Workflow photos : ma méthode d’organisation

Aujourd’hui, je vous donne quelques informations sur mon workflow photos, ma méthode d’organisation pour gérer ma bibliothèque de photos personnelle.

J’ai toujours pris beaucoup de photos et j’aime en conserver le maximum, après évidemment avoir pris régulièrement le soin de retirer toutes les photos ratées, floues, ou en doublon. Ce besoin a explosé avec les naissances de mes enfants, des moments où l’on se retrouve à mitrailler à tout va les bambins. Cela n’est pas sans soulever quelques réflexions.

Le matériel concerné

  • Un iPhone X (depuis peu, mais j’ai toujours fonctionné comme ça avec tous mes smartphones Apple précédents),
  • Un iPad Pro,
  • Un MacBook Air mi-2012,
  • Occasionnellement, pour les prises de vue que je veux un peu plus professionnelles, un Nikon D700 avec un objectif de 50mm.

Les besoins de mon workflow photos

Voici les besoins que j’avais identifiés :

  1. Pouvoir garder toutes les photos dans la définition originale à un endroit unique et y accéder facilement, de partout, et dans n’importe quelles conditions. Bah oui, c’est la base, mais c’est important de le noter… Je préciserais que la sécurité n’est pas un facteur ignoré dans mes choix.
  2. Ne pas dépendre d’un stockage photo physique (NAS),
  3. Ne pas exploser les stockages locaux de mes appareils,
  4. Pouvoir partager facilement et à n’importe qui les photos et les vidéos,
  5. Permettre de retrouver facilement n’importe quelle photo,
  6. Profiter des nouveaux dispositifs d’enrichissements de photos comme par exemple les montages vidéo de Google Photos ou les Souvenirs proposés sur iOS et Mac OS.

Exigeant ? C’est possible…

La collecte et le stockage des photos

Je prends donc des photos de deux manières, principalement :

  • Avec mon Phone (très anecdotiquement, avec l’iPad)
  • Avec mon Nikon D700

Dans ce second cas (qui, au passage, est de le plus en plus rare), j’importe les photos soit sur Mac, dans Apple Photos, soit avec un adaptateur, sur iPhone ou iPad. Ce qui permet, dans ce dernier cas, de m’affranchir un peu plus d’un ordinateur, surtout en mobilité.

Toutes mes photos se retrouvent donc rapidement dans Apple Photos, l’application native, sur iOS et Mac OS. J’ai activé la phototèque iCloud qui envoie toutes les photos sur les serveurs d’Apple et qui les redistribue sur chacun de mes appareils.

Pour répondre à l’objectif de ne pas exploser le stockage local de mes appareils, j’utilise l’option d’iOS et de Mac OS en lien avec la phototèque iCloud : “Optimiser le stockage de l’iPhone”. En gros, les appareils envoient les photos en haute définition sur les serveurs iCloud et ne gardent en local qu’une version “light” de la photo. Suffisamment bonne pour l’identifier et la faire ressortir, mais suffisamment compressée pour ne pas plomber le stockage.

Photothèque iCloud - Optimiser le stockage de l'iPhone
L’option incontournable pour la photothèque iCloud

Je n’utilise aucune fonction de tri ou de catalogage. Pour moi, trier des photos est devenu une perte de temps au moins équivalente au fait de devoir trier des mails dans des dossiers. Je dois pouvoir tout retrouver et l’outil doit me permettre de remonter des classements intelligents et à la demande, par personne, par lieu, par date… Ce que fait à mon sens extrêmement bien la photothèque iCloud.

À ce stade, je réponds aux points 1, 2 et 3 de mon workflow photos. Restent les points 3, 4 et 5 : la recherche, le partage et l’enrichissement. Notons que la photothèque iCloud permet des fonctions d’enrichissements très séduisants avec les Souvenirs, des fonctions de recherche qui fonctionnement plutôt bien, et des capacités de partages d’albums efficaces (dans ce dernier cas, il faut le reconnaître, à condition que les personnes à qui vous partagez vos clichés soient eux aussi équipés d’appareils Apple).

Ceinture et bretelles avec Google Photos et la photothèque iCloud

C’est à ce stade qu’intervient le colocataire de mon workflow photos : Google Photos. L’outil est une référence. Et pour cause :

  • Stockage illimité gratuit (avec une compression super optimisée) ou payant (pour les versions originales des photos et des vidéos)
  • Une disponibilité sur tous les appareils possibles (Cf. point 1 du workflow photos)
  • Des fonctions de partage ultimes, compatibles avec toutes les configurations possibles des destinataires
  • Des outils qui suggèrent automatiquement des albums, des montages en vidéo, et bien plus encore…
  • Des capacités de recherche dans les images, sans les taguer résolument performantes (et pour cause, on est chez Google après tout…)

Google Photos va agir pour moi comme complément à ce que ne fait pas bien la photothèque iCloud. J’utilise Google Photos de sorte à ce que, sur chacun de mes appareils, il récupère en doublon sur les serveurs de Google toutes les photos (oui, les Live Photos également) et les vidéos. Autant je ne garde sur les serveurs d’Apple que les clichés réussis (c’est-à-dire que j’y supprime les photos ratées, les scans, les copies d’écran, etc.) autant je laisse tout, absolument tout, sur Google Photos. Depuis peu, j’utilise tout de même régulièrement la fonction “Archiver” sur Google Photos qui met de côté sans supprimer les clichés de votre choix. Pratique pour faire place nette sans craindre de perdre des éléments. En gros, Google Photos agit chez moi comme les applications de prises de notes telles qu’Evernote, mais spécifiquement pour les photos.

Je n’utilise que la version illimitée, avec des photos compressées, dans la mesure où les versions originales de mes photos, vous l’avez compris, sont déjà sur la photothèque iCloud.

Ainsi, je peux m’appuyer sur Google Photos pour les fonctions de recherche (lorsque celles de la photothèque iCloud ne répondent pas à mes besoins – ce qui, je dois le dire, arrive assez rarement), y compris d’ailleurs pour retrouver des photos de mon chat ! Mais je peux aussi m’appuyer sur les fonctions de partage de Google Photos qui sont, je dois le dire, d’une puissance remarquable, surtout pour créer des albums partagés collaboratifs. Je ne me pose pas la question de qui utilise quoi parmi mes destinataires, ils peuvent toujours accéder à l’album que je leur partage facilement, en leur envoyant même un simple lien par SMS.

En conclusion…

Mon workflow photo que je décris ici a été éprouvé et contribue à ma stabilité technologique. Il est multi-plateforme (grâce à Google Photos) et me permet d’optimiser un stockage complet, des fonctionnalités avancées, et éviter de plomber l’espace disponible en local sur mes appareils.

Il reste quand même une réserve de poids. Google Photos, à chaque fois qu’il est installé sur un nouvel appareil iOS (par exemple, lors d’un changement d’iPhone) a besoin de retélécharger en local toutes les photos haute définition pour vérifier qu’il les a bien sur ses serveurs. Ce comportement totalement idiot est assez pénalisant car Google Photos est obligé de passer des semaines (en fonction de votre connexion web) à télécharger et envoyer les photos en haute définition, et ainsi à vous plomber, certes, temporairement, votre stockage. Un argument de plus pour décider de votre stabilité technologique, justement !

Je reviendrai probablement prochainement vous parler des prises de vue sur le plan plus technique, et notamment sous l’angle des applications. J’avais d’ailleurs détaillé un jour comment se servir de son smartphone pour prendre des photos en vacances, là où le réseau ne capte pas toujours bien, et pour éviter d’exploser son forfait avec des synchronisations.

En attendant, je vous invite à jeter un coup d’œil au workflow photo utilisé par Bertrand Soulier, pour la gestion de ses photos, qui comprend la gestion de ses photos à titre personnel et à titre plus professionnel. Il évoque également les applications qu’il utilise pour ses prises de vues.

Et vous, quel est votre workflow photos ?

Vos photos en mobilité sans exploser votre forfait data

Cet été, j’ai eu l’occasion d’aller en vacances à nouveau dans cette belle ville d’Houlgate, en Normandie. Encore une fois cette année, je ne suis pas parti avec mon appareil photo reflex : le soucis (de plus en plus fréquent) de partir léger. Et puis, je suis parti avec mon iPhone, ce qui reste évidemment un excellent appareil photo de vacances. Je me suis fait malgré tout piéger sur la synchronisation des photos et je voulais vous proposer une petite solution pour éviter de vous faire avoir à votre tour…

Houlgate, c’est très bien : c’est calme, c’est familial… Mais on capte super mal les réseaux 3G et je ne parle même pas des réseaux 4G. Enfin, étant chez Free mobile, je me doutais que ce n’était sans doute pas la référence pour la qualité des connexion data, même si je suis généralement surpris de pouvoir relativement bien capter le web en mobilité en règle général, avec le réseau de Xavier Niel.

Cette année, je n’ai pas fait de voeu de chasteté du web, et j’ai voulu profiter des journées tranquilles pour me connecter et avancer sur quelques projets en ligne. J’ai donc anticipé en prenant une Airbox 4G d’Orange. C’est Huawei qui fait ça et le principe est simple : vous lui faites manger une carte sim 4G et il crée un réseau wifi sur cette connexion. Le forfait Orange que j’ai choisi avec n’est pas mauvais : 8 Go de données sans engagement, et la possibilité de repasser à la caisse pour compléter le quota si nécessaire. Je me suis dit qu’Orange, réputé pour sa couverture légendaire de l’hexagone, me donnerait satisfaction pour quelques jours.

Bon, ça s’est avéré à la fois vrai et faux. En fait, je pense que l’appartement dont on profite chaque année à Houlgate est isolé de manière très curieuse… Les murs doivent contenir des matériaux bien bloquants pour les ondes car je captais pas très bien. Enfin, j’avais quand même quelques barres de 3G et parfois, grand luxe, une barre de 4G. J’étais un peu déçu parce que concrètement, ça n’avançait pas beaucoup…

Et en fait, quelques jours avant la fin du séjour, je constate que le quota de 8 Go de data est explosé depuis longtemps… Et là, je réalise qu’entre deux iPhone (le mien et celui de ma femme), un iPad, et un MacBook air, dont les mises à jour automatiques étaient activées, ça devait bien sucer le débit (et le quota). Idem, j’ai réalisé bien trop tard que Pocket Casts, l’application que j’utilise pour télécharger et écouter tous mes podcasts, était toujours en mode “téléchargement des nouveaux épisodes automatique”… Quelle andouille ! Je ne m’étais pas rendu compte de ces options datavores ! L’erreur me servira de leçon pour une autre fois…

Première recommandation en mobilité avec une connexion réduite : pensez à désactiver les mises à jour automatiques de vos systèmes d’exploitation, de vos applications, de vos podcasts, etc.

Bon, et quel est le rapport avec le titre et l’intro de cet article, allez-vous me dire ? Je m’égare, vous avez raison. Et bien, je me suis rendu compte également à ce moment-là que mon iPhone uploadait (ou tentait de le faire) bêtement mes photos en ligne. L’envoi de fichiers cramait aussi le quota et le débit de données. Et là, impossible de désactiver facilement cette option dans l’iPhone. Si l’on désactive la synchronisation “Photothèque iCloud”, ça met un bazar sans nom : ça donne l’impression selon les options que vous avez choisies que votre bibliothèque de photos va s’y paumer. C’est d’ailleurs un point qu’Apple devra régler (oui, oui, je sais, sur Android, c’est mieux fait…).

Du coup, une pratique que je vous recommande, c’est d’utiliser une application telle que Camera+ : ces applications “remplacent” l’application d’appareil photo de base de votre iPhone et “stockent” localement les photos dans une “chambre noire” sans les uploader sur le web. Vous pouvez les modifier, les trier, et exporter celles que vous souhaitez conserver dans votre bibliothèque de photos. En gros, l’idée, c’est de pouvoir prendre toutes vos photos en vacances avec cette application, et de les repasser une fois revenu chez vous. Elles ne seront téléchargées qu’avec la connexion wifi de votre domicile. Et votre forfait mobile vous remerciera.

Bon, et pour ma part, sachez que n’ayant plus besoin du forfait Orange 4G, j’ai résilié l’abonnement. Je garde le routeur Airbox, qui sait, l’an prochain, si je suis moins con, je pourrai reprendre un forfait sans engagement, et il me servira à quelque chose.

Et vous, quelles sont vos expériences d’utilisations de votre smartphone en mobilité ?

Scènes de stations de métro en photos

Hier soir, en allant chercher mon fils à la sortie de sa crèche, j’ai expérimenté durant le trajet en métro la fonction panorama de l’appareil photo de l’iPhone 6 Plus au fur et à mesure des arrivées et départs des lignes de métro dans les stations. Voici quelques clichés que j’ai pu en tirer (vous pouvez cliquer sur chaque image pour l’agrandir) :

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Je trouve personnellement le résultat est assez intéressant : le défilé permet d’avoir une vue assez unique sur les quais. L’appareil photo gère bien ce défilement même si la rapidité non-constante du métro est, la plupart du temps, soit trop rapide soit trop lente. Ceci étant, les quelques distorsions que cela produit ne sont pas inintéressantes.

Pour reproduire cet effet vous-même, il vous suffit de plaquer votre iPhone le long de la vitre du métro à l’approche ou au départ d’une station. Notez qu’en fonction d’où vous vous trouverez, vous aurez plus ou moins de possibilités de prendre ce panoramique : en étant en tête de train, vous aurez plus de temps pour faire un panoramique à l’arrivée de la station et en queue de train, au départ. Veillez en revanche à ce que votre smartphone soit plutôt horizontal, au risque de créer certaines déformations (visibles sur certains clichés de cet article).

Je continuerai à en poster régulièrement sur l’album Flickr que j’ai créé à cet effet.