Vidéo : Le paradoxe de Simpson

Mon frère m’a envoyé cette excellente vidéo de cette excellente chaîne Youtube : Science étonnante. Bon, certaines vidéos sont un poil trop avancées pour moi, comme par exemple, celle de la Théorie des cordes, mais d’autres sont vraiment très intéressantes.

Le paradoxe de Simpson, c’est un phénomène qui peut nous amener à faire des choix sur la base de perceptions erronées ou interpréter des informations de manière incorrecte. Dans l’exemple (j’imagine que les valeurs utilisées ne sont pas forcément réelles) qu’il donne, il imagine une situation où l’on essaie de comparer l’efficacité des médicaments et celle de la chirurgie pour le traitement de cancers, en fonction de la taille de la tumeur.

Or, si les médicaments semblent mieux fonctionner que la chirurgie sur l’ensemble des traitements, si l’on découpe les échantillons en petites tumeurs et grosses tumeurs, la chirurgie s’avère plus efficace séparément dans les deux cas. Vous êtes sceptique ? Vous n’avez pas tout compris ? Regardez cette vidéo :

La conclusion est plutôt évidente : faites attention lorsqu’on vous présente des chiffres, dans les médias ou dans votre entourage. Ce biais cognitif pourrait rapidement s’avérer être un piège dans de nombreuses situations !

Pensez-vous avoir déjà constaté ce phénomène ?

Paris Skeptics in the pub

Certains d’entre vous connaissent sans doute les événements de type « Skeptics in the pub », notamment l’édition bruxelloise que vous pouvez entendre régulièrement dans le podcast « Scepticisme scientifique » de Jean-Michel Abrassart par exemple. Bonne nouvelle pour les parisiens, avec l’aide de Sébastien Fagot, nous allons organiser la même typologie de rencontre à Paris. La 1ère édition du « Paris skeptics in the pub » aura donc lieu normalement le 1er juillet à 20h30 (le lieu exact reste à déterminer, ainsi que le thème exact de cette rencontre).

Pour cela, et afin de réserver un lieu approprié pour le nombre de personnes qui seront présentes, nous aurions besoin que vous puissiez manifester votre intérêt. Pour cela, je vous invite à vous inscrire sur un site que nous avons rapidement mis en place à cet effet : skepticsinthepub.paris

Avis aux parisiens et habitants de la région parisienne intéressés, n’hésitez donc pas à vous inscrire. C’est notamment via cette inscription que nous vous tiendrons au courant de la suite des événements. Dernière chose pour ceux qui ne seraient pas disponibles à cette date, vous pouvez malgré tout remplir le formulaire pour être tenus au courant des éventuelles éditions suivantes.

Sébastien et moi restons bien entendu dispos pour répondre à vos éventuelles questions !

Comment se faire un avis sur l’efficacité de l’homéopathie ?

Le débat fait rage, tout le temps, régulièrement relancé par des études diverses. Pour ma part, je me suis forgé un avis, nourri par l’élément le meilleur élément qui existe à ce jour pour se forger un avis : la science. Et oui, beaucoup affirmeront que la science a ses limites mais je ne suis pas parvenu à trouver d’autre source qui me permette de me forger une opinion qui fasse plus consensus.

Comment peut-on se faire un avis sur l’efficacité de l’homéopathie ? En fait, répondre à cette question pose un problème. Si l’on a envie de se forger un avis, c’est que l’on a actuellement envie ou que l’on a eu envie de croire à l’homéopathie par le passé. Ca a d’ailleurs été mon cas : j’ai pu acheter régulièrement de l’Oscillococcinum par le passé, pensant renforcer mes défenses face aux rhumes de l’hiver.

La plupart des avis sur l’efficacité de l’homéopathie dont on peut facilement prendre connaissance se forgent pratiquement toujours sur des témoignages ou des expériences. Personne ne pourra décemment affirmer avoir un avis tranché sur l’efficacité de l’homéopathie sans être capable de citer un cas précis dans sont entourage ou un vécu personnel. Cette manière de se forger une opinion pose à mon sens quelques problèmes :

  • Le premier problème est simple : ces témoignages ne sont pas objectifs ; c’est tout le principe des avis personnels mis en perspective des études scientifiques. Nul ne peut prétendre avoir une objectivité sans faille, dans la droite lignée d’une étude scientifique. Il s’agit toujours d’avis issus d’un milieu social donné, d’un échantillon de la société donné.
  • Ils ne se basent pas sur une assez grande population. Certains répondront : « A quoi sert de faire des tests sur beaucoup de personnes si on sait que ça marche déjà pour une personne ? ». C’est justement ce qui me pose un problème : affirmer que ça marche, que c’est efficace, ou que ça fonctionne, ne peut pas se déterminer à petite échelle. Encore faudrait-on tous tomber d’accord sur la définition médicale de « ça marche ». Voici ma proposition : pour moi, « ça marche » implique des effets supérieurs à ceux induits par les effets placebo. On le sait, dans toute expérimentation, les effets placebo sont réels, mesurables. Dès lors, pour moi, l’expression « ça marche » doit nécessaire se différencier de l’effet placebo. Dès lors, en se basant sur une petite quantité de témoignages, comment différencier les effets induits par l’homéopathie des conséquences de l’effet placebo ?

L’autre manière de prendre connaissance de l’efficacité de l’homéopathie est de consulter les études scientifiques. A ce jour, aucune étude scientifique au protocole reconnu comme valide par un consensus scientifique n’a permis de convaincre l’efficacité de l’homéopathie. La dernière en date arrive à la même conclusion.

Aussi, voici ma petite recommandation : posez-vous la question quant à votre avis sur l’efficacité de l’homéopathie. Forgez-vous votre opinion des conclusions d’études scientifiques ou d’avis ou témoignages personnels ?

N’hésitez pas à commenter cet article pour dialoguer avec moi. Le sujet et la démarche intellectuelle m’intéressent particulièrement.