Une formation gratuite et incontournable pour vos activités en ligne

Cela faisait un moment que je voulais mettre en avant un peu plus Bertrand Soulier, que j’ai commencé à vraiment connaître depuis une année, et sa formation en podcast, depuis qu’il a pris le train des streetcasts en marche. En particulier, je voulais être sûr que vous ayez bien connaissance de son podcast : “Votre coach web”.

Formation "Votre coach web" par Bertrand Soulier

Je pense en effet qu’il s’agit aujourd’hui d’une formation incontournable pour toutes celles et tous ceux qui mènent une activité (au moins en partie) en ligne. J’ai commencé régulièrement à recommander ce podcast pour mes proches, qui mènent ou veulent mener une activité en ligne, et même dans le cadre de mon travail.

Dans ce podcast, Bertrand anime une véritable formation en ligne et vous parle des outils pour animer votre présence en ligne, vous parle de réseaux sociaux, de sites web, d’astuces d’organisation et de recommandations pour vous pousser à produire du contenu et bien évidemment de stratégies pour identifier et animer votre marque ou votre marque personnelle. Mais cette liste est très d’être exhaustive. En filigrane, son podcast vous aidera même vraisemblablement à trouver une “voie” que vous pourriez emprunter et que vous n’aviez peut-être pas encore identifiée. Que vous soyez entrepreneur, ou que vous ayez envie de vous lancer sur une activité en ligne, ou même si vous souhaitez enrichir votre vision des réalités d’aujourd’hui en lien avec le web, c’est un podcast qui vous apportera nécessairement beaucoup.

Notez bien que le podcast est totalement gratuit et ne propose pas de vous vendre quelque chose, à quelque moment que ce soit. Si vous le souhaitez, vous pouvez tout de même le soutenir via la plateforme de financement participatif Patreon.

Pour écouter ou vous abonner à “Votre coach web”, vous trouverez toutes les infos nécessaires ici sur  : votrecoachweb.com. Au passage une remarque, je vous recommande d’écouter les 2 ou 3 derniers épisodes publiés, puis de revenir aux tous premiers épisodes pour écouter toute la formation dans l’ordre.

Pour ceux qui préféreraient nous écouter parler de ce projet (et de Bertrand), vous pouvez également écouter le dernier épisode de Relife, un podcast sur le lifehacking que je co-anime avec Mat, et que nous avons mis en ligne il y a quelques jours. Nous y avons invité Bertrand et nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui de manière plus complète :

 

Circuler en vélo : les éclairages

Mon ami Pierre-Olivier a dédié un épisode de son streetcast, le “Blablapod“, à l’éclairage en vélo. Plutôt utile en cette période hivernale où l’absence de soleil occupe de plus en plus nos journées.

L’idée n’est pas tant de voir mais surtout d’être vu : il donne des conseils toujours utiles à être rappelés et cite quelques mauvaises idées à éviter.

Je rajouterais enfin que pour une dizaine d’euros, je vous conseille de vous équiper d’un gilet à haut visibilité qui maximisera la manière dont vous apparaissez aux autres usagers. Oui, vous aurez l’air moche, et vous perdrez votre style, mais ça évitera peut-être des accidents, très souvent avec des conséquences graves, lorsque l’on circule en vélo.

Pour écouter les autres épisodes de Pierre-Olivier, vous retrouverez tous les liens utiles sur Spreaker.

De la stabilité technologique

Ces dernières semaines, la dernière version d’iOS, le système d’exploitation qui fait fonctionner vos iPhones et vos iPad (la version 11), a été le feu de critiques nourries en raison de son absence de stabilité. Ce qui est d’ailleurs le cas de toutes les versions d’iOS. « Apple, ce n’est plus ce que c’était… », « On n’a jamais eu une version aussi buggée d’iOS ! » ou encore «  C’est de l’obsolescence programmée », voire même « Tu n’as qu’à passer sur Android »… Les réactions usuelles ont fusé.

Pourtant, à y regarder de plus près, il n’y a pas eu un rythme de mises à jour plus important que pour les précédentes versions et au final, les problèmes sont probablement aussi nombreux que pour les versions précédentes. Oui mais voilà, on est toujours plus exigeants sur nos outils technologiques, surtout ceux du quotidien, et l’on a toujours l’impression que nos problèmes sont les plus importants, qu’on ne les compare à ceux des autres ou ceux du passé. Et pourtant, à la place d’Apple, je redoublerais d’efforts pour soigner la stabilité de ces mises à jour tant elles doivent être propice au changement vers des alternatives telles qu’Android, et ce, à double titre :

  • Le fait que cette « nouvelle » version n’apporte pas les tant attendues fonctionnalités, qui existent ailleurs ;
  • Le fait que la présence de « bugs » suscite une impression de stabilité ailleurs, quand bien même ces bugs ne soient présents que quelques semaines. C’est désormais trop pour les utilisateurs exacerbés que nous sommes.

Ce constat m’a interpelé et m’a permis de faire un rapprochement avec un sujet de discussion abordé sur Twitter il y a quelques jours : celui de la sempiternelle recherche des meilleurs outils, ou plutôt, devrais-je dire, des outils toujours meilleurs. En effet, nombreux sont ceux qui constatent actuellement passer plus de temps à chercher ou appliquer de nouvelles méthodes de travail, qu’à produire ou réaliser les tâches prévues.

Pour ma part, j’ai résolu depuis pas mal de temps ce problème dont je pouvais être victime et ce, à l’appui de quelques points que je vous livre ici :

  • J’ai accepté d’utiliser des outils imparfaits. L’outil parfait, celui dont on se satisfera pour toujours, comme l’homme ou la femme parfaite, comme le job de vos rêves, comme plein d’autres choses en fait, est une chimère et n’existe pas. Il y a toujours un défaut, un problème, un truc que vos outils font moins bien que d’autres. Et il ne me parait pas très réaliste d’affirmer sans faille avoir choisi l’outil parfait et qu’il le restera.
  • J’ai décidé de ne plus y perdre de temps, comme j’ai décidé d’arrêter de fumer il y a maintenant des années, comme j’avais réussi à arrêter de passer du temps dans des jeux vidéo tels que World of Warcraft et tout comme j’ai décidé de travailler mon rythme de sommeil en me couchant plus tôt. Si l’on se plaint de passer trop de temps à tester de nouveaux outils, c’est que l’on n’a pas décidé d’économiser du temps là-dessus.
  • J’aime l’imperfection. Elle rend un outil plus humain. Je crois que, par certains aspects, disposer d’outils imparfaits me rassure, tant une technologie qui serait exempte de défauts me donnerait l’impression que le rôle de l’Homme s’efface. J’ai par exemple testé un Google Home mini et je dois dire que si, globalement, c’est très bien pensé, il y a quand même un volume de problèmes encore énormes pour ce type de technologie qui continue à la rendre humaine. Préféreriez-vous confier une partie de votre vie à une technologie parfaite, qui s’effacerait totalement ?

Soyons clairs, les évolutions, la résolution de problèmes, la corrections de bugs, c’est formidable. C’est important. Je m’en réjouis. Mais je ne ressens plus de frustration lorsqu’ils ne sont pas immédiatement présents.

Et vous, pratiquez-vous la stabilité technologique ?

Avec quels outils j’organise ma veille

Veille : MacBook Air, iPad, AirPods

En remettant à plat mon activité de podcasting à l’appui du bilan de mon activité que j’ai réalisé à la rentrée, j’ai revu également la façon dont je faisais ma veille, notamment pour mon podcast Tech Café. Je vous parle aujourd’hui des piliers de cette organisation.

J’utilise désormais de manière incontournable 2 canaux : d’une part, les flux RSS, et d’une autre part Twitter. Je vais moins m’attarder sur Twitter, tant ce service bénéficie de ressources diverses et variées d’un peu partout. Je me suis toujours dit que je ferais un jour une liste de comptes Twitter que je suis pour ma veille mais c’est une donnée tellement volatile qu’elle n’aurait pas forcément d’intérêt. Je vais plus détailler le fonctionnement par flux RSS qui est, cela en surprendra peut-être certains, très récent dans mes usages. En effet, auparavant, je naviguais de site en site et je ne profitais pas des avantages d’une vue unifiée.

Pour mes flux RSS, j’utilisais il y a encore quelques mois Feedly, dans sa version gratuite. L’interface avait l’avantage d’être complète sur ordinateur (navigateur) mais la consultation par app était catastrophique. Or, je fais une veille à 30% sur ordinateur, à 60% sur iPad et 10% sur iPhone. L’application Feedly donne l’impression d’être totalement délaissée par les développeurs et c’était pour moi une plaie…

J’ai alors découvert Reeder. Il s’agit d’une application de lecture de flux RSS, à laquelle vous pouvez rattacher un compte Feedly, mais aussi de nombreux autres comptes de lecture de flux RSS ou même fonctionner sans autre compte tiers. La synchronisation de vos abonnements passe alors, par exemple, par iCloud. J’avais le meilleur des deux mondes : entre Feedly sur navigateur et Reeder sur mes autres appareils, les deux se synchronisant allègrement.

Par la suite, j’ai voulu commencer à filtrer certains types d’articles (des listes de promotions, des tests de jeux, etc.). Et j’ai commencé à étudier la version payante de Feedly à cet effet. De plus, Feedly m’a interpelé en rendant payantes des fonctions qui étaient gratuites au départ et en imposant des limites aux utilisateurs, pour les pousser à souscrire un abonnement payant. Et j’ai ainsi découvert Feedbin. Chez eux, c’est simple, la version gratuite est simplement limitée à 14 jours. Je me suis dit que ça valait le coup de tester et j’ai importé la liste des flux RSS que je suivais depuis Feedly vers Feedin. Ce test s’est avéré pour moi vraiment concluant, pour un prix équivalent à la version Pro de Feedly, j’ai retrouvé toutes les fonctions que j’attendais, avec une interface simple et claire. J’ai pu basculer de compte dans Reeder sans problème et retrouver mes petits. Les filtres ont commencé à me faire gagner un temps certain.

J’ai récemment eu beaucoup de mal à mettre en place une ultime fonctionnalité dont j’avais besoin : la consultation intégrale des articles des flux auxquels j’étais abonné. Feedbin, dans sa version web (ils ne proposent pas d’app d’ailleurs), propose une fonction “Sticky full content” qui permet en permanence d’aller chercher, à la lecture d’un article, sa version complète.

Option "Sticky full content"

J’avoue qu’aujourd’hui, je suis étonné que les agrégateurs de flux RSS ne soient pas tous capables de récupérer des version intégrales d’articles. Pocket ou Read it later sont des services qui le font parfaitement. Pourquoi un lecteur de flux RSS ne pourrait pas aller piocher le contenu intégral d’un article avec son URL ? Toujours est-il que cette option est disponible dans Feedbin et permet de récupérer les articles complets dans les flux RSS.

J’en profite pour dire que les éditeurs qui tronquent le contenu de leurs articles font vivre, probablement sans le savoir, une plaie et c’est un élément qui me ferait aujourd’hui choisir un site plutôt qu’un autre. Coup de coeur à iPhon.fr qui ne limite pas ses articles dans son flux RSS, à Macg.co qui fait l’effort de proposer un flux en version complète (merci Gontran), et coup de gueule à Numerama qui, bien que proposant le meilleur contenu pour ma veille à ce jour, continue à bêtement limiter les articles de son flux au premier paragraphe… Je comprends les implications notamment financières mais honnêtement, ce n’est plus un combat à mener en 2017, selon moi : je suis sûr qu’au final, il y a plus à perdre qu’autre chose en ne rendant pas un service complet à tous ses utilisateurs.

Sur Reeder, j’ai mis un peu plus de temps à trouver la solution (et pas seul, en plus – merci Thibaud) alors qu’elle est fichtrement simple. À la lecture d’un article, il suffit de cliquer sur le bouton “M” en haut d’un article pour charger la version complète. Et voilà, le tour est joué.

Au global, mon outil de veille principal me coûte donc : 50 $/an (Feedbin) et 5,49 € (Reeder) pour une solution non limitée et polyvalente.

Et vous ? Comment organisez-vous votre veille ?

Rouler au quotidien en vélo : mon retour

Depuis la rentrée, mon moyen de transport principal est passé de la voiture au vélo.

J’ai en effet commencé depuis début septembre à emmener mon fils à la crèche en vélo, pour moins être gêné par les difficultés de circulation et de stationnement. Sur Amiens, si vous partez 10 minutes trop tard, vous êtes dans des bouchons qui n’existaient pas juste avant. De plus, la crèche est stationnée à 2 pas d’un poste de Police, alors que la seule solution de stationnement est le trottoir, avec les avertisseurs clignotants (warnings – je ne sais pas quel est le terme officiel en français). Et quand on voit le nombre de personnes qui circulent chaque jour, sans autre passager, dans des voitures, ces derniers étant stationnées 90% de leur temps, ça laisse songeur…

J’avoue que j’y ai pris un plaisir de dingue. J’ai voulu faire la démarche de prolonger le trajet de la crèche jusqu’à mon travail mais des côtes à l’aller et surtout, au retour, rendent l’exercice particulièrement pénible. Ça tombe bien : j’avais anticipé !

En effet, j’étais passé par la société Buscyclette, qui dépend de la Ville d’Amiens, pour louer à l’année un vélo à assistance électrique. Le principe est simple : dès qu’il faut, ne serait-ce qu’un peu, forcer sur le pédalier pour un semblant de côte, le moteur électrique prend le relai avec un « gziiiiii » aussi discret que rigolo. Déduction faite des remboursements de mon employeur, et hors coût du rechargement de la batterie, ce moyen de transport me revient à 10€ par mois. On est loin, très loin, du coût que représente une voiture.

Les défauts sont évidents : on dépend de la météo et on ne peut pas transporter autant de choses qu’en voiture (récupérer un drive, un gros colis, etc.). Mais finalement ces deux inconvénients s’avèrent assez occasionnels pour ne pas pénaliser la démarche. D’autant qu’il y a aussi des avantages :

  • En vélo, on ne dépend pas de la circulation
  • On n’est pas gêné non plus par le stationnement
  • C’est écologique (bien plus qu’une voiture)
  • Enfin, c’est très grisant. Je ne sais pas comment l’exprimer concrètement mais quand vous circulez à vélo, vous avez le plaisir et la fierté de faire le bon choix.

Reste un point sur lequel je bosse activement : la sécurité. Je vais m’équiper d’un gilet réfléchissant, le vélo dispose de lumières avant et arrière, j’ai évidemment un casque (ainsi que mon fils sur son siège bébé) – mention spéciale pour les casques Décathlon avec d’excellents rapports qualité-prix ! Il faut quand même se replonger dans certains détails du code de la route, il y a souvent des choses à réapprendre !

Bref, tant que le ciel ne me tombe pas sur la tête, j’adore ça ! Vous devriez essayer aussi, surtout si votre trajet quotidien ne représente que quelques kilomètres ! Il est fort probable que votre commune propose des pistes cyclables et qui sait, des locations de vélos à assistance électrique !

Pour ceux qui veulent aussi m’entendre en parler, vous pouvez écouter cet épisode de mon streetcast :

Migrer de Pocket Casts vers Podcasts (iOS) et pourquoi

 

Pour écouter des podcasts, j’ai souvent préféré l’application Pocket Casts à l’application Podcasts d’iOS (celle installée par défaut sur les iPhone et les iPad). Elle présentait de nombreux avantages à mes yeux : création de “stations” automatiques (pratique pour les streetcasts), coupure des blancs, possibilité de régler assez finement la vitesse de lecture par podcast, synchronisation des abonnements et des stades de lecture avec des appareils non iOS, lecture sur navigateur… Des avantages très concrets quand, comme moi, on écoute plusieurs dizaines d’émissions en podcast (et encore, je ne suis clairement pas un record).

Cependant, depuis iOS 11, les avantages de Pocket Casts s’effacent, et l’application native Podcasts d’iOS présente à son tour des avantages clé :

  • L’interface est désormais bien plus élégante
  • Il y a bien la possibilité de créer des “stations” de podcasts
  • Et surtout, iTunes et le catalogue de podcasts accessible avec l’application native joue un rôle inégalé aujourd’hui par les applications tierces équivalentes. La découverte, le fait de noter des podcasts, bref, ce qui fait que l’on découvre telle ou telle émission, on peut dire ce que l’on veut, c’est grâce à Apple et son activité en ce sens. On le sait, des évolutions risquent bien d’arriver pour amener quelques avantages aux créateurs de contenus comme par exemple une consultation plus fine des statistiques.

J’ai donc décidé de migrer toute ma bibliothèque de podcasts depuis Pocket Casts vers Podcasts. Comme je me suis gratté la tête pour y arriver (même si je n’y ai pas passé des heures non plus hein), je me suis dit que ça aurait sa place ici pour d’autres personnes qui voudraient faire la démarche.

Pour faire cette migration, vous aurez besoin de : votre appareil qui utilise Pocket Casts, idéalement permettant d’accéder à iCloud Drive (mais on peut aussi utiliser Google Drive ou tout autre équivalent), et un ordinateur disposant d’iTunes.

Tout d’abord, commencez par lancer Pocket Casts et allez dans “Settings” puis “Import/Export OPML”. Cliquez sur “Export Podcasts” et choisissez l’emplacement de votre choix. Pratique : si vous utilisez un Mac avec la synchronisation du Bureau ou du répertoire Documents, ça va être encore plus rapide.

Depuis votre Mac, ouvrez iTunes et allez dans la rubrique “Podcasts” (Bibliothèque). Vous pouvez alors voir à quels podcasts vous étiez déjà abonné sur votre Mac. Si l’on vous pose la question, assurez-vous que les abonnements soient synchronisés entre les appareils. Puis, cliquez sur “Fichier” > “Ajouter à la bibliothèque” et allez sélectionner le fichier “Podcasts” que vous avez exporté depuis Pocket Casts.

Voilà, vous devriez retrouver tous les podcasts auxquels vous étiez abonné sur Pocket Casts. La synchronisation entre les appareils va alors les faire remonter sur vos appareils iOS.

Ah et si accessoirement vous aviez envie de voir à quels podcasts j’étais abonné au moment de cette migration (j’avais fait un peu de ménage), alors vous pouvez carrément aller à l’étape 2 ci-dessus et importer le fichier OPML que je vous mets à disposition ici. Pratique si jamais vous voulez découvrir des podcasts.

Dernière chose : évidemment, ça fonctionne dans le sens inverse. Si vous voulez abandonner iTunes et Podcasts au profit d’une autre app telle que Pocket Casts ou Podcast Addict sur Android, c’est évidemment le même principe…

Retour sur un scénario de l’Appel de Cthulhu : Au milieu des arbres millénaires

Forêt - Au milieu des arbres millénaires

Après plus de 15 ans sans animer de scénario, j’ai pu m’y remettre il y a quelques jours en faisant découvrir le jeu de rôles à quelques proches qui n’avaient pour la plupart, jamais joué.

Les enjeux étaient multiples : faire découvrir ce divertissement à des personnes qui ne sont plus étudiants et installés dans la vie active, reprendre sans trop d’erreur le fait de mener une partie, ne pas les noyer ou me noyer dans les règles que j’avais ré-assimilé récemment (et avec les changements qui étaient intervenus au fil des éditions)… Voici un petit bilan que je peux en tirer :

  • J’ai bien fait de m’appuyer sur la 7ème édition de L’Appel de Cthulhu : les règles sont simples (bon, pas tant que ça sur certains aspects mais évidemment, rien à voir avec d’autres jeux de rôles), et c’est quand même une mécanique bien huilée. Et il faut reconnaître que l’univers est accessible, évoque quelque chose à tous (sans parler du Mythe évidemment), et s’appuie sur des éléments propices pour se plonger rapidement dans une ambiance, sans avoir à détailler des fonctionnements d’une société imaginaire. Nous avons joué un scénario de l’époque classique (en 1925).
  • Le scénario était “Au milieu des arbres millénaires”, proposé dans le livre de base (guide du meneur) parmi les 2 scénarios. Il s’agissait d’un scénario pour débutants qui est assez bien fichu. Je joins quelques spoilers ci-dessous : attention donc aux joueurs qui n’ont pas encore fait ce scénario de ne pas lire ce qui y est indiqué.
Spoiler title
  • Je me suis autant plu qu’auparavant à animer une partie. J’éprouvais un plaisir non dissimulé à leur dévoiler l’univers à leurs pieds, pour leur faire découvrir ma passion d’une part, et une intrigue d’une autre.
  • Je me suis aussi bien marré. Durant un passage d’Au milieu des arbres millénaires, il était question d’explorer des tentes et malgré toute la retenue qu’on peut imaginer essayer d’investir, les joueurs ont une crise de fou-rire avec l’interprétation du mot dans un sens détourné. Honnêtement, ça m’a fait énormément rire. Mais j’ai essayé autant que possible de ne pas céder au fou-rire : je savais que sinon, c’était la partie entière et toutes les autres parties qui seraient potentiellement à remettre en question. C’est d’ailleurs un conseil que je peux donner aux meneurs qui se retrouvent confrontés face à un fou-rire de la part des joueurs. Il ne faut, je pense, surtout pas refréner ces moments, au risque de les empirer et évidemment, de passer à côté de quelque chose de mémorable. C’est d’ailleurs ce qui me fait percevoir que cette partie était une bonne partie. Je m’explique : en me replongeant dans l’univers des jeux de rôles, j’ai découvert la chaîne YouTube “Zone Geek” et notamment leur série de vidéos “Histoires autour du D20” qui relatent plusieurs parties et jeux que les animateurs ont pu vivre. Ils témoignent du fait que, pour eux, les bonnes parties sont les parties desquelles on peut se rappeler d’anecdotes. J’en garde un paquet : le chapardage de bâtons de dynamite dans des conditions impossibles, les crises de démence, une chute d’un arbre façon “fail sur fail”, le fait de se concentrer sur un aspect que j’avais rendu trop secondaire, en essayant de récupérer le maximum d’argent possible de la chasse du malfrat ainsi que, pour y revenir, ce fou-rire sur les tentes.
  • Enfin, je clôturerais en disant que j’avais voulu enregistrer cette partie pour la diffuser sur le podcast “Club JDR” mais j’ai assez lamentablement raté l’enregistrement de la première session de jeu (le scénario s’est déroulé en deux sessions de jeu).  La seconde était moins mauvaise mais très peu écoutable. J’en garde quelques enseignements pour les enregistrements des futures parties.

Si vous souhaitez faire jouer le scénario “Au milieu des arbres millénaires”, il figure dans le Manuel du Gardien (7ème édition du jeu de rôles : L’appel de Cthulhu)

Je vous tiens au courant sur mes futures éventuelles autres parties.