Un streetcast : c’est quoi ? Comment faire votre propre streetcast ?

La question est récurrente ces derniers temps et j’ai le sentiment de toujours répondre la même chose. Avec plaisir, évidemment. Mais au fond, s’il y a une demande, autant penser la réponse une bonne fois pour toutes. Voici donc comment commencer votre propre streetcast.

Un streetcast, c’est quoi ?

Streetcast, c’est le nom qu’à suggéré l’ami Tom pour décrire ces podcasts un peu particuliers. Si vous ne savez pas ce qu’est un podcast, imaginez-vous qu’il s’agit de sites qui, au lieu de publier des articles, diffusent des enregistrements sonores, souvent des discussions, ou des vidéos. J’ai d’ailleurs précédemment parlé du fonctionnement d’un podcast dans un précédent article.

Un streetcast, c’est un podcast qui (ce n’est pas une définition officielle mais plus une vision partagée de ce que c’est) rassemble les caractéristiques suivantes :

  • Les épisodes sont courts (20 minutes parmi les plus longs, souvent moins de 10 minutes),
  • Il s’agit de monologues. Le streetcaster parle tout seul,
  • Réalisé en mobilité, uniquement avec un smartphone, de l’enregistrement à la diffusion, avec un minimum de matériel,
  • Le contenu prime sur la forme. Il ne s’agit pas de travailler de multiples jingles, améliorer sans cesse la qualité de la voix, mais plutôt diffuser rapidement un contenu de fond,
  • À ce jour, les streetcasts sont presque toujours des revues de tranches de vie. Évidemment, on pourrait imaginer un streetcast sur un thème en particulier mais quitte à aborder un thème, autant le faire avec la qualité d’un podcast.

Nous sommes nombreux à diffuser des liens vers d’autres streetcasts ; voici une liste au moment où j’écris cet article.

Vous êtes décidé ? C’est tant mieux. Je pense avec du recul qu’il s’agit d’un formidable outil pour faire du journaling, faire des introspections, avoir du recul sur soi.

Tout ce qu’il vous faudra, c’est votre smartphone et peut-être, selon les choix des uns et des autres, un casque avec un micro. Il est aussi possible de positionner votre smartphone au-dessus de votre pare-soleil : le son y est souvent bien capturé. Si vous utilisez le micro du casque de votre smartphone, n’hésitez pas à le garder près de votre bouche, et surtout, abritez-le du vent.

Attention : pour rappel, en France, l’utilisation du smartphone en voiture est strictement interdite, à moins de l’utiliser comme un système de guidage GPS, tout comme l’usage des oreillettes. Faites attention à respecter la loi avec vos dispositifs d’enregistrement : il en est de votre responsabilité.

Comment se lancer (sur iPhone) ?

Sur iPhone, je vous recommande très très vivement l’app Opinion. Je n’irai pas par Quatre Chemins pour vous décrire l’application, l’ami profduweb a fait une excellente vidéo qui vous la présente, elle et sa simplicité, en quelques minutes :

Gardez bien à l’esprit qu’Opinion va vous permettre de tout gérer, gratuitement (avec des épisodes jusqu’à 10 minutes) : enregistrement, montage, et surtout, hébergement et diffusion du flux du podcast. Le fait de payer la version premium vous permettra de diffuser des épisodes de plus de 10 minutes. Le stockage reste, dans tous les cas, illimité.

Opinion vous offrira peu de statistiques, c’est probablement un point faible. Pour voir le nombre de lectures de chacun de vos épisodes, il suffit de vous rendre sur la page de votre streetcast (dont l’adresse termine en .madewithopinion.com) et vous aurez accès aux nombres de lectures (et en cliquant sur le petit pictogramme, à un graphique détaillant son évolution) :

L’affichage (sommaire) des statistiques de lecture sur la page d’un épisode de podcast, avec Opinion.
En cliquant sur le petit graphique, on accède à l’évolution des lectures dans le temps.

Je vous recommande vraiment Opinion pour sa simplicité. Toutefois, si jamais vous souhaitez avoir un peu plus de possibilités, d’outils pour le montage, vous pouvez aussi jeter un coup d’oeil à la solution Spreaker. J’en parle juste ci-dessous.

Comment se lancer (sur Android) ?

Sur Android, il n’y a pas le choix : Opinion n’y est pas dispo. Il faut obligatoirement passer par Spreaker. Spreaker vient lui aussi avec une solution gratuite. La limitation est également sur la durée des épisodes (mais à 15 minutes) mais il y a également une limite de stockage de 15 heures. Ca vous laisse quand même le temps de voir venir : 90 épisodes de 10 minutes. Les versions payantes sont basées sur des abonnements, à partir de 4,99 € / mois.

Spreaker est, de l’aveu de tous, plus complet. Seulement, voilà, pour un streetcast, le mieux peut être l’ennemi du bien : Opinion est un compagnon idéal pour un streetcast car il ne propose justement pas des tonnes d’options qui nous éloignent du principe de départ : diffuser du contenu simplement, rapidement et en mobilité.

Faire connaître votre streetcast

Une fois votre streetcast mis en place, et dès le premier épisode diffusé, récupérez l’adresse du flux de votre podcast. Opinion et Spreaker vous le donneront facilement. Puis, soumettez ce flux avec Podcast Connect. Le streetcast apparaîtra dans le catalogue de podcasts iTunes. Ce n’est certes, pas une finalité, mais cela reste une visibilité incontournable pour tout podcast. De plus, la plupart des lecteurs de podcasts se basent aussi sur iTunes pour cataloguer les créations. De cette manière, vous serez rapidement présent partout.

Voilà, vous savez tout. Si vous vous lancez, ce que vous aurez compris, je vous encourage à faire, n’hésitez pas à déposer ici en commentaire le lien vers votre streetcast.

Pour aller plus loin : comment garder la main sur votre flux

Un des principaux points négatifs d’utiliser des solutions 100% intégrées (comme Spreaker ou Opinion), c’est que le jour où ces services ferment, vous perdez potentiellement la main sur votre podcast.

Aujourd’hui, avec Podcast Connect, que je mentionne ci-dessus, on peut facilement mettre à jour son flux dans les catalogues de podcasts. Toutefois, je vous recommande d’encapsuler le flux de votre streetcast sur un service pour lequel vous aurez la main, même si vous changez de fournisseur ou d’hébergeur.

Le plus connu est feedburner mais on peut y émettre deux alertes : d’une part, c’est un service Google (et comme tout service Google, il peut disparaître) et par ailleurs, c’est un service Google qui n’est plus maintenu. Vous pourrez toutefois trouver probablement des alternatives plus ou moins pertinentes.

L’idée, c’est que c’est votre flux « feed burner » (ou autre) qui sera soumis aux différents catalogues. Si un jour vous souhaitez passer d’Opinion à Spreaker, par exemple, vous pourriez maintenir le référencement de votre podcast dans les catalogues sans changer de flux.

Une réflexion sur les applications tierces et services natifs des smartphones

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Depuis quelques temps, je navigue d’un océan à l’autre : celui des applications tierces, et celui des applications natives. Ce mouvement survient dans l’univers iOS comme dans l’univers Android, et même sur Mac, je me pose fréquemment la question, sans parvenir à faire un choix durable.

Si, sur iOS, le système d’exploitation a longtemps rendu peu utilisable les applications tierces, l’ouverture de ces dernières années rend possible l’utilisation d’alternatives aux applications fournies sur le smartphone à la pomme. Aujourd’hui utiliser l’application Inbox sur iPhone n’est plus invraisemblable et utiliser un calendrier alternatif comme l’excellent (bientôt regretté) Sunrise, au calendrier de base.

Note : par comodité, j’utilise par la suite le terme d’applications natives pour désigner les applications qui sont « pré-installées » sur votre smartphone. Je sais que ce n’est pas ce que signifie originellement ce terme pour les afficionados aguerris en nouvelles technologies. Veuillez me pardonner !

Sur Android, les raisons étaient sensiblement différentes, l’ouverture étant cette fois évidemment bien plus grande (contrairement à l’iPhone1, on peut utiliser une autre application que l’application de base pour gérer les SMS), il s’agissait avant tout de combler des lacunes d’applications préinstallées assez importantes : les applications pour gérer les mails, les tâches, les notes, ou encore les SMS étaient assez peu ergonomiques et les applications tierces comblaient de grosses lacunes à ce niveau.

Depuis quelques temps, j’essaie de me faire un avis un tant soit peu définitif sur le sujet. Or, les évolutions sont permanentes : des applications tierces ne sont plus maintenues, et à l’inverse, les applications de base évoluent énormément, notamment parce qu’elles sont souvent les premières à intégrer des fonctionnalités avancées liées aux évolutions matérielles (je pense notamment à Force Touch sur le dernier iPhone qui permet de définir des actions différentes selon la force avec laquelle on appuie sur l’écran). Et puis, les équipes Android font un boulot du tonnerre pour proposer des mises à jour très pertinentes de leurs applications.

Du coup, un autre phénomène semble surfer sur ces évolutions, conjointement aux évolutions du système d’exploitation Android : une disparition lente mais progressive des différences entre les roms Android et les versions stock. Mon frère a ainsi largement « google-stockisé » son Samsung Galaxy S5. Il faut dire qu’entre Chrome, le launcher2, l’application Messages, et toutes les applications des services Google, on peut rapidement rapprocher l’interface de n’importe quel smartphone Android d’un Nexus (les smartphones de Google, sans surcouche logicielle, avec un Android stock3). Les constructeurs l’ont bien compris : ils pourront difficilement rivaliser avec le succès de l’interface « material design » et des applications Android stock.

Par-dessus cet état de fait, j’ai toujours voulu faire en sorte de choisir des services qui ne me permettraient pas d’être « verrouillé » à un écosystème. Je préférais utiliser Wunderlist (ou Todoist) à l’application native Rappels d’iOS, les contacts et les mails Gmail plutôt que les contacts iCloud, les photos Google plutôt que l’espace de photos iCloud, etc.

Mais bizarrement, depuis quelques semaines, j’ai fait le constat que les applications natives d’iOS me conviennent parfaitement : l’application de gestionnaire de listes (de tâches) Rappels est devenue assez aboutie. On peut tout de même déplorer l’intégration inexistante sur Apple Watch (bizarrement) : vous pourrez, pour combler les lacunes (par exemple, ne pas pouvoir « cocher » d’élément dans une de vos listes de Rappels depuis l’Apple Watch) utiliser l’application 1List (1,99 €). L’application Mail convient également bien, et n’a pas, à mon sens, de véritable valeur ajoutée avec Inbox ou Gmail. L’interface est peut-être un poil moins sexy…

Il reste un service qui, à mes yeux, nécessite indubitablement une application tierce, c’est Evernote. Vous connaissez désormais mon amour pour Evernote. Or, si l’on semble entrapercevoir un avenir peut-être nuageux pour Evernote (sale temps pour les licornes), les services proposés en natif n’égalent pas la cheville d’Evernote. Prenons le cas de Notes d’iOS, qui a bien évolué dans sa dernière mouture : celle-ci ne permet toutefois pas de totalement remplacer la puissance de l’application à la mémoire d’éléphant : reconnaissance de texte dans des photos, indexation avec des étiquettes, possibilité de créer des notes en envoyant des mails à une adresse secrète

Et vous ? Quelle philosophie retenez-vous pour vos applications sur votre smartphone ? Vous êtes plutôt applications « natives » ou applications tierces ? Pour quelles raisons ?

Vos photos en mobilité sans exploser votre forfait data

Cet été, j’ai eu l’occasion d’aller en vacances à nouveau dans cette belle ville d’Houlgate, en Normandie. Encore une fois cette année, je ne suis pas parti avec mon appareil photo reflex : le soucis (de plus en plus fréquent) de partir léger. Et puis, je suis parti avec mon iPhone, ce qui reste évidemment un excellent appareil photo de vacances. Je me suis fait malgré tout piéger sur la synchronisation des photos et je voulais vous proposer une petite solution pour éviter de vous faire avoir à votre tour…

Houlgate, c’est très bien : c’est calme, c’est familial… Mais on capte super mal les réseaux 3G et je ne parle même pas des réseaux 4G. Enfin, étant chez Free mobile, je me doutais que ce n’était sans doute pas la référence pour la qualité des connexion data, même si je suis généralement surpris de pouvoir relativement bien capter le web en mobilité en règle général, avec le réseau de Xavier Niel.

Cette année, je n’ai pas fait de voeu de chasteté du web, et j’ai voulu profiter des journées tranquilles pour me connecter et avancer sur quelques projets en ligne. J’ai donc anticipé en prenant une Airbox 4G d’Orange. C’est Huawei qui fait ça et le principe est simple : vous lui faites manger une carte sim 4G et il crée un réseau wifi sur cette connexion. Le forfait Orange que j’ai choisi avec n’est pas mauvais : 8 Go de données sans engagement, et la possibilité de repasser à la caisse pour compléter le quota si nécessaire. Je me suis dit qu’Orange, réputé pour sa couverture légendaire de l’hexagone, me donnerait satisfaction pour quelques jours.

Bon, ça s’est avéré à la fois vrai et faux. En fait, je pense que l’appartement dont on profite chaque année à Houlgate est isolé de manière très curieuse… Les murs doivent contenir des matériaux bien bloquants pour les ondes car je captais pas très bien. Enfin, j’avais quand même quelques barres de 3G et parfois, grand luxe, une barre de 4G. J’étais un peu déçu parce que concrètement, ça n’avançait pas beaucoup…

Et en fait, quelques jours avant la fin du séjour, je constate que le quota de 8 Go de data est explosé depuis longtemps… Et là, je réalise qu’entre deux iPhone (le mien et celui de ma femme), un iPad, et un MacBook air, dont les mises à jour automatiques étaient activées, ça devait bien sucer le débit (et le quota). Idem, j’ai réalisé bien trop tard que Pocket Casts, l’application que j’utilise pour télécharger et écouter tous mes podcasts, était toujours en mode « téléchargement des nouveaux épisodes automatique »… Quelle andouille ! Je ne m’étais pas rendu compte de ces options datavores ! L’erreur me servira de leçon pour une autre fois…

Première recommandation en mobilité avec une connexion réduite : pensez à désactiver les mises à jour automatiques de vos systèmes d’exploitation, de vos applications, de vos podcasts, etc.

Bon, et quel est le rapport avec le titre et l’intro de cet article, allez-vous me dire ? Je m’égare, vous avez raison. Et bien, je me suis rendu compte également à ce moment-là que mon iPhone uploadait (ou tentait de le faire) bêtement mes photos en ligne. L’envoi de fichiers cramait aussi le quota et le débit de données. Et là, impossible de désactiver facilement cette option dans l’iPhone. Si l’on désactive la synchronisation « Photothèque iCloud », ça met un bazar sans nom : ça donne l’impression selon les options que vous avez choisies que votre bibliothèque de photos va s’y paumer. C’est d’ailleurs un point qu’Apple devra régler (oui, oui, je sais, sur Android, c’est mieux fait…).

Du coup, une pratique que je vous recommande, c’est d’utiliser une application telle que Camera+ : ces applications « remplacent » l’application d’appareil photo de base de votre iPhone et « stockent » localement les photos dans une « chambre noire » sans les uploader sur le web. Vous pouvez les modifier, les trier, et exporter celles que vous souhaitez conserver dans votre bibliothèque de photos. En gros, l’idée, c’est de pouvoir prendre toutes vos photos en vacances avec cette application, et de les repasser une fois revenu chez vous. Elles ne seront téléchargées qu’avec la connexion wifi de votre domicile. Et votre forfait mobile vous remerciera.

Bon, et pour ma part, sachez que n’ayant plus besoin du forfait Orange 4G, j’ai résilié l’abonnement. Je garde le routeur Airbox, qui sait, l’an prochain, si je suis moins con, je pourrai reprendre un forfait sans engagement, et il me servira à quelque chose.

Et vous, quelles sont vos expériences d’utilisations de votre smartphone en mobilité ?