Migrer de Pocket Casts vers Podcasts (iOS) et pourquoi

 

Pour écouter des podcasts, j’ai souvent préféré l’application Pocket Casts à l’application Podcasts d’iOS (celle installée par défaut sur les iPhone et les iPad). Elle présentait de nombreux avantages à mes yeux : création de « stations » automatiques (pratique pour les streetcasts), coupure des blancs, possibilité de régler assez finement la vitesse de lecture par podcast, synchronisation des abonnements et des stades de lecture avec des appareils non iOS, lecture sur navigateur… Des avantages très concrets quand, comme moi, on écoute plusieurs dizaines d’émissions en podcast (et encore, je ne suis clairement pas un record).

Cependant, depuis iOS 11, les avantages de Pocket Casts s’effacent, et l’application native Podcasts d’iOS présente à son tour des avantages clé :

  • L’interface est désormais bien plus élégante
  • Il y a bien la possibilité de créer des « stations » de podcasts
  • Et surtout, iTunes et le catalogue de podcasts accessible avec l’application native joue un rôle inégalé aujourd’hui par les applications tierces équivalentes. La découverte, le fait de noter des podcasts, bref, ce qui fait que l’on découvre telle ou telle émission, on peut dire ce que l’on veut, c’est grâce à Apple et son activité en ce sens. On le sait, des évolutions risquent bien d’arriver pour amener quelques avantages aux créateurs de contenus comme par exemple une consultation plus fine des statistiques.

J’ai donc décidé de migrer toute ma bibliothèque de podcasts depuis Pocket Casts vers Podcasts. Comme je me suis gratté la tête pour y arriver (même si je n’y ai pas passé des heures non plus hein), je me suis dit que ça aurait sa place ici pour d’autres personnes qui voudraient faire la démarche.

Pour faire cette migration, vous aurez besoin de : votre appareil qui utilise Pocket Casts, idéalement permettant d’accéder à iCloud Drive (mais on peut aussi utiliser Google Drive ou tout autre équivalent), et un ordinateur disposant d’iTunes.

Tout d’abord, commencez par lancer Pocket Casts et allez dans « Settings » puis « Import/Export OPML ». Cliquez sur « Export Podcasts » et choisissez l’emplacement de votre choix. Pratique : si vous utilisez un Mac avec la synchronisation du Bureau ou du répertoire Documents, ça va être encore plus rapide.

Depuis votre Mac, ouvrez iTunes et allez dans la rubrique « Podcasts » (Bibliothèque). Vous pouvez alors voir à quels podcasts vous étiez déjà abonné sur votre Mac. Si l’on vous pose la question, assurez-vous que les abonnements soient synchronisés entre les appareils. Puis, cliquez sur « Fichier » > « Ajouter à la bibliothèque » et allez sélectionner le fichier « Podcasts » que vous avez exporté depuis Pocket Casts.

Voilà, vous devriez retrouver tous les podcasts auxquels vous étiez abonné sur Pocket Casts. La synchronisation entre les appareils va alors les faire remonter sur vos appareils iOS.

Ah et si accessoirement vous aviez envie de voir à quels podcasts j’étais abonné au moment de cette migration (j’avais fait un peu de ménage), alors vous pouvez carrément aller à l’étape 2 ci-dessus et importer le fichier OPML que je vous mets à disposition ici. Pratique si jamais vous voulez découvrir des podcasts.

Dernière chose : évidemment, ça fonctionne dans le sens inverse. Si vous voulez abandonner iTunes et Podcasts au profit d’une autre app telle que Pocket Casts ou Podcast Addict sur Android, c’est évidemment le même principe…

Pourquoi la réalité virtuelle, c’est pas encore gagné…

Je me trouvais ce soir-là à une présentation de Pint of science à Amiens. Bon, j’avais hésité à y aller parce que je venais de passer une journée assez usante, levé à 4h du matin pour un déplacement professionnel à plus de 2h de route… Mais au final, je devais bien ça à mon esprit curieux, ma formation de scientifique, et en tant que fan émérite de ces entités, telles Podcast Science, qui apportent la science à tout un chacun. Ça valait bien 2€, et le prix d’une pinte.

En effet, la présentation était top. L’ambition était grande : définir l’énergie. Bon, au final, il a été très difficile de définir concrètement ce qu’est l’énergie, au point que l’on n’a pas vraiment eu cette définition.

Mais ce qui m’a suscité l’envie de vous en parler, ce n’est pas tant la présentation en elle-même, qui valait le coup, vous l’avez compris, mais plutôt l’animation prévue à la fin par l’équipe.

Un casque de réalité virtuelle était installé et un concours allait se voir s’affronter différents candidats tirés au sort dans le public. Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails du jeu, car là n’est pas encore le sujet.

Là où je veux en venir, c’est que nous avons tous vécu un moment à mi-chemin entre de l’amusement et de la circonspection. 6 joueurs ont participé à tour de rôle et pendant ce temps, toute l’assemblée regardait sur un petit écran.


Et cette scène m’a frappé. Alors que cela fait quelques années que l’on nous parle de la réalité virtuelle comme l’avenir du jeu, j’ai eu la confirmation que ce dispositif n’avait pas encore montré les beaux jours que l’on nous promet.

Jouer à de la réalité virtuelle est à ce stade encore tout sauf de l’immersion car les expériences restent encore totalement individuelles. Et aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi on ne pourrait pas proposer des dispositifs en réalité virtuelle collaboratifs. La même scène, où un joueur a une action à réaliser, mais où toute l’assistance peut profiter de l’environnement virtuel en même temps, je dirais oui. Mais la technologie n’est pas encore là. Dans quelques années, quand tout le monde disposera de son casque, et où l’on pourra partager de scènes virtuelles, alors je m’engouffrerai dedans. Mais cette heure n’est pas encore venue.

En revanche, cette scène a achevé de me convaincre sur le bien-fondé des orientations données par Mark Zuckerberg pour Facebook.

Vivement demain. Mais aujourd’hui, c’est pas encore ça.

Un streetcast : c’est quoi ? Comment faire votre propre streetcast ?

La question est récurrente ces derniers temps et j’ai le sentiment de toujours répondre la même chose. Avec plaisir, évidemment. Mais au fond, s’il y a une demande, autant penser la réponse une bonne fois pour toutes. Voici donc comment commencer votre propre streetcast.

Mise à jour du 15/09/2017
La politique de fonctionnement de Opinion a fondamentalement changé ! Ils ne permettent plus un hébergement gratuit. Tout ce qui concerne l’hébergement dans cet article est désormais obsolète ! Il faut impérativement penser à une autre méthode pour héberger vos épisodes (SoundCloud, Google Drive par exemple…)

Un streetcast, c’est quoi ?

Streetcast, c’est le nom qu’à suggéré l’ami Tom pour décrire ces podcasts un peu particuliers. Si vous ne savez pas ce qu’est un podcast, imaginez-vous qu’il s’agit de sites qui, au lieu de publier des articles, diffusent des enregistrements sonores, souvent des discussions, ou des vidéos. J’ai d’ailleurs précédemment parlé du fonctionnement d’un podcast dans un précédent article.

Un streetcast, c’est un podcast qui (ce n’est pas une définition officielle mais plus une vision partagée de ce que c’est) rassemble les caractéristiques suivantes :

  • Les épisodes sont courts (20 minutes parmi les plus longs, souvent moins de 10 minutes),
  • Il s’agit de monologues. Le streetcaster parle tout seul,
  • Réalisé en mobilité, uniquement avec un smartphone, de l’enregistrement à la diffusion, avec un minimum de matériel,
  • Le contenu prime sur la forme. Il ne s’agit pas de travailler de multiples jingles, améliorer sans cesse la qualité de la voix, mais plutôt diffuser rapidement un contenu de fond,
  • À ce jour, les streetcasts sont presque toujours des revues de tranches de vie. Évidemment, on pourrait imaginer un streetcast sur un thème en particulier mais quitte à aborder un thème, autant le faire avec la qualité d’un podcast.

Nous sommes nombreux à diffuser des liens vers d’autres streetcasts ; voici une liste au moment où j’écris cet article.

Vous êtes décidé ? C’est tant mieux. Je pense avec du recul qu’il s’agit d’un formidable outil pour faire du journaling, faire des introspections, avoir du recul sur soi.

Tout ce qu’il vous faudra, c’est votre smartphone et peut-être, selon les choix des uns et des autres, un casque avec un micro. Il est aussi possible de positionner votre smartphone au-dessus de votre pare-soleil : le son y est souvent bien capturé. Si vous utilisez le micro du casque de votre smartphone, n’hésitez pas à le garder près de votre bouche, et surtout, abritez-le du vent.

Attention : pour rappel, en France, l’utilisation du smartphone en voiture est strictement interdite, à moins de l’utiliser comme un système de guidage GPS, tout comme l’usage des oreillettes. Faites attention à respecter la loi avec vos dispositifs d’enregistrement : il en est de votre responsabilité.

Comment se lancer (sur iPhone) ?

Sur iPhone, je vous recommande très très vivement l’app Opinion.

Mise à jour du 15/09/2017
La politique de fonctionnement de Opinion a fondamentalement changé ! Ils ne permettent plus un hébergement gratuit. Tout ce qui concerne l’hébergement dans cet article est désormais obsolète ! Il faut impérativement penser à une autre méthode pour héberger vos épisodes (SoundCloud, Google Drive par exemple…)

Je n’irai pas par Quatre Chemins pour vous décrire l’application, l’ami profduweb a fait une excellente vidéo qui vous la présente, elle et sa simplicité, en quelques minutes :

Gardez bien à l’esprit qu’Opinion va vous permettre de tout gérer, gratuitement (avec des épisodes jusqu’à 10 minutes) : enregistrement, montage, et surtout, hébergement et diffusion du flux du podcast. Le fait de payer la version premium vous permettra de diffuser des épisodes de plus de 10 minutes. Le stockage reste, dans tous les cas, illimité.

Opinion vous offrira peu de statistiques, c’est probablement un point faible. Pour voir le nombre de lectures de chacun de vos épisodes, il suffit de vous rendre sur la page de votre streetcast (dont l’adresse termine en .madewithopinion.com) et vous aurez accès aux nombres de lectures (et en cliquant sur le petit pictogramme, à un graphique détaillant son évolution) :

L’affichage (sommaire) des statistiques de lecture sur la page d’un épisode de podcast, avec Opinion.
En cliquant sur le petit graphique, on accède à l’évolution des lectures dans le temps.

Je vous recommande vraiment Opinion pour sa simplicité. Toutefois, si jamais vous souhaitez avoir un peu plus de possibilités, d’outils pour le montage, vous pouvez aussi jeter un coup d’oeil à la solution Spreaker. J’en parle juste ci-dessous.

Comment se lancer (sur Android) ?

Sur Android, il n’y a pas le choix : Opinion n’y est pas dispo. Il faut obligatoirement passer par Spreaker. Spreaker vient lui aussi avec une solution gratuite. La limitation est également sur la durée des épisodes (mais à 15 minutes) mais il y a également une limite de stockage de 15 heures. Ca vous laisse quand même le temps de voir venir : 90 épisodes de 10 minutes. Les versions payantes sont basées sur des abonnements, à partir de 4,99 € / mois.

Spreaker est, de l’aveu de tous, plus complet. Seulement, voilà, pour un streetcast, le mieux peut être l’ennemi du bien : Opinion est un compagnon idéal pour un streetcast car il ne propose justement pas des tonnes d’options qui nous éloignent du principe de départ : diffuser du contenu simplement, rapidement et en mobilité.

Faire connaître votre streetcast

Une fois votre streetcast mis en place, et dès le premier épisode diffusé, récupérez l’adresse du flux de votre podcast. Opinion et Spreaker vous le donneront facilement. Puis, soumettez ce flux avec Podcast Connect. Le streetcast apparaîtra dans le catalogue de podcasts iTunes. Ce n’est certes, pas une finalité, mais cela reste une visibilité incontournable pour tout podcast. De plus, la plupart des lecteurs de podcasts se basent aussi sur iTunes pour cataloguer les créations. De cette manière, vous serez rapidement présent partout.

Voilà, vous savez tout. Si vous vous lancez, ce que vous aurez compris, je vous encourage à faire, n’hésitez pas à déposer ici en commentaire le lien vers votre streetcast.

Pour aller plus loin : comment garder la main sur votre flux

Un des principaux points négatifs d’utiliser des solutions 100% intégrées (comme Spreaker ou Opinion), c’est que le jour où ces services ferment, vous perdez potentiellement la main sur votre podcast.

Aujourd’hui, avec Podcast Connect, que je mentionne ci-dessus, on peut facilement mettre à jour son flux dans les catalogues de podcasts. Toutefois, je vous recommande d’encapsuler le flux de votre streetcast sur un service pour lequel vous aurez la main, même si vous changez de fournisseur ou d’hébergeur.

Le plus connu est feedburner mais on peut y émettre deux alertes : d’une part, c’est un service Google (et comme tout service Google, il peut disparaître) et par ailleurs, c’est un service Google qui n’est plus maintenu. Vous pourrez toutefois trouver probablement des alternatives plus ou moins pertinentes.

L’idée, c’est que c’est votre flux « feed burner » (ou autre) qui sera soumis aux différents catalogues. Si un jour vous souhaitez passer d’Opinion à Spreaker, par exemple, vous pourriez maintenir le référencement de votre podcast dans les catalogues sans changer de flux.