J’ai mis des pubs sur mon site…

Pour celles et ceux qui n’utilisent pas d’adblock, vous avez dû vous en rendre compte, il y a désormais de la publicité sur ce site. J’ai fait en sorte qu’il n’en clignote pas de partout et je me suis appuyé sur la régie Adsense de Google.

Le mois dernier, les clics sur ces publicités m’ont rapporté un peu plus de 10€. Soyons clairs, ce n’est pas une somme incroyable mais c’est de l’argent quand même. On peut projeter que cela représente 120 € par an si le rythme se maintient.

En réalité, n’ayant jamais diffusé de publicité sur mes sites, cela représentait surtout un test, pour voir combien ça rapporte, comment ça s’implémente, et si ça perturbe le trafic. Ce dernier point de perturbation a rapidement été écarté car aujourd’hui, nous avons le choix d’installer des adblocks. Moi-même, j’utilise au quotidien un maximum les adblocks. Je peux donc tout à fait comprendre que vous l’ayez activé sur mon site. Je me dis aussi qu’au même titre que l’on peut vouloir soutenir une émission en podcast, avec un financement participatif tel que Tipeee, par exemple, on peut tout autant considérer de le désactiver pour des sites que l’on souhaite soutenir. Il m’arrive d’ailleurs régulièrement de désactiver l’adblock sur des sites que j’apprécie, voire de cliquer sur des pubs.

Mais cela a eu un effet de bord que je n’aurais pas soupçonné : la présence de publicité et de rétribution me donne envie de diffuser plus de contenu sur ce blog. En réalité, je prends ces retours publicitaires, non comme des sources de financement en tant que tels, mais plus comme des éléments de motivation. L’idée est que ça représente un chouette challenge de faire grandir cette cagnotte et créer du contenu pour cela me paraît une bonne source de créativité.

À ce stade, je m’étais dit que le financement publicitaire me permettrait tout simplement de payer l’hébergement, en partie, de ce site, ainsi que des sites de Tech Café, Relife et Comme des poissons dans l’eau, l’ensemble fonctionnant sur un WordPress multisites. Mais je me dis aussi que cette somme, perçue sur un an, pourrait aussi être consacrée à des actions à plus forte valeur ajoutée, comme soutenir la Quadrature du net, Wikipédia, ou d’autres organisations humanitaires. J’attends un peu de voir si les retours continuent et je verrai ce que j’en ferai. Je voulais en tout cas vous faire part de la démarche.

Et vous, avez-vous installé un adblock ?

Réalisation un podcast audio : diffusion avec WordPress

Image credit: Madebyvadim

Il y a de cela plusieurs mois, j’avais commencé à livrer quelques infos sur la manière dont je fonctionne pour la création de podcasts audio. Je donnais à l’époque la méthode que j’utilisais pour enregistrer une conversation avec Skype. Depuis quelques temps, j’ai fait évoluer ma méthode, et je reparlerai bientôt des avantages d’une solution dédiée aux enregistrements telle que celle de Zencastr.

Dans tous les cas, une fois l’enregistrement et le montage d’une émission de podcast faits, il faut le diffuser. Et je voulais vous décrire la méthode que j’utilise pour « créer » un podcast, avec son flux RSS, et diffuser des épisodes. C’est une méthode qui peut nécessiter un peu de temps à la mise en place, mais qui offre des possibilités de contrôle et de programmation formidables…

Fonctionnement d’un podcast

Avant de pouvoir vous expliquer comment je fonctionne, je pense qu’il est nécessaire de rappeler ce qu’est techniquement (en gros) un podcast. Pour essayer de donner une analogie, un podcast est comme un collier de perles. Par extension, chacune des perles est un épisode. On pourrait aussi comparer un podcast à un train, et chaque wagon serait un épisode. Vous voyez un peu le principe.

Pour prolonger un peu l’analogie du collier, s’abonner au podcast est le fait de porter le collier et lorsque de nouveaux épisodes sont disponibles, on les rajoute au collier. Pour le train, on rajoute un wagon à chaque nouvel épisode. Dans le fonctionnement du podcast, la locomotive, ou le fil du collier, sont en réalité un « flux RSS ». S’il existe une page Wikipedia qui pourra donner tous les détails aux plus curieux, on peut résumer ici en disant que ce fichier explique « où » sont situés les fichiers audio des épisodes et dit où il faut aller les chercher (dans quelle gare se situe un nouveau wagon, ou où est située la perle à rajouter au collier).

Lorsque quelqu’un est abonné à un podcast, au travers d’une application par exemple, cette dernière va tout simplement, et régulièrement :

  1. Consulter ce fichier
  2. Vérifier s’il y a de nouveaux épisodes
  3. S’il y en a, donner les informations (titre, durée, description de l’épisode – ces informations « texte » figurant dans le fichier RSS) les télécharger ou les rendre disponibles pour les écouter en streaming.

C’est d’ailleurs le même principe de fonctionnement que pour les blogs (tel que celui que vous lisez actuellement par exemple), qui listent des articles. Lais au lieu d’accéder à des articles, le flux RSS des podcasts pointe vers des informations texte et un fichier media audio ou video.

Si je ne vous ai pas noyés à ce stade, vous devriez être à même de vous poser deux questions, en regard du titre de l’article : où stocker les fichiers des émissions (audio ou vidéo) et comment créer ce fichier RSS ?

Pour le stockage des émissions, vous pouvez éventuellement héberger vos fichiers sur une offre d’hébergement web mais attention, le poids des fichiers et la bande passante risque d’être sévèrement mise à mal. Surtout si votre podcast remporte un succès important. Ce peut être une solution intéressante dans un premier temps, pour vérifier la viabilité de votre podcast et l’intérêt qu’aura le public pour vos émissions. Si l’audience est limitée, vous pourrez vous en contenter. Si le succès est au rendez-vous, il faudra en revanche passer la vitesse supérieure. Pour ma part, j’héberge mes émissions sur un compte SoundCloud pro illimité à 9€/mois (il y a une version à 6€/mois). Il y a une version gratuite avec 3h de stockage, ce qui permet de se faire une première idée.

Quelle que soit la méthode de stockage que vous utilisez, nous allons pouvoir maintenant regarder comment les diffuser dans un flux RSS avec WordPress : créer le collier de perles ou attacher des wagons à votre locomotive.

Attention, au passage, sachez qu’il existe aussi des solutions clés en main, sur mobile et même sur ordinateur, pour enregistrer, monter et héberger vos podcasts, parfois même avec une simple application mobile : ces solutions sont idéales pour ceux qui ne veulent pas s’occuper de la technique des podcasts ou qui souhaitent créer un streetcast, en mobilité, tel que la Voix de Guillaume. J’y reviendrai dans le futur mais j’aborde ici une solution traditionnelle, que j’utilise par exemple pour Tech Café, ou qui fait fonctionner Relife.

Créer son flux avec WordPress

Je passerais ici sur l’installation de votre site sous WordPress. Les tutos abondent sur le web. Une fois que vous disposez de votre site WordPress, qu’il soit hébergé sur votre serveur ou que vous l’ayez créé sur wordpress.com, il conviendra d’installer l’extension Powerpress.

C’est ce plugin Powerpress qui va vous permettre de transformer certains de vos articles en épisodes de votre podcast. Il faudra tout d’abord, une fois l’installation de Powerpress faite, indiquer les paramètres de votre podcast : le titre bien sûr, la description, l’image de couverture de votre podcast, etc.

Pour ce faire, rendez-vous dans le menu de gauche, cliquez sur « Powerpress » > « Paramètres ».

Les options sont nombreuses et à moins que des messages d’erreur apparaissent, vous pouvez laisser les options par défaut. Je vous invite à remplir surtout les informations qui concernent la visibilité de votre podcast (onglet « iTunes » de « Paramètres » notamment).

Dans l’onglet « Episodes », vérifiez que cette option est cochée : « Media URL (Specify URL to episode’s media file) ».

À ce stade, votre flux est fonctionnel. Mais il n’y a probablement aucun épisode de disponible. Il est temps de rajouter des perles ou d’attacher des wagons.

Ajouter des épisodes de podcast avec WordPress

C’est la partie la plus simple et la plus fun. Lorsque vous souhaitez diffuser un nouvel épisode dans votre podcast, créez un nouvel article. Donnez-lui le titre que vous souhaitez et indiquer les notes, le sujet détaillé, dans le corps de l’article.

Plus bas, en-dessous de l’article, vous trouverez un champ « Episode de podcast » : c’est en face de « Media URL » que vous allez devoir indiquer la totalité de l’adresse de votre fichier. Sur SoundCloud, vos musiques et fichiers audio mis en ligne sont rassemblés eux-même sur un flux RSS.

Sur SoundCloud, cliquez sur « … » en haut à droite, puis dans l’onglet « Contenu », récupérer l’adresse du flux RSS. Collez cette adresse dans la barre de votre navigateur. Attention, je vous recommande pour cela Firefox, qui va interpréter visuellement ce fichier et vous éviter de déchiffrer le code source.

Sur Firefox, cliquez avec le bouton droit de votre souris sur le lien vers le fichier audio que vous souhaitez diffuser en podcast, cliquez sur « Copier l’adresse du lien », puis dans votre article WordPress, dans le champ « Media URL », collez cette adresse. Voilà, c’est tout. Publiez l’article.

Chaque publication de l’article va indiquer à votre site (ou plutôt au plugin Powerpress) qu’il faut rajouter le code dans le fichier RSS de votre podcast (un nouveau wagon au train, ou une perle de plus au collier).

Et évidemment, et c’est l’avantage d’une solution avec WordPress, vous pouvez programmer la publication à l’avance. Idéal si vous diffusez des contenus intemporels que vous souhaitez répartir dans le temps !

Voici l’URL du flux de votre podcast :

[adresse de votre site]/feed/podcast/

Il vous suffit d’utiliser cette URL pour vos communications afin que les gens puissent s’abonner. Vous pouvez aussi aller soumettre votre podcast à iTunes avec le service Podcast Connect. Lorsque l’on vous demandera l’adresse de votre podcast, indiquez cette adresse.

Si vous avez des questions, scrollez un peu la page vers le bas. Les commentaires vous permettront de me demander !

Ces 10 phrases qu’on ne voudrait plus entendre en entreprise (ou dans la vie de tous les jours) en 2017

Quand on prend un peu de recul sur le profil du travail en entreprise aujourd’hui, en rapport à ce qu’il était il y a 5 ans, on se rend compte qu’il a été pourtant bouleversé. Pourtant, certaines habitudes et fonctionnements ont la vie dure…

1. « Je t’ai fait un mail ce matin. »

Révélateur de l’usage inadapté qui est fait de l’outil mail en entreprise : lorsque l’on envoie un mail pour savoir si une réunion est maintenue, si l’on a bien reçu un autre mail, ou pour servir de rappel à quelqu’un… Le mail devrait se limiter à quelques informations formalisées, validations à valeur juridique, ou requêtes officielles. Lorsque l’on avertit quelqu’un qu’on lui a envoyé un mail, c’est vraisemblablement qu’on a utilisé le mauvais outil…

2. « La pièce jointe est trop grosse. »

Le mail n’est pas un outil adapté pour envoyer des pièces jointes importantes. Voire envoyer des pièces jointes tout court. Cela doit rester exceptionnel. Le principal problème vient probablement du fait que l’entreprise n’a pas mis en oeuvre des outils adaptés de partage et de stockage de fichiers, souvent par crainte de confier de la donnée à des sociétés tierces.

A titre personnel aussi, d’ailleurs. Arrêtez d’envoyer des mails avec les photos du weekend ! Il existe de formidables outils gratuits pour gérer ses photos personnelles aujourd’hui qui facilitent le partage et vous permettent d’envoyer uniquement un lien qui pointera vers un bel album en ligne. Par exemple, découvrez Google Photos.

3. « Je n’ai pas accès sur mon poste. »

J’ai longtemps eu un avis très tranché sur les outils de filtrage. Si aujourd’hui, j’ai une position un peu plus modérée, je considère tout de même que filtrer trop massivement des sites sur des postes utilisateurs en entreprise nuit gravement à son fonctionnement. Bloquer les réseaux sociaux parce que les collaborateurs y passent trop de temps ? Ils le feront sur leur mobile. Vous voulez les empêcher de faire leurs courses personnelles sur leur temps et lieu de travail ? Même réponse. Pourquoi une entreprise qui fournit un cadre de travail (et donc de vie) à ses collaborateurs ne devrait-elle pas permettre de pouvoir gérer, en bonne intelligence, quelques priorités à titre personnel ? De quoi laisser l’esprit du collaborateur plus léger et plus productif pour son activité.

4. « Peux-tu fermer le doc ? Je ne peux pas le modifier. »

Ouch ! C’est la continuité des phrases précédentes ! Les outils ne sont pas adaptés ! En 2017, l’usage des outils de bureautique en partagé et en simultané est courantissime… sauf dans certaines infrastructures ! A titre personnel, tout un chacun peut modifier un document Word, une note sur son iPhone, ou un document Google en même temps que ses amis. Mais les collaborateurs d’une même entreprise doivent bien souvent prendre un ticket et faire la file d’attente pour pouvoir ouvrir le document Excel stocké sur le réseau…

5. « Pour faire une demande, il faut remplir le formulaire Excel. Attention aux macros ! »

Excel est un formidable outil ! Il sait traiter de la donnée avec des fonctions que l’on ne soupçonne pas. Il sait restituer visuellement et en quelques clics des tendances avec des graphiques que l’on peut facilement personnaliser. Mais Excel n’est souvent pas utilisé de cette manière-là. Il est utilisé tantôt pour lister des accès, tantôt pour un planning, tantôt pour une liste de tâches… Décidément, le service informatique n’a pas jugé bon de mettre en place les bons outils…

6. « Rajoute ce paragraphe dans les slides Powerpoint. »

Encore un monstre utilisé à mauvais escient. On pourrait parler des présentations en général mais combien de réunions sont articulées autour de documents Powerpoint écrits en police 10 avec une masse de texte formaté aussi dignement que des pages de Wikipédia ?

7. « Hey ! Fais-moi penser à envoyer le rapport au service commercial ! »

Non. On ne demande pas aux autres de nous rappeler quelque chose. On se note le rappel. Il existe pléthores d’applications de gestionnaires de tâches. C’est valable entre amis et en famille… Astuce : Outlook intègre un gestionnaire de tâches. C’est pas très optimisé pour le travail en groupe mais pour rappeler d’envoyer un mail, c’est très bien.

8. « Je ne retrouve pas ce document… »

Nous vivons à l’ère de l’information. Ce serait comme dire dans les années 90 : « Je n’ai plus d’électricité. » Il est inadmissible de ne pas retrouver une information que l’on a eue. Outre les outils qui permettent de prendre des notes et stocker des informations, c’est probablement là encore surtout de la responsabilité des services informatiques de ne pas favoriser l’utilisation de ce type d’outils. En plus, ça éviterait d’envoyer les documents en pièces jointes… Retour à la phrase 2.

9. « J’ai oublié mon mot de passe. »

Une variante : « On a trop de mots de passe, comment veux-tu t’en souvenir ? ». C’est facile, utilisez un gestionnaire de mots de passes. On est en 2017 je vous dis ! :-)

10. « Je n’ai pas le temps, je vais en réunion. »

Est-ce nécessaire de décrire à nouveau le fléau que représentent les réunions ? La plupart du temps inutiles, elles pourraient avantageusement être remplacées par des temps d’échange de 20 minutes, des conversations avec des outils de messagerie instantanée, des appels de groupe…

Et vous ? Quelle est la phrase que vous ne voulez plus entendre en 2017 ?