Workflow photos : ma méthode d’organisation

Aujourd’hui, je vous donne quelques informations sur mon workflow photos, ma méthode d’organisation pour gérer ma bibliothèque de photos personnelle.

J’ai toujours pris beaucoup de photos et j’aime en conserver le maximum, après évidemment avoir pris régulièrement le soin de retirer toutes les photos ratées, floues, ou en doublon. Ce besoin a explosé avec les naissances de mes enfants, des moments où l’on se retrouve à mitrailler à tout va les bambins. Cela n’est pas sans soulever quelques réflexions.

Le matériel concerné

  • Un iPhone X (depuis peu, mais j’ai toujours fonctionné comme ça avec tous mes smartphones Apple précédents),
  • Un iPad Pro,
  • Un MacBook Air mi-2012,
  • Occasionnellement, pour les prises de vue que je veux un peu plus professionnelles, un Nikon D700 avec un objectif de 50mm.

Les besoins de mon workflow photos

Voici les besoins que j’avais identifiés :

  1. Pouvoir garder toutes les photos dans la définition originale à un endroit unique et y accéder facilement, de partout, et dans n’importe quelles conditions. Bah oui, c’est la base, mais c’est important de le noter… Je préciserais que la sécurité n’est pas un facteur ignoré dans mes choix.
  2. Ne pas dépendre d’un stockage photo physique (NAS),
  3. Ne pas exploser les stockages locaux de mes appareils,
  4. Pouvoir partager facilement et à n’importe qui les photos et les vidéos,
  5. Permettre de retrouver facilement n’importe quelle photo,
  6. Profiter des nouveaux dispositifs d’enrichissements de photos comme par exemple les montages vidéo de Google Photos ou les Souvenirs proposés sur iOS et Mac OS.

Exigeant ? C’est possible…

La collecte et le stockage des photos

Je prends donc des photos de deux manières, principalement :

  • Avec mon Phone (très anecdotiquement, avec l’iPad)
  • Avec mon Nikon D700

Dans ce second cas (qui, au passage, est de le plus en plus rare), j’importe les photos soit sur Mac, dans Apple Photos, soit avec un adaptateur, sur iPhone ou iPad. Ce qui permet, dans ce dernier cas, de m’affranchir un peu plus d’un ordinateur, surtout en mobilité.

Toutes mes photos se retrouvent donc rapidement dans Apple Photos, l’application native, sur iOS et Mac OS. J’ai activé la phototèque iCloud qui envoie toutes les photos sur les serveurs d’Apple et qui les redistribue sur chacun de mes appareils.

Pour répondre à l’objectif de ne pas exploser le stockage local de mes appareils, j’utilise l’option d’iOS et de Mac OS en lien avec la phototèque iCloud : “Optimiser le stockage de l’iPhone”. En gros, les appareils envoient les photos en haute définition sur les serveurs iCloud et ne gardent en local qu’une version “light” de la photo. Suffisamment bonne pour l’identifier et la faire ressortir, mais suffisamment compressée pour ne pas plomber le stockage.

Photothèque iCloud - Optimiser le stockage de l'iPhone
L’option incontournable pour la photothèque iCloud

Je n’utilise aucune fonction de tri ou de catalogage. Pour moi, trier des photos est devenu une perte de temps au moins équivalente au fait de devoir trier des mails dans des dossiers. Je dois pouvoir tout retrouver et l’outil doit me permettre de remonter des classements intelligents et à la demande, par personne, par lieu, par date… Ce que fait à mon sens extrêmement bien la photothèque iCloud.

À ce stade, je réponds aux points 1, 2 et 3 de mon workflow photos. Restent les points 3, 4 et 5 : la recherche, le partage et l’enrichissement. Notons que la photothèque iCloud permet des fonctions d’enrichissements très séduisants avec les Souvenirs, des fonctions de recherche qui fonctionnement plutôt bien, et des capacités de partages d’albums efficaces (dans ce dernier cas, il faut le reconnaître, à condition que les personnes à qui vous partagez vos clichés soient eux aussi équipés d’appareils Apple).

Ceinture et bretelles avec Google Photos et la photothèque iCloud

C’est à ce stade qu’intervient le colocataire de mon workflow photos : Google Photos. L’outil est une référence. Et pour cause :

  • Stockage illimité gratuit (avec une compression super optimisée) ou payant (pour les versions originales des photos et des vidéos)
  • Une disponibilité sur tous les appareils possibles (Cf. point 1 du workflow photos)
  • Des fonctions de partage ultimes, compatibles avec toutes les configurations possibles des destinataires
  • Des outils qui suggèrent automatiquement des albums, des montages en vidéo, et bien plus encore…
  • Des capacités de recherche dans les images, sans les taguer résolument performantes (et pour cause, on est chez Google après tout…)

Google Photos va agir pour moi comme complément à ce que ne fait pas bien la photothèque iCloud. J’utilise Google Photos de sorte à ce que, sur chacun de mes appareils, il récupère en doublon sur les serveurs de Google toutes les photos (oui, les Live Photos également) et les vidéos. Autant je ne garde sur les serveurs d’Apple que les clichés réussis (c’est-à-dire que j’y supprime les photos ratées, les scans, les copies d’écran, etc.) autant je laisse tout, absolument tout, sur Google Photos. Depuis peu, j’utilise tout de même régulièrement la fonction “Archiver” sur Google Photos qui met de côté sans supprimer les clichés de votre choix. Pratique pour faire place nette sans craindre de perdre des éléments. En gros, Google Photos agit chez moi comme les applications de prises de notes telles qu’Evernote, mais spécifiquement pour les photos.

Je n’utilise que la version illimitée, avec des photos compressées, dans la mesure où les versions originales de mes photos, vous l’avez compris, sont déjà sur la photothèque iCloud.

Ainsi, je peux m’appuyer sur Google Photos pour les fonctions de recherche (lorsque celles de la photothèque iCloud ne répondent pas à mes besoins – ce qui, je dois le dire, arrive assez rarement), y compris d’ailleurs pour retrouver des photos de mon chat ! Mais je peux aussi m’appuyer sur les fonctions de partage de Google Photos qui sont, je dois le dire, d’une puissance remarquable, surtout pour créer des albums partagés collaboratifs. Je ne me pose pas la question de qui utilise quoi parmi mes destinataires, ils peuvent toujours accéder à l’album que je leur partage facilement, en leur envoyant même un simple lien par SMS.

En conclusion…

Mon workflow photo que je décris ici a été éprouvé et contribue à ma stabilité technologique. Il est multi-plateforme (grâce à Google Photos) et me permet d’optimiser un stockage complet, des fonctionnalités avancées, et éviter de plomber l’espace disponible en local sur mes appareils.

Il reste quand même une réserve de poids. Google Photos, à chaque fois qu’il est installé sur un nouvel appareil iOS (par exemple, lors d’un changement d’iPhone) a besoin de retélécharger en local toutes les photos haute définition pour vérifier qu’il les a bien sur ses serveurs. Ce comportement totalement idiot est assez pénalisant car Google Photos est obligé de passer des semaines (en fonction de votre connexion web) à télécharger et envoyer les photos en haute définition, et ainsi à vous plomber, certes, temporairement, votre stockage. Un argument de plus pour décider de votre stabilité technologique, justement !

Je reviendrai probablement prochainement vous parler des prises de vue sur le plan plus technique, et notamment sous l’angle des applications. J’avais d’ailleurs détaillé un jour comment se servir de son smartphone pour prendre des photos en vacances, là où le réseau ne capte pas toujours bien, et pour éviter d’exploser son forfait avec des synchronisations.

En attendant, je vous invite à jeter un coup d’œil au workflow photo utilisé par Bertrand Soulier, pour la gestion de ses photos, qui comprend la gestion de ses photos à titre personnel et à titre plus professionnel. Il évoque également les applications qu’il utilise pour ses prises de vues.

Et vous, quel est votre workflow photos ?

Les extensions pour aider Firefox quantum à remplacer Chrome

J’adore Chrome. Dès que je ne suis pas dans mon environnement personnel (très Apple), j’aime bien retrouver la “roll’s” des navigateurs, notamment grâce à l’éventail des extensions disponibles. Pour autant, ça me pose toujours 2 problèmes : d’une part, d’ouvertement continuer, sans réserve, à confier ma vie à Google, et ainsi ne pas faire d’acte de militantisme ; et d’une autre part, souffrir de la consommation des ressources que fait Chrome, qui n’est pas négligeable en fonction de la machine que l’on utilise, malgré des améliorations notables de la part des développeurs à ce sujet.

J’ai testé à plusieurs reprises Firefox. Les arguments sont intéressants : notamment de lutter contre l’hégémonie chromienne, militer pour un web un peu plus ouvert, pour le respect de la vie privée, d’autant que des services cool tels que Pocket y sont désormais intégrés nativement. Pourtant, à chaque utilisation, je suis un peu refroidi par l’interface vieillotte et l’absence des extensions Chrome.

Hier est sorti la nouvelle version de Firefox, dite Firefox Quantum (la version 57 pour les puristes) et l’ami Guillaume Payre, derrière le blog windows.blogintelligence.fr a fait une petite sélection d’extensions plutôt cool à cette occasion sur laquelle je me suis basé pour vous faire ma propre liste d’extensions incontournables. En effet, les extensions, qui sont le point fort de Chrome de par leur variété, sont assez incontournables pour mes usages d’un navigateur.

  • Tout d’abord, un bloqueur de publicités (avec toutes les réserves que vous pouvez connaître sur le bloqueurs de publicité) : uBlock Origin. Les lecteurs fidèles de ce blog auront d’ailleurs noté qu’il n’y a désormais plus de publicités ici…
  • Un complément au bloqueur de publicités, qui protège du pistage et qui accélère même certaines requêtes : Decentraleyes
  • I don’t care about cookies : une extension qui dégage les bandeaux d’information relatifs aux cookies, pour ceux qui s’en fichent…
  • Une manière de profiter des extensions Chrome lorsqu’elles n’existent pas sur Firefox : Chrome Store Foxified
  • La gestion de plusieurs comptes à travers l’identification des onglets (personnel, travail, etc.) : Firefox Multi-Account Containers
  • La version de base de Firefox ne permet pas de gérer efficacement quelles informations s’affichent lorsque l’on ouvre un nouvel onglet. C’est ce que permet de corriger New Tab Tools
  • L’intégration de DuckDuckGo : quitte à utiliser Firefox, autant mettre de côté Google pour la partie recherche !

Un truc assez chouette chez Firefox, c’est la gestion des copies d’écran. C’est natif et bien fait. Je vous recommande de jeter aussi un coup d’œil là-dessus au lancement, d’autant que l’interface et les explications sont plutôt bien pensées.

Voilà ! Cela devrait vous permettre, comme à moi, d’utiliser Firefox confortablement quelques temps à la place de Chrome si vous avez envie de tester. Faites vos retours à ce sujet dans les commentaires !

Une formation gratuite et incontournable pour vos activités en ligne

Cela faisait un moment que je voulais mettre en avant un peu plus Bertrand Soulier, que j’ai commencé à vraiment connaître depuis une année, et sa formation en podcast, depuis qu’il a pris le train des streetcasts en marche. En particulier, je voulais être sûr que vous ayez bien connaissance de son podcast : “Votre coach web”.

Formation "Votre coach web" par Bertrand Soulier

Je pense en effet qu’il s’agit aujourd’hui d’une formation incontournable pour toutes celles et tous ceux qui mènent une activité (au moins en partie) en ligne. J’ai commencé régulièrement à recommander ce podcast pour mes proches, qui mènent ou veulent mener une activité en ligne, et même dans le cadre de mon travail.

Dans ce podcast, Bertrand anime une véritable formation en ligne et vous parle des outils pour animer votre présence en ligne, vous parle de réseaux sociaux, de sites web, d’astuces d’organisation et de recommandations pour vous pousser à produire du contenu et bien évidemment de stratégies pour identifier et animer votre marque ou votre marque personnelle. Mais cette liste est très d’être exhaustive. En filigrane, son podcast vous aidera même vraisemblablement à trouver une “voie” que vous pourriez emprunter et que vous n’aviez peut-être pas encore identifiée. Que vous soyez entrepreneur, ou que vous ayez envie de vous lancer sur une activité en ligne, ou même si vous souhaitez enrichir votre vision des réalités d’aujourd’hui en lien avec le web, c’est un podcast qui vous apportera nécessairement beaucoup.

Notez bien que le podcast est totalement gratuit et ne propose pas de vous vendre quelque chose, à quelque moment que ce soit. Si vous le souhaitez, vous pouvez tout de même le soutenir via la plateforme de financement participatif Patreon.

Pour écouter ou vous abonner à “Votre coach web”, vous trouverez toutes les infos nécessaires ici sur  : votrecoachweb.com. Au passage une remarque, je vous recommande d’écouter les 2 ou 3 derniers épisodes publiés, puis de revenir aux tous premiers épisodes pour écouter toute la formation dans l’ordre.

Pour ceux qui préféreraient nous écouter parler de ce projet (et de Bertrand), vous pouvez également écouter le dernier épisode de Relife, un podcast sur le lifehacking que je co-anime avec Mat, et que nous avons mis en ligne il y a quelques jours. Nous y avons invité Bertrand et nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui de manière plus complète :

 

J’ai mis des pubs sur mon site…

Pour celles et ceux qui n’utilisent pas d’adblock, vous avez dû vous en rendre compte, il y a désormais de la publicité sur ce site. J’ai fait en sorte qu’il n’en clignote pas de partout et je me suis appuyé sur la régie Adsense de Google.

Le mois dernier, les clics sur ces publicités m’ont rapporté un peu plus de 10€. Soyons clairs, ce n’est pas une somme incroyable mais c’est de l’argent quand même. On peut projeter que cela représente 120 € par an si le rythme se maintient.

En réalité, n’ayant jamais diffusé de publicité sur mes sites, cela représentait surtout un test, pour voir combien ça rapporte, comment ça s’implémente, et si ça perturbe le trafic. Ce dernier point de perturbation a rapidement été écarté car aujourd’hui, nous avons le choix d’installer des adblocks. Moi-même, j’utilise au quotidien un maximum les adblocks. Je peux donc tout à fait comprendre que vous l’ayez activé sur mon site. Je me dis aussi qu’au même titre que l’on peut vouloir soutenir une émission en podcast, avec un financement participatif tel que Tipeee, par exemple, on peut tout autant considérer de le désactiver pour des sites que l’on souhaite soutenir. Il m’arrive d’ailleurs régulièrement de désactiver l’adblock sur des sites que j’apprécie, voire de cliquer sur des pubs.

Mais cela a eu un effet de bord que je n’aurais pas soupçonné : la présence de publicité et de rétribution me donne envie de diffuser plus de contenu sur ce blog. En réalité, je prends ces retours publicitaires, non comme des sources de financement en tant que tels, mais plus comme des éléments de motivation. L’idée est que ça représente un chouette challenge de faire grandir cette cagnotte et créer du contenu pour cela me paraît une bonne source de créativité.

À ce stade, je m’étais dit que le financement publicitaire me permettrait tout simplement de payer l’hébergement, en partie, de ce site, ainsi que des sites de Tech Café, Relife et Comme des poissons dans l’eau, l’ensemble fonctionnant sur un WordPress multisites. Mais je me dis aussi que cette somme, perçue sur un an, pourrait aussi être consacrée à des actions à plus forte valeur ajoutée, comme soutenir la Quadrature du net, Wikipédia, ou d’autres organisations humanitaires. J’attends un peu de voir si les retours continuent et je verrai ce que j’en ferai. Je voulais en tout cas vous faire part de la démarche.

Et vous, avez-vous installé un adblock ?

Créer son podcast audio : diffusion avec WordPress

Image credit: Madebyvadim

Il y a de cela plusieurs mois, j’avais commencé à livrer quelques infos sur la manière dont je fonctionne pour la création de podcasts audio. Je donnais à l’époque la méthode que j’utilisais pour enregistrer une conversation avec Skype. Depuis quelques temps, j’ai fait évoluer ma méthode, et je reparlerai bientôt des avantages d’une solution dédiée aux enregistrements telle que celle de Zencastr.

Dans tous les cas, une fois l’enregistrement et le montage d’une émission de podcast faits, il faut le diffuser. Et je voulais vous décrire la méthode que j’utilise pour “créer” un podcast, avec son flux RSS, et diffuser des épisodes. C’est une méthode qui peut nécessiter un peu de temps à la mise en place, mais qui offre des possibilités de contrôle et de programmation formidables…

Fonctionnement d’un podcast

Avant de pouvoir vous expliquer comment je fonctionne, je pense qu’il est nécessaire de rappeler ce qu’est techniquement (en gros) un podcast. Pour essayer de donner une analogie, un podcast est comme un collier de perles. Par extension, chacune des perles est un épisode. On pourrait aussi comparer un podcast à un train, et chaque wagon serait un épisode. Vous voyez un peu le principe.

Pour prolonger un peu l’analogie du collier, s’abonner au podcast est le fait de porter le collier et lorsque de nouveaux épisodes sont disponibles, on les rajoute au collier. Pour le train, on rajoute un wagon à chaque nouvel épisode. Dans le fonctionnement du podcast, la locomotive, ou le fil du collier, sont en réalité un “flux RSS”. S’il existe une page Wikipedia qui pourra donner tous les détails aux plus curieux, on peut résumer ici en disant que ce fichier explique “où” sont situés les fichiers audio des épisodes et dit où il faut aller les chercher (dans quelle gare se situe un nouveau wagon, ou où est située la perle à rajouter au collier).

Lorsque quelqu’un est abonné à un podcast, au travers d’une application par exemple, cette dernière va tout simplement, et régulièrement :

  1. Consulter ce fichier
  2. Vérifier s’il y a de nouveaux épisodes
  3. S’il y en a, donner les informations (titre, durée, description de l’épisode – ces informations “texte” figurant dans le fichier RSS) les télécharger ou les rendre disponibles pour les écouter en streaming.

C’est d’ailleurs le même principe de fonctionnement que pour les blogs (tel que celui que vous lisez actuellement par exemple), qui listent des articles. Lais au lieu d’accéder à des articles, le flux RSS des podcasts pointe vers des informations texte et un fichier media audio ou video.

Si je ne vous ai pas noyés à ce stade, vous devriez être à même de vous poser deux questions, en regard du titre de l’article : où stocker les fichiers des émissions (audio ou vidéo) et comment créer ce fichier RSS ?

Pour le stockage des émissions, vous pouvez éventuellement héberger vos fichiers sur une offre d’hébergement web mais attention, le poids des fichiers et la bande passante risque d’être sévèrement mise à mal. Surtout si votre podcast remporte un succès important. Ce peut être une solution intéressante dans un premier temps, pour vérifier la viabilité de votre podcast et l’intérêt qu’aura le public pour vos émissions. Si l’audience est limitée, vous pourrez vous en contenter. Si le succès est au rendez-vous, il faudra en revanche passer la vitesse supérieure. Pour ma part, j’héberge mes émissions sur un compte SoundCloud pro illimité à 9€/mois (il y a une version à 6€/mois). Il y a une version gratuite avec 3h de stockage, ce qui permet de se faire une première idée.

Quelle que soit la méthode de stockage que vous utilisez, nous allons pouvoir maintenant regarder comment les diffuser dans un flux RSS avec WordPress : créer le collier de perles ou attacher des wagons à votre locomotive.

Attention, au passage, sachez qu’il existe aussi des solutions clés en main, sur mobile et même sur ordinateur, pour enregistrer, monter et héberger vos podcasts, parfois même avec une simple application mobile : ces solutions sont idéales pour ceux qui ne veulent pas s’occuper de la technique des podcasts ou qui souhaitent créer un streetcast, en mobilité, tel que la Voix de Guillaume. J’y reviendrai dans le futur mais j’aborde ici une solution traditionnelle, que j’utilise par exemple pour Tech Café, ou qui fait fonctionner Relife.

Créer son flux avec WordPress

Je passerais ici sur l’installation de votre site sous WordPress. Les tutos abondent sur le web. Une fois que vous disposez de votre site WordPress, qu’il soit hébergé sur votre serveur ou que vous l’ayez créé sur wordpress.com, il conviendra d’installer l’extension Powerpress.

C’est ce plugin Powerpress qui va vous permettre de transformer certains de vos articles en épisodes de votre podcast. Il faudra tout d’abord, une fois l’installation de Powerpress faite, indiquer les paramètres de votre podcast : le titre bien sûr, la description, l’image de couverture de votre podcast, etc.

Pour ce faire, rendez-vous dans le menu de gauche, cliquez sur “Powerpress” > “Paramètres”.

Les options sont nombreuses et à moins que des messages d’erreur apparaissent, vous pouvez laisser les options par défaut. Je vous invite à remplir surtout les informations qui concernent la visibilité de votre podcast (onglet “iTunes” de “Paramètres” notamment).

Dans l’onglet “Episodes”, vérifiez que cette option est cochée : “Media URL (Specify URL to episode’s media file)”.

À ce stade, votre flux est fonctionnel. Mais il n’y a probablement aucun épisode de disponible. Il est temps de rajouter des perles ou d’attacher des wagons.

Ajouter des épisodes de podcast avec WordPress

C’est la partie la plus simple et la plus fun. Lorsque vous souhaitez diffuser un nouvel épisode dans votre podcast, créez un nouvel article. Donnez-lui le titre que vous souhaitez et indiquer les notes, le sujet détaillé, dans le corps de l’article.

Plus bas, en-dessous de l’article, vous trouverez un champ “Episode de podcast” : c’est en face de “Media URL” que vous allez devoir indiquer la totalité de l’adresse de votre fichier. Sur SoundCloud, vos musiques et fichiers audio mis en ligne sont rassemblés eux-même sur un flux RSS.

Sur SoundCloud, cliquez sur “…” en haut à droite, puis dans l’onglet “Contenu”, récupérer l’adresse du flux RSS. Collez cette adresse dans la barre de votre navigateur. Attention, je vous recommande pour cela Firefox, qui va interpréter visuellement ce fichier et vous éviter de déchiffrer le code source.

Sur Firefox, cliquez avec le bouton droit de votre souris sur le lien vers le fichier audio que vous souhaitez diffuser en podcast, cliquez sur “Copier l’adresse du lien”, puis dans votre article WordPress, dans le champ “Media URL”, collez cette adresse. Voilà, c’est tout. Publiez l’article.

Chaque publication de l’article va indiquer à votre site (ou plutôt au plugin Powerpress) qu’il faut rajouter le code dans le fichier RSS de votre podcast (un nouveau wagon au train, ou une perle de plus au collier).

Et évidemment, et c’est l’avantage d’une solution avec WordPress, vous pouvez programmer la publication à l’avance. Idéal si vous diffusez des contenus intemporels que vous souhaitez répartir dans le temps !

Voici l’URL du flux de votre podcast :

[adresse de votre site]/feed/podcast/

Il vous suffit d’utiliser cette URL pour vos communications afin que les gens puissent s’abonner. Vous pouvez aussi aller soumettre votre podcast à iTunes avec le service Podcast Connect. Lorsque l’on vous demandera l’adresse de votre podcast, indiquez cette adresse.

Si vous avez des questions, scrollez un peu la page vers le bas. Les commentaires vous permettront de me demander !

Comment mettre en ligne des fichiers sur SoundCloud sur iOS

Il y a de cela (au moins) un an, l’application SoundCloud sur iOS permettait d’envoyer des fichiers audio. L’application avait depuis été mise à jour en retirant cette fonction. Pourquoi ? Aucune idée… Mais depuis, j’ai trouvé une solution très simple à mettre en oeuvre.

Je me sers de SoundCloud pour héberger les fichiers audio des podcasts que je réalise : Tech Café bien sûr, mais aussi Comme des poissons dans l’eau, avec Tom. Et depuis quelques temps, je me suis mis en tête de chercher à produire intégralement (enregistrement, montage, et mise en ligne de l’épisode) mes épisodes avec un appareil iOS. Pour le moment, je me sers de mon Mac presqu’exclusivement pour mes émissions et si jamais faire cela avec des appareils de type tablette, je pourrais alors me passer totalement de Mac. Je sais, ça tient du caprice, ou a minima, du petit défi personnel.

A noter que si vous voulez savoir comment je procède aujourd’hui pour les enregistrements, j’avais écrit un article à ce sujet, il y a de cela quelques mois. Notons d’ailleurs que Call Recorder d’Ecamm fonctionne toujours aussi bien. Ils ont même fait évoluer leur application avec un utilitaire d’export d’enregistrements super bien fait, et également la durée de l’enregistrement en cours, directement visible sur la fenêtre d’enregistrement.

Ecamm Call Recorder movie tool

Toujours est-il que si je dois parvenir à réaliser toutes les étapes de la réalisation de mes émissions, je devrais aussi parvenir à uploader mes fichiers sur SoundCloud, sur iOS.

J’ai bien essayé de chercher des applications qui pourraient se greffer aux API de SoundCloud. Sans succès. En passant par le navigateur, pas mieux. Et c’est là que j’ai réalisé que Safari, sur iOS, intègre désormais une fonction de consultation d’un site “forcé” en mode bureau. Cela couplé au fait que les dernières versions permettent également d’envoyer des fichiers (autres que des photos, comme c’était uniquement le cas il y a encore quelques temps), le tour est joué !

En résumé :

  1. Rendez-vous sur SoundCloud.com depuis votre appareil iOS
  2. Cliquer sur le bouton de partage (le rectangle avec la flèche qui monte)
  3. Sélectionnez parmi les options du bas l’option “Version pour bureau du site”
  4. Orientez votre appareil iOS en mode paysage si vous ne voyez pas le lien “upload” en haut à droite, puis “Sélectionnez un fichier à uploader”. Vous aurez accès à vos différents espaces de stockage.

Testé et approuvé !

Si cette astuce vous a servi, je vous laisse la partager sur les réseaux sociaux. Et bien sûr, si vous avez des solutions encore plus pratiques, déposez votre commentaire ci-dessous :-)

5 éléments à connaître pour faire votre veille sur internet

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Collecter de l’information sur le web est parfois tortueux. Les sources sont multiples et il est parfois difficile de s’y retrouver. Voici 5 éléments qui me servent de sources sur les sujets que j’affectionne, et que j’utilise régulièrement : 

1. Les réseaux sociaux

Trivial ? Oui, je reconnais que c’est évident, et ce sera sans doute un incontournable mais la veille passe par là. Servez-vous des réseaux sociaux pour suivre les sujets que vous affectionnez et en particulier :

  • Twitter, pour suivre les informations en live
  • Facebook, en likant des pages qui relaient du contenu qui vous intéresse
  • Google+, qui reste une plate-forme intéressante sur des thèmes donnés
  • LinkedIn, sur des sujets très professionnels
  • Pinterest sur les sujets visuels

2. Feedly, pour ne rien rater

Si les réseaux sociaux sont propices pour collecter de l’information “en live”, on peut vite se trouver noyer sous une masse d’information diverse. Il peut être utile de se recentrer sur la lecture de quelques sites. Parfois, les interfaces de lecture ne promettent pas une expérience de navigation enrichissante. Auquel cas, ajoutez-les dans un compte Feedly : c’est un outil en ligne qui vous affichera tous les articles d’un flux RSS donné (les flux d’informations diffusés sur les sites internet).

3. Les sites eux-même

Parfois, certains sites proposent des expériences de navigation approfondies, plus enrichissantes que d’autres. C’est souvent question de feeling. Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à aller directement sur ces sites. Faites-vous une barre de favoris de 3 ou 4 sites incontournables que vous devez aller voir régulièrement. Il devrait y avoir au moins un site d’information généraliste. Et puis, pour mes centres d’intérêt, j’affectionne particulièrement d’aller consulter tous les jours les articles de numerama. Et évidemment, si vous ne connaissez pas Google Actualités, vous devriez vraiment aller y jeter un coup d’oeil maintenant.

Pour développer votre sens critique, vous devriez peut-être bookmarquer et consulter régulièrement des sites tels que les décodeurs (Le Monde) et hoaxbuster par exemple.

Tom, dans Comme des poissons dans l’eau de mars 2016, avait parlé de pinboard, un outil qui vous permettra peut-être de collecter ces adresses de manière privilégiée.

4. Scoop it

Attention, l’interface est assez déroutante et pas très soignée (à mon goût). Le modèle économique est également assez tortueux. Toutefois, allez jeter un coup d’oeil à ce site qui vous permettra assez rapidement d’avoir accès (et de manière très fréquente) à des informations sur des centres d’intérêt.

Retrouvez par exemple ma veille sur les réseaux sociaux sur scoop.it.

5. La fonction “Recommandé” de Pocket

J’ai déjà parlé à plusieurs reprises de Pocket, un outil de sauvegarde d’articles pour vous permettre de les lire offline ultérieurement. Si le service en tant que tel a, selon moi, un peu perdu de son intérêt au fil du temps dans mon flux quotidien, son moteur de recommandation de contenus sociaux est assez bien fichue. Vous devriez y voir remonter du contenu intéressant, et évidemment, vous pourrez le sauvegarder pour le lire plus tard… dans Pocket !

Et vous ? Avez-vous d’autres suggestions ou recommandations à faire ? Comment faites-vous votre veille ? Partagez vos bonnes pratiques en commentaires !

Crédits : Photo via VisualHunt