Zencastr en somme. Je vous le recommande chaudement pour toute production vidéo.

Recommandation : le podcast « Pour une poignée de dés »

Une émission de liveplay de jeu de rôles de qualité ? Ça vous tente ? Vous voulez découvrir de quoi il s’agit ? J’écoute plusieurs émissions en podcast et je me suis mis en tête de vous en parler de certains, de manière privilégiée, pour vous en faire (peut-être) découvrir. Je commencerai cette série de recommandations avec « Pour une poignée de dés » (ou P1PDD).

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Il s’agit donc d’un « liveplay », c’est-à-dire de parties de jeu enregistrées, en l’occurrence, d’un jeu de rôles. Un jeu de rôles, pour ceux qui ne connaîtraient pas cet aspect, ou penseraient que cela se résume à certains formats de jeux vidéo, consiste à rassembler quelques copains autour d’une table : chacun interprète un personnage, dont les caractéristiques sont définies sur une feuille de personnage et doit décrire les réactions de son personnage suite à des événements décrits par un des joueurs : le maître de jeu. Ce dernier doit alors déterminer l’évolution de la situation en fonction des actions des joueurs et la leur décrire. Certaines actions nécessitent des lancers de dés, influencés par les caractéristiques des personnages, pour déterminer si ces derniers réussissent ou l’action. Le plus célèbre des jeux de rôles reste probablement le premier : Donjons & Dragons, mais sachez qu’il n’est probablement plus le plus joué (et en particulier en France), et qu’il n’est absolument pas représentatif de la diversité et de la multiplicités des thèmes de jeux de rôles.

J’ai pour ma part longtemps joué aux jeux de rôles, et notamment animé en tant que meneur divers jeux de différentes mécaniques, durant mon adolescence. J’avoue même que cela m’a aidé à une certaine construction dans ma vie au quotidien et dans ma relation avec les autres. J’entendais, pas plus tard qu’hier, une émission de radio où la maman s’inquiétait de son fils qui jouait aux jeux de rôles. J’ai été surpris que ces clichés subsistent…

Dans « Pour une poignée de dés », chaque joueur dispose d’un micro, un héritage précieux d’un autre podcast que gérait le meneur de jeu, Mr Piouf (Bazingcast). Et c’est un point déterminant car le son, régulièrement passable dans ce type d’exercice, est ici particulièrement bon.

Je ne souhaite pas trop en dire sur la nature de l’intrigue, je risquerais de rapidement vous spoiler. En revanche, sachez que leurs parties adoptent les règles d’un célèbre jeu de rôles : Vampire la Mascarade (Edition 20ème anniversaire pour les techniciens passionnés). Les historiques de chaque personnage sont très fouillés et on sent que l’ensemble des scénarios s’enchaîne naturellement.

Pour qui ? 
Pour tous ceux qui souhaiteraient découvrir le jeu de rôles. Pas besoin de rassembler un groupe d’amis, ni de se farcir des règles de jeu : il suffit d’écouter.

Les points forts :
La qualité globale du son, l’intrigue, la personnalité des participants.

Comment écouter ?
Tout est très bien expliqué sur leur site :-) Vous pouvez écouter les épisodes directement sur leur site ou vous abonner au podcast.