Non, Apple n’autorise pas les développeurs à revendre les données de Face ID

La communauté tech a été émue de découvrir qu’Apple permettait aux développeurs d’applications de recueillir les informations de Face ID, le système qui permet de déverrouiller l’iPhone X avec votre visage. Le spectre d’un Apple, défenseur de vos données personnelles, se muant en un revendeur (ou un grossiste) de vos informations a plané et, je crois, plane toujours. Je vais essayer de donner ici quelques explications et tenter de faciliter la compréhension de tous à ce sujet.

Face ID, comment ça marche ?

Pour bien comprendre de quoi on parle, il est important de rappeler de quoi est constituée cette fameuse fonctionnalité Face ID. Cela tient (en gros) en 3 points :

  1. Les photos (selfies) d’une personne.
  2. Le “mapping 3D” (une carte avec des facettes en 3D) du visage de la personne ;
  3. Une représentation mathématique (un calcul, à base de vecteurs et d’algorithmes constitués de machine learning, notamment pour comprendre les évolutions du visage de l’utilisateur) qui permet, à l’appui notamment (mais pas seulement) des deux points précédents, de déclencher concrètement le déverrouillage de l’iPhone. Ce dernier point étant chiffré et conservé localement de manière sécurisée sur le téléphone.

À quoi ont accès les développeurs ?

Les photos (point 1. ci-dessus) d’une personne étaient déjà accessibles et pouvaient être enregistrées par les développeurs (si l’on donne l’autorisation ou non à l’application).

La représentation mathématique (point 3. ci-dessus) reste uniquement dans l’iPhone, en local. Il n’a jamais (et il ne sera jamais) question de confier ces données aux développeurs.

Qu’est-ce qui change ?

En revanche (et c’est l’objet de la polémique comme de ce présent article), Apple a modifié ses accords auprès des développeurs tiers pour officialiser le fait que ces derniers pouvaient stocker le mapping 3D (point 2.). Il s’agit d’une information à laquelle ils ont toujours eu accès, et ce, sans l’autorisation express de l’utilisateur (contrairement aux photos prises avec la caméra en façade).

Techniquement, rien ne change. Car les développeurs avaient déjà, avec iOS 11, accès à cette donnée. Apple indique simplement, par la modification de cet accord avec les développeurs tiers, qu’ils en sont conscients, et qu’ils autorisent les développeurs tiers à les stocker.

En quoi cela pourrait poser problème ?

Pour les développeurs, c’est surtout un éclaircissement de savoir qu’Apple est conscient qu’ils aient le droit de stocker ces données. Mais au fond, il ne s’agit pas d’une véritable nouvelle information dont ils peuvent disposer et utiliser. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, avec les analyses d’images, les développeurs peuvent tout à fait déduire des émotions (beaucoup plus précisément d’ailleurs) uniquement en exploitant les images (point 1.) sans avoir réellement besoin de mappings 3D (point 2.).

En revanche, l’American Civil Liberties Union, association qui est activement impliquée dans la protection des données à caractère personnel aux États-Unis, (une sorte de CNIL américaine, l’analogie s’arrête à l’intention car les pouvoirs et la structure ne sont pas les mêmes) à l’origine de cette polémique, et qui milite beaucoup dans le bon sens des consommateurs, souligne le fait que malgré les dispositions notées ci-dessus, des risques existent que des développeurs exploitent ces données illégalement, et commercialement. Et évidemment, ils ont raison. Mais ils n’ont pas plus raison qu’avec nos photos, nos vidéos, nos voix, nos emplacements géographiques et de nombreuses autres traces auxquelles les développeurs tiers ont déjà accès… Ils soulignent d’ailleurs qu’Apple a toujours été historiquement bon pour gérer ce genre de pratiques, notamment avec le droit de vie ou de mort d’une application sur l’unique magasin d’applications de l’iPhone.

Alors, pourquoi cette affaire fait-elle du bruit ?

Voici les raisons qui, à mon sens, font polémique dans cette affaire :

  • D’une part le fait que le grand public ne comprend pas ce qui se passe, ce qui change, ou ce qui est fait de leurs données. Au même titre que la plupart des utilisateurs ne comprend pas la nature même de l’intelligence artificielle, ils ne sont pas au fait de la relation entre Apple (ou Google) et les développeurs tiers, et de ce qu’ils ont le droit ou non de faire.
  • Par ailleurs, cette année, vous l’aurez remarqué, l’iPhone X n’a pas véritablement de “gate”, de problème emblématique sur le produit ou sur son usage, comme nous avons pu l’avoir par le passé sur des modèles d’iPhones que l’on tenait mal, qui se pliaient, ou qui avaient de gros problèmes d’écrans. A priori, le seul “iPhone X gate”, c’est son prix. Mais forcément, en absence de véritable souci, la nature (et la polémique) a horreur du vide et doit se rabattre sur quelque chose, idéalement quelque chose de mal compris.
  • Il reste un problème réel : Apple ne demande pas à l’utilisateur d’une application, au premier lancement de celle-ci, d’autoriser explicitement l’application (et le développeur) à utiliser la caméra dite true depth (qui permet donc ce mapping 3D), comme c’est le cas pour la caméra ou pour la géolocalisation. Apple doit considérer qu’il s’agit d’une nouvelle composante de la caméra en façade.

Au fond, et en conclusion, peut-on reprocher en 2017 à Apple de ne pas vouloir différencier les images captées par une caméra en façade d’un smartphone d’un mapping 3D ?

PS : j’ai rédigé cet article partiellement en réaction à ce que mon ami Mat alias Profduweb a dit dans un épisode de son podcast, le M. Il est basé sur mes recherches et mes connaissances qui méritent toujours d’être précisées ou corrigées. Si vous pensez que ces propos sont incorrects ou incomplets, je vous remercie par avance de m’aider à les améliorer à l’aide des commentaires !

Workflow photos : ma méthode d’organisation

Aujourd’hui, je vous donne quelques informations sur mon workflow photos, ma méthode d’organisation pour gérer ma bibliothèque de photos personnelle.

J’ai toujours pris beaucoup de photos et j’aime en conserver le maximum, après évidemment avoir pris régulièrement le soin de retirer toutes les photos ratées, floues, ou en doublon. Ce besoin a explosé avec les naissances de mes enfants, des moments où l’on se retrouve à mitrailler à tout va les bambins. Cela n’est pas sans soulever quelques réflexions.

Le matériel concerné

  • Un iPhone X (depuis peu, mais j’ai toujours fonctionné comme ça avec tous mes smartphones Apple précédents),
  • Un iPad Pro,
  • Un MacBook Air mi-2012,
  • Occasionnellement, pour les prises de vue que je veux un peu plus professionnelles, un Nikon D700 avec un objectif de 50mm.

Les besoins de mon workflow photos

Voici les besoins que j’avais identifiés :

  1. Pouvoir garder toutes les photos dans la définition originale à un endroit unique et y accéder facilement, de partout, et dans n’importe quelles conditions. Bah oui, c’est la base, mais c’est important de le noter… Je préciserais que la sécurité n’est pas un facteur ignoré dans mes choix.
  2. Ne pas dépendre d’un stockage photo physique (NAS),
  3. Ne pas exploser les stockages locaux de mes appareils,
  4. Pouvoir partager facilement et à n’importe qui les photos et les vidéos,
  5. Permettre de retrouver facilement n’importe quelle photo,
  6. Profiter des nouveaux dispositifs d’enrichissements de photos comme par exemple les montages vidéo de Google Photos ou les Souvenirs proposés sur iOS et Mac OS.

Exigeant ? C’est possible…

La collecte et le stockage des photos

Je prends donc des photos de deux manières, principalement :

  • Avec mon Phone (très anecdotiquement, avec l’iPad)
  • Avec mon Nikon D700

Dans ce second cas (qui, au passage, est de le plus en plus rare), j’importe les photos soit sur Mac, dans Apple Photos, soit avec un adaptateur, sur iPhone ou iPad. Ce qui permet, dans ce dernier cas, de m’affranchir un peu plus d’un ordinateur, surtout en mobilité.

Toutes mes photos se retrouvent donc rapidement dans Apple Photos, l’application native, sur iOS et Mac OS. J’ai activé la phototèque iCloud qui envoie toutes les photos sur les serveurs d’Apple et qui les redistribue sur chacun de mes appareils.

Pour répondre à l’objectif de ne pas exploser le stockage local de mes appareils, j’utilise l’option d’iOS et de Mac OS en lien avec la phototèque iCloud : “Optimiser le stockage de l’iPhone”. En gros, les appareils envoient les photos en haute définition sur les serveurs iCloud et ne gardent en local qu’une version “light” de la photo. Suffisamment bonne pour l’identifier et la faire ressortir, mais suffisamment compressée pour ne pas plomber le stockage.

Photothèque iCloud - Optimiser le stockage de l'iPhone
L’option incontournable pour la photothèque iCloud

Je n’utilise aucune fonction de tri ou de catalogage. Pour moi, trier des photos est devenu une perte de temps au moins équivalente au fait de devoir trier des mails dans des dossiers. Je dois pouvoir tout retrouver et l’outil doit me permettre de remonter des classements intelligents et à la demande, par personne, par lieu, par date… Ce que fait à mon sens extrêmement bien la photothèque iCloud.

À ce stade, je réponds aux points 1, 2 et 3 de mon workflow photos. Restent les points 3, 4 et 5 : la recherche, le partage et l’enrichissement. Notons que la photothèque iCloud permet des fonctions d’enrichissements très séduisants avec les Souvenirs, des fonctions de recherche qui fonctionnement plutôt bien, et des capacités de partages d’albums efficaces (dans ce dernier cas, il faut le reconnaître, à condition que les personnes à qui vous partagez vos clichés soient eux aussi équipés d’appareils Apple).

Ceinture et bretelles avec Google Photos et la photothèque iCloud

C’est à ce stade qu’intervient le colocataire de mon workflow photos : Google Photos. L’outil est une référence. Et pour cause :

  • Stockage illimité gratuit (avec une compression super optimisée) ou payant (pour les versions originales des photos et des vidéos)
  • Une disponibilité sur tous les appareils possibles (Cf. point 1 du workflow photos)
  • Des fonctions de partage ultimes, compatibles avec toutes les configurations possibles des destinataires
  • Des outils qui suggèrent automatiquement des albums, des montages en vidéo, et bien plus encore…
  • Des capacités de recherche dans les images, sans les taguer résolument performantes (et pour cause, on est chez Google après tout…)

Google Photos va agir pour moi comme complément à ce que ne fait pas bien la photothèque iCloud. J’utilise Google Photos de sorte à ce que, sur chacun de mes appareils, il récupère en doublon sur les serveurs de Google toutes les photos (oui, les Live Photos également) et les vidéos. Autant je ne garde sur les serveurs d’Apple que les clichés réussis (c’est-à-dire que j’y supprime les photos ratées, les scans, les copies d’écran, etc.) autant je laisse tout, absolument tout, sur Google Photos. Depuis peu, j’utilise tout de même régulièrement la fonction “Archiver” sur Google Photos qui met de côté sans supprimer les clichés de votre choix. Pratique pour faire place nette sans craindre de perdre des éléments. En gros, Google Photos agit chez moi comme les applications de prises de notes telles qu’Evernote, mais spécifiquement pour les photos.

Je n’utilise que la version illimitée, avec des photos compressées, dans la mesure où les versions originales de mes photos, vous l’avez compris, sont déjà sur la photothèque iCloud.

Ainsi, je peux m’appuyer sur Google Photos pour les fonctions de recherche (lorsque celles de la photothèque iCloud ne répondent pas à mes besoins – ce qui, je dois le dire, arrive assez rarement), y compris d’ailleurs pour retrouver des photos de mon chat ! Mais je peux aussi m’appuyer sur les fonctions de partage de Google Photos qui sont, je dois le dire, d’une puissance remarquable, surtout pour créer des albums partagés collaboratifs. Je ne me pose pas la question de qui utilise quoi parmi mes destinataires, ils peuvent toujours accéder à l’album que je leur partage facilement, en leur envoyant même un simple lien par SMS.

En conclusion…

Mon workflow photo que je décris ici a été éprouvé et contribue à ma stabilité technologique. Il est multi-plateforme (grâce à Google Photos) et me permet d’optimiser un stockage complet, des fonctionnalités avancées, et éviter de plomber l’espace disponible en local sur mes appareils.

Il reste quand même une réserve de poids. Google Photos, à chaque fois qu’il est installé sur un nouvel appareil iOS (par exemple, lors d’un changement d’iPhone) a besoin de retélécharger en local toutes les photos haute définition pour vérifier qu’il les a bien sur ses serveurs. Ce comportement totalement idiot est assez pénalisant car Google Photos est obligé de passer des semaines (en fonction de votre connexion web) à télécharger et envoyer les photos en haute définition, et ainsi à vous plomber, certes, temporairement, votre stockage. Un argument de plus pour décider de votre stabilité technologique, justement !

Je reviendrai probablement prochainement vous parler des prises de vue sur le plan plus technique, et notamment sous l’angle des applications. J’avais d’ailleurs détaillé un jour comment se servir de son smartphone pour prendre des photos en vacances, là où le réseau ne capte pas toujours bien, et pour éviter d’exploser son forfait avec des synchronisations.

En attendant, je vous invite à jeter un coup d’œil au workflow photo utilisé par Bertrand Soulier, pour la gestion de ses photos, qui comprend la gestion de ses photos à titre personnel et à titre plus professionnel. Il évoque également les applications qu’il utilise pour ses prises de vues.

Et vous, quel est votre workflow photos ?

Un streetcast : c’est quoi ? Comment faire votre propre streetcast ?

La question est récurrente ces derniers temps et j’ai le sentiment de toujours répondre la même chose. Avec plaisir, évidemment. Mais au fond, s’il y a une demande, autant penser la réponse une bonne fois pour toutes. Voici donc comment commencer votre propre streetcast.

Mise à jour du 15/09/2017
La politique de fonctionnement de Opinion a fondamentalement changé ! Ils ne permettent plus un hébergement gratuit. Tout ce qui concerne l’hébergement dans cet article est désormais obsolète ! Il faut impérativement penser à une autre méthode pour héberger vos épisodes (SoundCloud, Google Drive par exemple…)

Un streetcast, c’est quoi ?

Streetcast, c’est le nom qu’à suggéré l’ami Tom pour décrire ces podcasts un peu particuliers. Si vous ne savez pas ce qu’est un podcast, imaginez-vous qu’il s’agit de sites qui, au lieu de publier des articles, diffusent des enregistrements sonores, souvent des discussions, ou des vidéos. J’ai d’ailleurs précédemment parlé du fonctionnement d’un podcast dans un précédent article.

Un streetcast, c’est un podcast qui (ce n’est pas une définition officielle mais plus une vision partagée de ce que c’est) rassemble les caractéristiques suivantes :

  • Les épisodes sont courts (20 minutes parmi les plus longs, souvent moins de 10 minutes),
  • Il s’agit de monologues. Le streetcaster parle tout seul,
  • Réalisé en mobilité, uniquement avec un smartphone, de l’enregistrement à la diffusion, avec un minimum de matériel,
  • Le contenu prime sur la forme. Il ne s’agit pas de travailler de multiples jingles, améliorer sans cesse la qualité de la voix, mais plutôt diffuser rapidement un contenu de fond,
  • À ce jour, les streetcasts sont presque toujours des revues de tranches de vie. Évidemment, on pourrait imaginer un streetcast sur un thème en particulier mais quitte à aborder un thème, autant le faire avec la qualité d’un podcast.

Nous sommes nombreux à diffuser des liens vers d’autres streetcasts ; voici une liste au moment où j’écris cet article.

Vous êtes décidé ? C’est tant mieux. Je pense avec du recul qu’il s’agit d’un formidable outil pour faire du journaling, faire des introspections, avoir du recul sur soi.

Tout ce qu’il vous faudra, c’est votre smartphone et peut-être, selon les choix des uns et des autres, un casque avec un micro. Il est aussi possible de positionner votre smartphone au-dessus de votre pare-soleil : le son y est souvent bien capturé. Si vous utilisez le micro du casque de votre smartphone, n’hésitez pas à le garder près de votre bouche, et surtout, abritez-le du vent.

Attention : pour rappel, en France, l’utilisation du smartphone en voiture est strictement interdite, à moins de l’utiliser comme un système de guidage GPS, tout comme l’usage des oreillettes. Faites attention à respecter la loi avec vos dispositifs d’enregistrement : il en est de votre responsabilité.

Comment se lancer (sur iPhone) ?

Sur iPhone, je vous recommande très très vivement l’app Opinion.

Mise à jour du 15/09/2017
La politique de fonctionnement de Opinion a fondamentalement changé ! Ils ne permettent plus un hébergement gratuit. Tout ce qui concerne l’hébergement dans cet article est désormais obsolète ! Il faut impérativement penser à une autre méthode pour héberger vos épisodes (SoundCloud, Google Drive par exemple…)

Je n’irai pas par Quatre Chemins pour vous décrire l’application, l’ami profduweb a fait une excellente vidéo qui vous la présente, elle et sa simplicité, en quelques minutes :

Gardez bien à l’esprit qu’Opinion va vous permettre de tout gérer, gratuitement (avec des épisodes jusqu’à 10 minutes) : enregistrement, montage, et surtout, hébergement et diffusion du flux du podcast. Le fait de payer la version premium vous permettra de diffuser des épisodes de plus de 10 minutes. Le stockage reste, dans tous les cas, illimité.

Opinion vous offrira peu de statistiques, c’est probablement un point faible. Pour voir le nombre de lectures de chacun de vos épisodes, il suffit de vous rendre sur la page de votre streetcast (dont l’adresse termine en .madewithopinion.com) et vous aurez accès aux nombres de lectures (et en cliquant sur le petit pictogramme, à un graphique détaillant son évolution) :

L’affichage (sommaire) des statistiques de lecture sur la page d’un épisode de podcast, avec Opinion.
En cliquant sur le petit graphique, on accède à l’évolution des lectures dans le temps.

Je vous recommande vraiment Opinion pour sa simplicité. Toutefois, si jamais vous souhaitez avoir un peu plus de possibilités, d’outils pour le montage, vous pouvez aussi jeter un coup d’oeil à la solution Spreaker. J’en parle juste ci-dessous.

Comment se lancer (sur Android) ?

Sur Android, il n’y a pas le choix : Opinion n’y est pas dispo. Il faut obligatoirement passer par Spreaker. Spreaker vient lui aussi avec une solution gratuite. La limitation est également sur la durée des épisodes (mais à 15 minutes) mais il y a également une limite de stockage de 15 heures. Ca vous laisse quand même le temps de voir venir : 90 épisodes de 10 minutes. Les versions payantes sont basées sur des abonnements, à partir de 4,99 € / mois.

Spreaker est, de l’aveu de tous, plus complet. Seulement, voilà, pour un streetcast, le mieux peut être l’ennemi du bien : Opinion est un compagnon idéal pour un streetcast car il ne propose justement pas des tonnes d’options qui nous éloignent du principe de départ : diffuser du contenu simplement, rapidement et en mobilité.

Faire connaître votre streetcast

Une fois votre streetcast mis en place, et dès le premier épisode diffusé, récupérez l’adresse du flux de votre podcast. Opinion et Spreaker vous le donneront facilement. Puis, soumettez ce flux avec Podcast Connect. Le streetcast apparaîtra dans le catalogue de podcasts iTunes. Ce n’est certes, pas une finalité, mais cela reste une visibilité incontournable pour tout podcast. De plus, la plupart des lecteurs de podcasts se basent aussi sur iTunes pour cataloguer les créations. De cette manière, vous serez rapidement présent partout.

Voilà, vous savez tout. Si vous vous lancez, ce que vous aurez compris, je vous encourage à faire, n’hésitez pas à déposer ici en commentaire le lien vers votre streetcast.

Pour aller plus loin : comment garder la main sur votre flux

Un des principaux points négatifs d’utiliser des solutions 100% intégrées (comme Spreaker ou Opinion), c’est que le jour où ces services ferment, vous perdez potentiellement la main sur votre podcast.

Aujourd’hui, avec Podcast Connect, que je mentionne ci-dessus, on peut facilement mettre à jour son flux dans les catalogues de podcasts. Toutefois, je vous recommande d’encapsuler le flux de votre streetcast sur un service pour lequel vous aurez la main, même si vous changez de fournisseur ou d’hébergeur.

Le plus connu est feedburner mais on peut y émettre deux alertes : d’une part, c’est un service Google (et comme tout service Google, il peut disparaître) et par ailleurs, c’est un service Google qui n’est plus maintenu. Vous pourrez toutefois trouver probablement des alternatives plus ou moins pertinentes.

L’idée, c’est que c’est votre flux “feed burner” (ou autre) qui sera soumis aux différents catalogues. Si un jour vous souhaitez passer d’Opinion à Spreaker, par exemple, vous pourriez maintenir le référencement de votre podcast dans les catalogues sans changer de flux.

Une réflexion sur les applications tierces et services natifs des smartphones

macbook-ipad-applications

Depuis quelques temps, je navigue d’un océan à l’autre : celui des applications tierces, et celui des applications natives. Ce mouvement survient dans l’univers iOS comme dans l’univers Android, et même sur Mac, je me pose fréquemment la question, sans parvenir à faire un choix durable.

Si, sur iOS, le système d’exploitation a longtemps rendu peu utilisable les applications tierces, l’ouverture de ces dernières années rend possible l’utilisation d’alternatives aux applications fournies sur le smartphone à la pomme. Aujourd’hui utiliser l’application Inbox sur iPhone n’est plus invraisemblable et utiliser un calendrier alternatif comme l’excellent (bientôt regretté) Sunrise, au calendrier de base.

Note : par comodité, j’utilise par la suite le terme d’applications natives pour désigner les applications qui sont “pré-installées” sur votre smartphone. Je sais que ce n’est pas ce que signifie originellement ce terme pour les afficionados aguerris en nouvelles technologies. Veuillez me pardonner !

Sur Android, les raisons étaient sensiblement différentes, l’ouverture étant cette fois évidemment bien plus grande (contrairement à l’iPhone1, on peut utiliser une autre application que l’application de base pour gérer les SMS), il s’agissait avant tout de combler des lacunes d’applications préinstallées assez importantes : les applications pour gérer les mails, les tâches, les notes, ou encore les SMS étaient assez peu ergonomiques et les applications tierces comblaient de grosses lacunes à ce niveau.

Depuis quelques temps, j’essaie de me faire un avis un tant soit peu définitif sur le sujet. Or, les évolutions sont permanentes : des applications tierces ne sont plus maintenues, et à l’inverse, les applications de base évoluent énormément, notamment parce qu’elles sont souvent les premières à intégrer des fonctionnalités avancées liées aux évolutions matérielles (je pense notamment à Force Touch sur le dernier iPhone qui permet de définir des actions différentes selon la force avec laquelle on appuie sur l’écran). Et puis, les équipes Android font un boulot du tonnerre pour proposer des mises à jour très pertinentes de leurs applications.

Du coup, un autre phénomène semble surfer sur ces évolutions, conjointement aux évolutions du système d’exploitation Android : une disparition lente mais progressive des différences entre les roms Android et les versions stock. Mon frère a ainsi largement “google-stockisé” son Samsung Galaxy S5. Il faut dire qu’entre Chrome, le launcher2, l’application Messages, et toutes les applications des services Google, on peut rapidement rapprocher l’interface de n’importe quel smartphone Android d’un Nexus (les smartphones de Google, sans surcouche logicielle, avec un Android stock3). Les constructeurs l’ont bien compris : ils pourront difficilement rivaliser avec le succès de l’interface “material design” et des applications Android stock.

Par-dessus cet état de fait, j’ai toujours voulu faire en sorte de choisir des services qui ne me permettraient pas d’être “verrouillé” à un écosystème. Je préférais utiliser Wunderlist (ou Todoist) à l’application native Rappels d’iOS, les contacts et les mails Gmail plutôt que les contacts iCloud, les photos Google plutôt que l’espace de photos iCloud, etc.

Mais bizarrement, depuis quelques semaines, j’ai fait le constat que les applications natives d’iOS me conviennent parfaitement : l’application de gestionnaire de listes (de tâches) Rappels est devenue assez aboutie. On peut tout de même déplorer l’intégration inexistante sur Apple Watch (bizarrement) : vous pourrez, pour combler les lacunes (par exemple, ne pas pouvoir “cocher” d’élément dans une de vos listes de Rappels depuis l’Apple Watch) utiliser l’application 1List (1,99 €). L’application Mail convient également bien, et n’a pas, à mon sens, de véritable valeur ajoutée avec Inbox ou Gmail. L’interface est peut-être un poil moins sexy…

Il reste un service qui, à mes yeux, nécessite indubitablement une application tierce, c’est Evernote. Vous connaissez désormais mon amour pour Evernote. Or, si l’on semble entrapercevoir un avenir peut-être nuageux pour Evernote (sale temps pour les licornes), les services proposés en natif n’égalent pas la cheville d’Evernote. Prenons le cas de Notes d’iOS, qui a bien évolué dans sa dernière mouture : celle-ci ne permet toutefois pas de totalement remplacer la puissance de l’application à la mémoire d’éléphant : reconnaissance de texte dans des photos, indexation avec des étiquettes, possibilité de créer des notes en envoyant des mails à une adresse secrète

Et vous ? Quelle philosophie retenez-vous pour vos applications sur votre smartphone ? Vous êtes plutôt applications “natives” ou applications tierces ? Pour quelles raisons ?

Vos photos en mobilité sans exploser votre forfait data

Cet été, j’ai eu l’occasion d’aller en vacances à nouveau dans cette belle ville d’Houlgate, en Normandie. Encore une fois cette année, je ne suis pas parti avec mon appareil photo reflex : le soucis (de plus en plus fréquent) de partir léger. Et puis, je suis parti avec mon iPhone, ce qui reste évidemment un excellent appareil photo de vacances. Je me suis fait malgré tout piéger sur la synchronisation des photos et je voulais vous proposer une petite solution pour éviter de vous faire avoir à votre tour…

Houlgate, c’est très bien : c’est calme, c’est familial… Mais on capte super mal les réseaux 3G et je ne parle même pas des réseaux 4G. Enfin, étant chez Free mobile, je me doutais que ce n’était sans doute pas la référence pour la qualité des connexion data, même si je suis généralement surpris de pouvoir relativement bien capter le web en mobilité en règle général, avec le réseau de Xavier Niel.

Cette année, je n’ai pas fait de voeu de chasteté du web, et j’ai voulu profiter des journées tranquilles pour me connecter et avancer sur quelques projets en ligne. J’ai donc anticipé en prenant une Airbox 4G d’Orange. C’est Huawei qui fait ça et le principe est simple : vous lui faites manger une carte sim 4G et il crée un réseau wifi sur cette connexion. Le forfait Orange que j’ai choisi avec n’est pas mauvais : 8 Go de données sans engagement, et la possibilité de repasser à la caisse pour compléter le quota si nécessaire. Je me suis dit qu’Orange, réputé pour sa couverture légendaire de l’hexagone, me donnerait satisfaction pour quelques jours.

Bon, ça s’est avéré à la fois vrai et faux. En fait, je pense que l’appartement dont on profite chaque année à Houlgate est isolé de manière très curieuse… Les murs doivent contenir des matériaux bien bloquants pour les ondes car je captais pas très bien. Enfin, j’avais quand même quelques barres de 3G et parfois, grand luxe, une barre de 4G. J’étais un peu déçu parce que concrètement, ça n’avançait pas beaucoup…

Et en fait, quelques jours avant la fin du séjour, je constate que le quota de 8 Go de data est explosé depuis longtemps… Et là, je réalise qu’entre deux iPhone (le mien et celui de ma femme), un iPad, et un MacBook air, dont les mises à jour automatiques étaient activées, ça devait bien sucer le débit (et le quota). Idem, j’ai réalisé bien trop tard que Pocket Casts, l’application que j’utilise pour télécharger et écouter tous mes podcasts, était toujours en mode “téléchargement des nouveaux épisodes automatique”… Quelle andouille ! Je ne m’étais pas rendu compte de ces options datavores ! L’erreur me servira de leçon pour une autre fois…

Première recommandation en mobilité avec une connexion réduite : pensez à désactiver les mises à jour automatiques de vos systèmes d’exploitation, de vos applications, de vos podcasts, etc.

Bon, et quel est le rapport avec le titre et l’intro de cet article, allez-vous me dire ? Je m’égare, vous avez raison. Et bien, je me suis rendu compte également à ce moment-là que mon iPhone uploadait (ou tentait de le faire) bêtement mes photos en ligne. L’envoi de fichiers cramait aussi le quota et le débit de données. Et là, impossible de désactiver facilement cette option dans l’iPhone. Si l’on désactive la synchronisation “Photothèque iCloud”, ça met un bazar sans nom : ça donne l’impression selon les options que vous avez choisies que votre bibliothèque de photos va s’y paumer. C’est d’ailleurs un point qu’Apple devra régler (oui, oui, je sais, sur Android, c’est mieux fait…).

Du coup, une pratique que je vous recommande, c’est d’utiliser une application telle que Camera+ : ces applications “remplacent” l’application d’appareil photo de base de votre iPhone et “stockent” localement les photos dans une “chambre noire” sans les uploader sur le web. Vous pouvez les modifier, les trier, et exporter celles que vous souhaitez conserver dans votre bibliothèque de photos. En gros, l’idée, c’est de pouvoir prendre toutes vos photos en vacances avec cette application, et de les repasser une fois revenu chez vous. Elles ne seront téléchargées qu’avec la connexion wifi de votre domicile. Et votre forfait mobile vous remerciera.

Bon, et pour ma part, sachez que n’ayant plus besoin du forfait Orange 4G, j’ai résilié l’abonnement. Je garde le routeur Airbox, qui sait, l’an prochain, si je suis moins con, je pourrai reprendre un forfait sans engagement, et il me servira à quelque chose.

Et vous, quelles sont vos expériences d’utilisations de votre smartphone en mobilité ?

Periscope : conseils pratiques de diffusion en live

Persicope, c’est une application gratuite, disponible sur iPhone et Android, qui permet de diffuser un flux vidéo en live. Le lien vers la vidéo est diffusé sur Twitter et n’importe qui peut y accéder en temps réel et la vidéo reste visible 24h après la diffusion. Pendant que la vidéo est diffusée, les internautes peuvent apporter leurs commentaires en texte. Vous comptez diffuser un événement en live sur Periscope ? Voici quelques conseils :

  • Les diffusions Periscope fonctionnent mieux quand elles durent assez longtemps. N’envisagez pas trop de diffuser des Periscope durant 30 secondes. Essayez de diffuser des événements pour une durée plus longue, de plusieurs minutes au minimum.
  • Anticipez la disponibilité du réseau. Periscope consomme pas mal de connexion internet. Le mieux est probablement de vérifier à l’avance si une connexion wifi sera disponible sur les lieux de l’événement et si son débit sera suffisant. Si vous disposez d’une connexion 4G, c’est sans doute l’idéal. Prévoyez de vérifier la couverture du réseau à l’avance. Attention, si votre événement couvre plusieurs lieux, il faudra bien vérifier la couverture réseau sur tout le parcours !
  • Periscope m’a bluffé par sa faible consommation de batterie, alors que c’est une application qui utilise la vidéo et la connexion à internet. Pourtant, un vrai travail d’optimisation a dû être prévu par les concepteurs car la batterie ne se vide pas à vue d’oeil. Pour autant, pensez à prévoir des chargeurs de batterie externes (les modèles de la marque Anker sont vraiment au top, vous en trouverez facilement chez Amazon par exemple) et évidemment, à les avoir chargés avant.
  • Tous les points précédents sont validés ? Il est temps de donner rendez-vous à vos followers sur Twitter : une semaine avant l’événement par exemple, pensez à annoncer l’événement. Vous pouvez adopter la règles des “quatre/une” : une annonce une semaine avant, une autre un jour avant, une autre une heure avant et enfin, une autre une minute juste avant de lancer votre diffusion.

Un point que j’ai cherché et que je n’ai pas encore trouvé : un stabilisateur. Si vous connaissez des stabilisateurs polyvalents, à bon prix, pour iPhone, je suis preneur !

Vous voulez écouter ce que je viens de dire ? Ecoutez “Dans mon bocal”, le mini-épisode de “Comme des poissons dans l’eau”, mon émission que j’anime avec Tom sur le développement personnel et la productivité :

Prêts à diffuser votre premier live ? C’est parti !

Comment tweeter par mail ?

Mais à quoi diable cela peut-il bien servir ? Pourquoi vouloir envoyer des messages sur Twitter par mail ? Le cas d’usage est peut-être particulier mais il est fréquent pour moi. 

En effet, je me retrouve souvent dans le métro à Paris en absence totale de connexion à internet. Et oui, sur la ligne que j’emprunte tous les jours, je suis au mieux connecté en EDGE, au pire, ne peux même pas téléphoner. Et pourtant, j’utilise pas mal mon smartphone, notamment avec l’application Pocket. Mais voilà, il y a régulièrement des articles que j’aimerais relayer sur Twitter et archiver de Pocket. Je lance le partage par tweet, j’attends, et ça ne part pas… Forcément, sans réseau, c’est pas facile… Dans l’absolu, ça ne me dérangerait pas si le tweet était mis “en attente” et qu’il puisse partir une fois que mon smartphone reprend vie retrouve du réseau de données. Mais non, Twitter est ainsi fait que le tweet part dans les brouillons (une rubrique planquée de l’application).

J’ai pu d’ailleurs contourner légèrement ce désagrément en trouvant qu’en laissant appuyé le bouton qui permet de rédiger un tweet sur une application ouvrait la liste des tweets en brouillon ; mais bon, ça ne me suffisait pas. J’ai donc cherché une solution pour pouvoir tweeter par mail. Et oui, le logiciel de mail sur smartphone, lui, a compris depuis longtemps qu’il fallait envoyer le mail quand c’était possible…

Je n’ai trouvé la solution que récemment, après avoir exploré des services tiers peu fiables et surtout, peu rassurants (l’idée de confier mes identifiants à un tiers dont l’identité n’est pas vraiment affirmée ne me rassure pas du tout). Voici comment faire si vous aussi, vous voulez tweeter par mail :

  1. Enregistrez-vous sur IFTTT (si ce n’est pas déjà fait). IFTTT (pour “If This Then That” ou, en français “Si Ceci Alors Cela”) est un service en ligne qui consiste à lier différents services par internet. Si telle action a lieu sur tel service, alors fais telle action sur telle autre. On appelle ces différents déclenchements des recettes (recipes).
  2. Suivez ce lien pour mettre en place la recette qui nous intéresse (envoyer un tweet lorsque l’on envoie un mail) ; laissez les informations par défaut. Vous pouvez éventuellement changer le nom de la recette par un titre de votre choix (par exemple “tweeter par mail”). Le titre n’a pas d’impact sur le fonctionnement. En mettant en place la recette, IFTTT vous demandera d’activer les chaînes (channel).
  3. Créez-vous un contact dans votre carnet d’adresse intitulé “Twitter” ou “Tweet par mail”. Attribuez-lui l’adresse mail suivante : trigger@recipe.ifttt.com
  4. La prochaine fois que vous voulez envoyer un tweet par mail, envoyez un mail dont le contenu (pas l’objet) sera le contenu de votre tweet. Vous pouvez même y adjoindre une image qui sera également postée dans le tweet. Attention à ne pas dépasser la limite des 140 caractères (voire même moins de 140 caractères si vous diffusez une image dans votre tweet).

A noter qu’IFTTT dispose d’applications mobiles particulièrement bien faites. Idéales pour gérer vos différentes recettes. Les recettes sont sans limites et peuvent vraiment vous faciliter la vie. Vous devriez vraiment jeter un coup d’oeil.

Alors ? Envie de programmer vos tweets en absence de réseau ?