Application Bobby : assainissez votre budget en surveillant vos abonnements

Je vous présente un outil qui m’aide beaucoup à avoir une vue sur l’ensemble de mes abonnements et sur l’ensemble de mes dépenses récurrentes. Je veux donc vous parler de Bobby.

Bobby : Track subscriptions
(c’est clair, non ?)

Il s’agit d’une app que j’ai installée sur mon iPhone et qui me permet de lister tous les abonnements auxquels j’ai souscrit. Dans sa version gratuite, l’app ne permet de suivre que 5 abonnements mais un achat in-app de quelques euros vous permet d’en profiter sans limite. L’app est très sexy et ergonomiquement très bien conçue.

L’idée est donc simple : lister tous vos abonnements à des services. On pense spontanément à des Netflix, iCloud, ou même des Spotify mais elle n’a en réalité pas de limite. Vous pouvez également y lister vos assurances, votre souscription annuelle à Amazon Prime, et tous les paiements récurrents. Et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de l’app : lister vos abonnements quel que soit le montant, mais aussi la monnaie (euro ou dollars), leur récurrence (N semaines, mois ou années par exemple) mais aussi vous indiquer les dates de prochains prélèvements, et même vous avertir quelques temps avant.

Et du coup, en se prêtant à l’exercice, on pense à pas mal de dépenses que l’on fait sans s’en rendre compte. Dans mon cas, ça m’a permis de réaliser que je payais toujours quelques noms de domaine, chaque année, qui ne me servaient pas et qui ne me serviraient jamais. Pratique se rendre compte qu’il est probablement mieux d’y mettre fin.

Les usages

L’app permet donc, à condition de prendre quelques minutes pour tout lister, d’avoir une vue assez exhaustive de vos dépenses récurrentes, et éventuellement, vous rendre compte de ce que vous pourriez mettre de côté. Attention, il s’agit bien d’entrées manuelles : il n’est pas possible (encore ?) de se brancher sur votre compte bancaire pour aller y lister vos prélèvements. L’idée est donc plutôt de vous proposer un outil qui va vous aider à faire ce recensement.

Si cet usage paraît simple, il est loin d’être simpliste. J’ai cherché un outil équivalent et, à part un tableau Google Spreadsheet, Excel ou Numbers, en mettant de côté la simplicité et l’ergonomie totalement pensée pour cet usage précis, je n’ai jamais de trouvé de solution aussi satisfaisante.

L’app s’avère notamment redoutable pour les abonnements d’essai ou à tarif préférientiel : pour vous rappeler quelques jours avant la fin des 30 jours gratuits de tel service, ou à l’approche de la fin de la première année de votre forfait mobile à prix cassé.

Bobby propose les achats in-app suivants :

  • Débloquer la restriction du nombre d’abonnements (1,09 €) : absolument essentiel pour utiliser l’app une fois qu’on l’a testée
  • Pack sécurité (1,09 €) : pour sécuriser les données avec Touch ID/Face ID/un code et profiter de la synchro iCloud
  • Pack design (1,09 €) : pour personnaliser la police de l’app, utiliser un thème sombre et changer l’icône de l’app.
  • Le tout peut être proposé avec un pack « tout-en-un » à 2,29 €.

Je ne saurais que vous recommander cette app pour faire le point sur vos dépenses, et identifier sur lesquelles vous pourriez faire l’impasse.

Téléchargez Bobby sur l’App Store.

Pourquoi et comment installer un raccourcisseur d’URL ?

L’idée me trottait dans la tête depuis un moment et c’est l’épisode 74 de l’excellent podcast “Votre coach web”, qui traite de ce sujet, qui m’a remis ce projet en tête.

Un raccourcisseur d’URLs c’est quoi ?

On appelle URL (grosso modo) l’adresse dans votre navigateur web, qui amène sur une page d’un site. Un raccourcisseur d’URL, c’est une adresse (courte, en principe), qui renvoie instantanément sur une adresse (plus longue, normalement).

Les URLs raccourcies sont arrivées avec Twitter, qui limitait au départ à 140 caractères les messages (tweets) en comptant, justement, les caractères d’une URL.

Notons que sur Twitter, depuis, le nombre de caractères d’une adresse web est « plafonné » à 23 caractères, et que la limite a été passée de 140 à 280.

Un raccourcisseur d’URLs, à quoi ça sert ?

Ben, vous l’avez compris, à prendre moins de place, qu’il s’agisse de contraintes de tailles telles que celles de Twitter, mais ce type de service peut aussi avoir des effets bénéfiques sur la lisibilité. Par exemple, reconnaissez que le lien vers le même article est bien plus visuellement intéressant en le mettant en avant de la manière suivante :

http://gllmv.de/5

plutôt que de cette manière :

https://www.guillaumevende.me/blog/2017/12/24/5-videos-pour-exercer-votre-sens-critique/

Mais un raccourcisseur d’URLs peut aussi avoir un avantage important lié à l’analyse des clics sur les liens. Par exemple, toujours en prenant comme exemple ce même lien : http://gllmv.de/5, je vais être en mesure de dire combien de fois il a été cliqué. Cela ne garantit pas, bien évidemment, que l’article a bel et bien été affiché (les comportements techniques de la navigation sur internet ne le garantissent jamais à 100%) et encore moins qu’il a été lu, mais bel et bien qu’il a été cliqué.

Evidemment, il existe des outils d’analyses statistiques de sites web, tels que Google Analytics, mais le raccourcisseur d’URL permettra de donner une première vision des clics de manière simple et rapide.

Les services

Il existe de nombreux services permettant de raccourcir des URLs. À mon sens, les deux plus connus et plus utilisés sont bit.ly et po.st. Évidemment, un autre service que beaucoup utilisent sans le savoir est celui intégré nativement à Twitter : t.co. D’ailleurs, ce dernier a une vertu : Twitter vérifie la sécurité des liens qui sont raccourcis avec son service t.co. En gros, vous êtes à peu près sûr (faites quand même attention en général, hein) qu’un lien raccourci en t.co ne mettra pas en péril vos appareils et votre navigation. Ça reste de la théorie hein…

Ces services sont gratuits avec différentes fonctionnalités parfois payantes. Et par ailleurs, sachez qu’il existe énormément d’autres services pour raccourcir des URLs… Je vous laisse explorer les différentes solutions vous-même. Pour ma part, j’ai choisi d’installer ma propre version…

Yourls : votre propre raccourcisseur d’URL…

On le sait, sur le web, il est toujours préférable de posséder vos propres outils, et d’héberger vous-même un maximum d’éléments sur des serveurs sur lesquels vous avez la main et avec votre propre nom de domaine. L’idée est de dépendre le moins possible de la volatilité de services (ou de fonctionnalités de certains services). Il est possible de suivre cette philosophie en installant votre propre outil pour raccourcir les URLs grâce à yourls.

Pour installer ce service, c’est aussi simple que d’installer son propre site avec WordPress. Voici la procédure :

  1. Télécharger les fichiers d’installation de yourls sur votre ordinateur (décompresser le fichier ZIP)
  2. Dans le répertoire usr, dupliquer le fichier config-sample.php et nommer la copie config.php ; remplir le fichier config.php (notamment avec les coordonnées de votre base de données)
  3. Uploader ce répertoire sur le site avec l’url de votre choix (chez moi, j’ai tout envoyé sur le site gllmv.de).
  4. Allez sur votre site ainsi créé en ajoutant “/admin/” à la fin de l’adresse. Suivez alors les instructions.

Les extensions

Yourls est un service qui permet de bénéficier d’extensions ; c’est-à-dire d’ajouts de fonctionnalités. Voici une petite sélection des extensions que j’utilise :

  • Amazon affiliate : pour les affiliés Amazon et intégrer les codes de parrainage Amazon dans leurs raccourcis d’URLs générés par Yourls
  • Change password : comme son nom l’indique, vous permet de changer le mot de passe de l’accès administrateur de votre instance Yourls (ce que l’on ne peut pas faire à la base)
  • Google Safe Browsing : s’appuie sur des technologies de Google pour permettre de vérifier la sûreté des liens vers lesquels renvoie votre installation de Yourls
  • Popular clicks extended : pour des statistiques avancées
  • Pseudonymize Plugin : pour anonymiser les traces que vous collectez (répond notamment à des directives de la loi allemande – et vous aurez remarqué que je m’appuie sur une extension allemande)
  • QR Code Short URLS : permet de générer des QR codes en plus des URLs raccourcies
  • Et l’indispensable (à mes yeux) Random Keywords : pour ne pas être obligé de générer des urls raccourcies de type séquentiel (short.url/1, short.url/2, etc.)

Voilà, vous saurez désormais pourquoi vous voyez remonter des liens que je partage au format gllmv.de, et vous aurez désormais l’assurance de consulter un contenu que j’ai sélectionné et que j’ai explicitement partagé, dans une relative sécurité.

WordPress : retrouver du CSS personnalisé

Petite astuce rapide pour ceux qui se retrouveraient comme moi, et sans explication particulière, à constater avoir perdu une portion de CSS personnalisé sur leur site WordPress. D’ailleurs, il s’agit surtout d’une astuce pour retrouver à peu près n’importe quoi dans le temps sur internet…

WordPress est un outil de publication de sites web (le plus populaire et probablement le plus utilisé) et permet de mettre en place des thèmes (en gros, le rendu visuel de votre site). On appelle CSS les éléments (justement) de personnalisation graphique de pages web.

Si l’on peut installer des thèmes très facilement sur son site WordPress, il est fortement déconseiller d’en modifier le rendu. En effet, comme les thèmes peuvent avoir des mises à jour, il est fort possible que des modifications que vous feriez seraient écrasées. C’est un peu comme si vous choisissiez de faire du tuning sur une voiture en location : dès que votre voiture serait remplacée, toute votre personnalisation serait à refaire.

Or, il existe, depuis pas mal de temps maintenant, une fonction dans WordPress qui permet de personnaliser « proprement » le code CSS de votre site : il s’agit d’une fonction de personnalisation qui va être prise en compte de manière prioritaire au code de votre site.

Par exemple, pour reprendre l’analogie de la voiture de location que vous souhaiteriez personnaliser, il pourrait s’agir d’accessoires que vous allez pouvoir facilement retirer de la voiture (lorsqu’elle vous est remplacée) pour les remettre sur la nouvelle.

Or, ne me demandez pas pourquoi, cette portion de code a purement et simplement sauté suite à des interventions que j’ai dû faire sur le site. J’avais évidemment sauvegardé le code du site et la base de données mais, si ces sauvegardes sont particulièrement pratiques pour réinstaller le site en entier, elles ne sont pas vraiment pratiques pour ceux qui, comme moi, n’ont pas le temps et l’envie de mettre les mains dans le cambouis. Je voulais juste retrouver cette portion de code et, à moins d’être développeur WordPress, soyons honnêtes : c’est très difficile de retrouver cette personnalisation.

Du coup, j’ai profité du service « Wayback machine » qui n’est ni plus ni moins qu’un service d’archivage périodique de pages web. Il vous suffit de saisir l’adresse du site pour lequel vous souhaitez obtenir un historique et hop, le service vous propose différentes dates où les pages ont été sauvegardées en dur.

Il m’a suffi de retrouver mon site tel qu’il était en novembre, afficher le code source de la page et retrouver la portion de code qui m’intéressait.

Je voulais vous en parler car ce service fait partie des petits outils gratuits et pratiques dont on peut avoir besoin un jour ou l’autre quand on travaille dans le web…

Non, Apple n’autorise pas les développeurs à revendre les données de Face ID

La communauté tech a été émue de découvrir qu’Apple permettait aux développeurs d’applications de recueillir les informations de Face ID, le système qui permet de déverrouiller l’iPhone X avec votre visage. Le spectre d’un Apple, défenseur de vos données personnelles, se muant en un revendeur (ou un grossiste) de vos informations a plané et, je crois, plane toujours. Je vais essayer de donner ici quelques explications et tenter de faciliter la compréhension de tous à ce sujet.

Face ID, comment ça marche ?

Pour bien comprendre de quoi on parle, il est important de rappeler de quoi est constituée cette fameuse fonctionnalité Face ID. Cela tient (en gros) en 3 points :

  1. Les photos (selfies) d’une personne.
  2. Le « mapping 3D » (une carte avec des facettes en 3D) du visage de la personne ;
  3. Une représentation mathématique (un calcul, à base de vecteurs et d’algorithmes constitués de machine learning, notamment pour comprendre les évolutions du visage de l’utilisateur) qui permet, à l’appui notamment (mais pas seulement) des deux points précédents, de déclencher concrètement le déverrouillage de l’iPhone. Ce dernier point étant chiffré et conservé localement de manière sécurisée sur le téléphone.

À quoi ont accès les développeurs ?

Les photos (point 1. ci-dessus) d’une personne étaient déjà accessibles et pouvaient être enregistrées par les développeurs (si l’on donne l’autorisation ou non à l’application).

La représentation mathématique (point 3. ci-dessus) reste uniquement dans l’iPhone, en local. Il n’a jamais (et il ne sera jamais) question de confier ces données aux développeurs.

Qu’est-ce qui change ?

En revanche (et c’est l’objet de la polémique comme de ce présent article), Apple a modifié ses accords auprès des développeurs tiers pour officialiser le fait que ces derniers pouvaient stocker le mapping 3D (point 2.). Il s’agit d’une information à laquelle ils ont toujours eu accès, et ce, sans l’autorisation express de l’utilisateur (contrairement aux photos prises avec la caméra en façade).

Techniquement, rien ne change. Car les développeurs avaient déjà, avec iOS 11, accès à cette donnée. Apple indique simplement, par la modification de cet accord avec les développeurs tiers, qu’ils en sont conscients, et qu’ils autorisent les développeurs tiers à les stocker.

En quoi cela pourrait poser problème ?

Pour les développeurs, c’est surtout un éclaircissement de savoir qu’Apple est conscient qu’ils aient le droit de stocker ces données. Mais au fond, il ne s’agit pas d’une véritable nouvelle information dont ils peuvent disposer et utiliser. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, avec les analyses d’images, les développeurs peuvent tout à fait déduire des émotions (beaucoup plus précisément d’ailleurs) uniquement en exploitant les images (point 1.) sans avoir réellement besoin de mappings 3D (point 2.).

En revanche, l’American Civil Liberties Union, association qui est activement impliquée dans la protection des données à caractère personnel aux États-Unis, (une sorte de CNIL américaine, l’analogie s’arrête à l’intention car les pouvoirs et la structure ne sont pas les mêmes) à l’origine de cette polémique, et qui milite beaucoup dans le bon sens des consommateurs, souligne le fait que malgré les dispositions notées ci-dessus, des risques existent que des développeurs exploitent ces données illégalement, et commercialement. Et évidemment, ils ont raison. Mais ils n’ont pas plus raison qu’avec nos photos, nos vidéos, nos voix, nos emplacements géographiques et de nombreuses autres traces auxquelles les développeurs tiers ont déjà accès… Ils soulignent d’ailleurs qu’Apple a toujours été historiquement bon pour gérer ce genre de pratiques, notamment avec le droit de vie ou de mort d’une application sur l’unique magasin d’applications de l’iPhone.

Alors, pourquoi cette affaire fait-elle du bruit ?

Voici les raisons qui, à mon sens, font polémique dans cette affaire :

  • D’une part le fait que le grand public ne comprend pas ce qui se passe, ce qui change, ou ce qui est fait de leurs données. Au même titre que la plupart des utilisateurs ne comprend pas la nature même de l’intelligence artificielle, ils ne sont pas au fait de la relation entre Apple (ou Google) et les développeurs tiers, et de ce qu’ils ont le droit ou non de faire.
  • Par ailleurs, cette année, vous l’aurez remarqué, l’iPhone X n’a pas véritablement de « gate », de problème emblématique sur le produit ou sur son usage, comme nous avons pu l’avoir par le passé sur des modèles d’iPhones que l’on tenait mal, qui se pliaient, ou qui avaient de gros problèmes d’écrans. A priori, le seul « iPhone X gate », c’est son prix. Mais forcément, en absence de véritable souci, la nature (et la polémique) a horreur du vide et doit se rabattre sur quelque chose, idéalement quelque chose de mal compris.
  • Il reste un problème réel : Apple ne demande pas à l’utilisateur d’une application, au premier lancement de celle-ci, d’autoriser explicitement l’application (et le développeur) à utiliser la caméra dite true depth (qui permet donc ce mapping 3D), comme c’est le cas pour la caméra ou pour la géolocalisation. Apple doit considérer qu’il s’agit d’une nouvelle composante de la caméra en façade.

Au fond, et en conclusion, peut-on reprocher en 2017 à Apple de ne pas vouloir différencier les images captées par une caméra en façade d’un smartphone d’un mapping 3D ?

PS : j’ai rédigé cet article partiellement en réaction à ce que mon ami Mat alias Profduweb a dit dans un épisode de son podcast, le M. Il est basé sur mes recherches et mes connaissances qui méritent toujours d’être précisées ou corrigées. Si vous pensez que ces propos sont incorrects ou incomplets, je vous remercie par avance de m’aider à les améliorer à l’aide des commentaires !

PS 2 : Phil Schiller, vice-Président marketing d’Apple a d’ailleurs réagi en confirmant la teneur de ce présent article.

Comment et pourquoi passer de Soundcloud à Spreaker

Dans cet article, je vous explique comment migrer votre compte SoundCloud vers un compte Spreaker. Pratique notamment pour les podcasteurs qui aimeraient changer de solution, comme je l’ai fait.

J’ai toujours hébergé mes podcasts sur SoundCloud. Le quota illimité était l’argument fort, associé à un tarif abordable (9 €/mois). D’ailleurs, j’avais expliqué comment créer un podcast avec un site sous WordPress en hébergeant les fichiers audio sur SoundCloud. Puis, je me suis mis à faire des podcasts en mobilité, avec une application iOS appelée Opinion. Mais l’application étant promis à un avenir sombre, avec des fonctionnalités faibles, je suis alors passé à Spreaker avec son tarif le plus bas (aux alentours de 5€ par mois). Sur ce, une offre est tombée pour me proposer les services de Spreaker à 15 €/mois pendant 1 an qui me permettrait d’héberger, certes, la Voix de Guillaume, mais aussi mes autres podcasts comme Tech Café et Relife, et d’avoir encore de la place pour d’autres futurs projets de podcasts…

Les avantages de Spreaker

  • L’interface est tellement plus agréable ! Essayez de dire à SoundCloud que le dernier épisode que vous ajoutez à une playlist doit s’ajouter à la fin !
  • Le lecteur à intégrer dans les pages web (player) est très efficace et très bien fait. J’ai testé le Simple Podcast Player, mais il est tellement cher que je vais le remplacer allégrement par les players de Spreaker.
  • Les statistiques sont infiniment plus souples à consulter que celles de SoundCloud !
  • Spreaker est pensé pour le mobile. Mettre en ligne un nouvel épisode ne nécessite pas autant que SoundCloud de passer par des interfaces web ou faire du jonglage…

Comment faire la migration

Allez dans votre interface Spreaker et cliquez sur « Import RSS feed »

Interface de Spreaker - La voix de Guillaume - Relife - Tech Café
Interface de Spreaker

Puis, entrez le flux RSS de votre podcast (encapsulé dans un feedburner ou non). Laissez-vous guider.

Cela va créer un nouveau flux avec les informations de votre podcast (fichiers audio mais aussi les différents épisodes, avec leur titre et leur description).

Il ne vous reste plus qu’à récupérer ce nouveau flux et le mettre dans votre flux feedburner (ou autre service similaire) ou encore, si vous n’utilisez pas ce type de service, le soumettre tel quel à Podcasts Connect.

Pensez aux archives !

Attention, dans tous les cas, pensez à conserver un exemplaire de chacun de vos épisodes en lieu sûr (NAS, ou stockage sur le cloud) pour éviter de dépendre de ces services, quels qu’ils soient. On parle souvent du fait que SoundCloud pourrait fermer à l’avenir (depuis le temps qu’on le dit…) mais il est de bon ton de penser que n’importe lequel des services en ligne que vous utilisez pourrait mettre la clé sous la porte demain.

D’ailleurs, c’est une manière pour moi de soutenir les efforts de Spreaker pour les podcasteurs, face à SoundCloud qui n’a jamais, jamais, jamais facilité la tâche dans ce domaine.

La méthode pour une mémoire infaillible !

J’ai toujours eu une mémoire assez pitoyable. Il m’arrive très souvent d’oublier des choses à faire, des dates, des éléments que j’ai appris. Aussi, pour m’organiser au quotidien, je dépends beaucoup des outils numériques tels que les outils de prises de notes, les listes de tâches et évidemment, de mon agenda. Dans la continuité, j’ai d’ailleurs déjà expliqué que je remplaçais désormais progressivement mes tâches par des créneaux que je bloque dans mon agenda.

Pour autant, et tout fan que je suis des outils numériques de ce type, je me rends compte qu’il est compliqué d’en dépendre totalement. J’en ai eu une preuve supplémentaire ce week-end avec un détour de près de 1h30 (sic) à cause d’une dépendance et d’une utilisation erronée de Waze…

J’avais senti ce besoin et j’avais identifié en 2016 le fait de travailler ma mémoire. Bon, il a fallu attendre octobre 2017 pour m’y mettre vraiment mais voilà, je suis parvenu à me dégager du temps pour cela. Et j’ai en particulier lu le livre : Une mémoire infaillible. Briller en société sans sortir son smartphone.

J’ai parlé de ce livre dans un épisode de Relife mais je voulais tout de même revenir en détail ici sur le sujet. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, ce livre parle des techniques de mémorisation. Il amène, doucement mais sûrement, à la méthode dite des lieux. Le principe, c’est d’associer à différents lieux que vous visualisez et connaissez bien (les pièces d’une maison par exemple) des objets, des thèmes, des scènes, qui ne seront ni plus ni moins que des moyens mnémotechniques. L’idée est simple : ancrer dans votre esprit des mots, des chiffres.

Et tenez-vous bien : la méthode fonctionne vraiment bien. Le livre est assez didactique car il vous amène à faire des exercices pratiques pas-à-pas pour vous approprier les méthodes qui vous permettent bien d’ancrer les éléments dans votre mémoire. Ensuite, les décoder et les restituer d’avère souvent un jeu d’enfant.

Quelques éléments à retenir

  • La méthode du SEL, qui associe les sens que l’on cultive depuis que l’on est enfant, à notre imagination, afin de créer des liens (bêtement, des moyens mnémotechniques) ;
  • La méthode dite du SAC (Sélectionner, Associer, Connecter) qui vous permet de faire des liens avec les éléments que vous mémorisez ;
  • Un alphabet, qui vous permet d’associer des chiffres et des mots ;
  • Le fait que tout le monde peut parvenir à travailler sa mémoire de manière à retenir virtuellement n’importe quoi (personne n’a, au fond, une mauvaise mémoire) ;
  • Le fait que ça serve vraiment (mais il faut lire le livre en entier) au quotidien et pas uniquement pour se souvenir de la suite des chiffres qui composent Pi par exemple…

Pour moi, ça a changé pas mal la donne de la façon dont je gère les choses au quotidien et le livre m’a permis de m’ouvrir l’esprit à des possibilités sur lesquelles je restais frustré.

Dernière chose : je vous recommande vivement la lecture du livre au format papier. Vous aurez probablement besoin de naviguer dedans et je dois reconnaître que le lire sur Kindle a finalement été plus un frein qu’autre chose…

Si vous souhaitez acheter le livre, n’hésitez pas à utiliser le lien sur cette page. Il ne vous coûtera pas plus cher sur Amazon mais me permettra d’avoir un petit bonus partenaire. Une bonne idée de cadeau pour les fêtes de fin d’année qui approchent non ?

Workflow photos : ma méthode d’organisation

Aujourd’hui, je vous donne quelques informations sur mon workflow photos, ma méthode d’organisation pour gérer ma bibliothèque de photos personnelle.

J’ai toujours pris beaucoup de photos et j’aime en conserver le maximum, après évidemment avoir pris régulièrement le soin de retirer toutes les photos ratées, floues, ou en doublon. Ce besoin a explosé avec les naissances de mes enfants, des moments où l’on se retrouve à mitrailler à tout va les bambins. Cela n’est pas sans soulever quelques réflexions.

Le matériel concerné

  • Un iPhone X (depuis peu, mais j’ai toujours fonctionné comme ça avec tous mes smartphones Apple précédents),
  • Un iPad Pro,
  • Un MacBook Air mi-2012,
  • Occasionnellement, pour les prises de vue que je veux un peu plus professionnelles, un Nikon D700 avec un objectif de 50mm.

Les besoins de mon workflow photos

Voici les besoins que j’avais identifiés :

  1. Pouvoir garder toutes les photos dans la définition originale à un endroit unique et y accéder facilement, de partout, et dans n’importe quelles conditions. Bah oui, c’est la base, mais c’est important de le noter… Je préciserais que la sécurité n’est pas un facteur ignoré dans mes choix.
  2. Ne pas dépendre d’un stockage photo physique (NAS),
  3. Ne pas exploser les stockages locaux de mes appareils,
  4. Pouvoir partager facilement et à n’importe qui les photos et les vidéos,
  5. Permettre de retrouver facilement n’importe quelle photo,
  6. Profiter des nouveaux dispositifs d’enrichissements de photos comme par exemple les montages vidéo de Google Photos ou les Souvenirs proposés sur iOS et Mac OS.

Exigeant ? C’est possible…

La collecte et le stockage des photos

Je prends donc des photos de deux manières, principalement :

  • Avec mon Phone (très anecdotiquement, avec l’iPad)
  • Avec mon Nikon D700

Dans ce second cas (qui, au passage, est de le plus en plus rare), j’importe les photos soit sur Mac, dans Apple Photos, soit avec un adaptateur, sur iPhone ou iPad. Ce qui permet, dans ce dernier cas, de m’affranchir un peu plus d’un ordinateur, surtout en mobilité.

Toutes mes photos se retrouvent donc rapidement dans Apple Photos, l’application native, sur iOS et Mac OS. J’ai activé la phototèque iCloud qui envoie toutes les photos sur les serveurs d’Apple et qui les redistribue sur chacun de mes appareils.

Pour répondre à l’objectif de ne pas exploser le stockage local de mes appareils, j’utilise l’option d’iOS et de Mac OS en lien avec la phototèque iCloud : « Optimiser le stockage de l’iPhone ». En gros, les appareils envoient les photos en haute définition sur les serveurs iCloud et ne gardent en local qu’une version « light » de la photo. Suffisamment bonne pour l’identifier et la faire ressortir, mais suffisamment compressée pour ne pas plomber le stockage.

Photothèque iCloud - Optimiser le stockage de l'iPhone
L’option incontournable pour la photothèque iCloud

Je n’utilise aucune fonction de tri ou de catalogage. Pour moi, trier des photos est devenu une perte de temps au moins équivalente au fait de devoir trier des mails dans des dossiers. Je dois pouvoir tout retrouver et l’outil doit me permettre de remonter des classements intelligents et à la demande, par personne, par lieu, par date… Ce que fait à mon sens extrêmement bien la photothèque iCloud.

À ce stade, je réponds aux points 1, 2 et 3 de mon workflow photos. Restent les points 3, 4 et 5 : la recherche, le partage et l’enrichissement. Notons que la photothèque iCloud permet des fonctions d’enrichissements très séduisants avec les Souvenirs, des fonctions de recherche qui fonctionnement plutôt bien, et des capacités de partages d’albums efficaces (dans ce dernier cas, il faut le reconnaître, à condition que les personnes à qui vous partagez vos clichés soient eux aussi équipés d’appareils Apple).

Ceinture et bretelles avec Google Photos et la photothèque iCloud

C’est à ce stade qu’intervient le colocataire de mon workflow photos : Google Photos. L’outil est une référence. Et pour cause :

  • Stockage illimité gratuit (avec une compression super optimisée) ou payant (pour les versions originales des photos et des vidéos)
  • Une disponibilité sur tous les appareils possibles (Cf. point 1 du workflow photos)
  • Des fonctions de partage ultimes, compatibles avec toutes les configurations possibles des destinataires
  • Des outils qui suggèrent automatiquement des albums, des montages en vidéo, et bien plus encore…
  • Des capacités de recherche dans les images, sans les taguer résolument performantes (et pour cause, on est chez Google après tout…)

Google Photos va agir pour moi comme complément à ce que ne fait pas bien la photothèque iCloud. J’utilise Google Photos de sorte à ce que, sur chacun de mes appareils, il récupère en doublon sur les serveurs de Google toutes les photos (oui, les Live Photos également) et les vidéos. Autant je ne garde sur les serveurs d’Apple que les clichés réussis (c’est-à-dire que j’y supprime les photos ratées, les scans, les copies d’écran, etc.) autant je laisse tout, absolument tout, sur Google Photos. Depuis peu, j’utilise tout de même régulièrement la fonction « Archiver » sur Google Photos qui met de côté sans supprimer les clichés de votre choix. Pratique pour faire place nette sans craindre de perdre des éléments. En gros, Google Photos agit chez moi comme les applications de prises de notes telles qu’Evernote, mais spécifiquement pour les photos.

Je n’utilise que la version illimitée, avec des photos compressées, dans la mesure où les versions originales de mes photos, vous l’avez compris, sont déjà sur la photothèque iCloud.

Ainsi, je peux m’appuyer sur Google Photos pour les fonctions de recherche (lorsque celles de la photothèque iCloud ne répondent pas à mes besoins – ce qui, je dois le dire, arrive assez rarement), y compris d’ailleurs pour retrouver des photos de mon chat ! Mais je peux aussi m’appuyer sur les fonctions de partage de Google Photos qui sont, je dois le dire, d’une puissance remarquable, surtout pour créer des albums partagés collaboratifs. Je ne me pose pas la question de qui utilise quoi parmi mes destinataires, ils peuvent toujours accéder à l’album que je leur partage facilement, en leur envoyant même un simple lien par SMS.

En conclusion…

Mon workflow photo que je décris ici a été éprouvé et contribue à ma stabilité technologique. Il est multi-plateforme (grâce à Google Photos) et me permet d’optimiser un stockage complet, des fonctionnalités avancées, et éviter de plomber l’espace disponible en local sur mes appareils.

Il reste quand même une réserve de poids. Google Photos, à chaque fois qu’il est installé sur un nouvel appareil iOS (par exemple, lors d’un changement d’iPhone) a besoin de retélécharger en local toutes les photos haute définition pour vérifier qu’il les a bien sur ses serveurs. Ce comportement totalement idiot est assez pénalisant car Google Photos est obligé de passer des semaines (en fonction de votre connexion web) à télécharger et envoyer les photos en haute définition, et ainsi à vous plomber, certes, temporairement, votre stockage. Un argument de plus pour décider de votre stabilité technologique, justement !

Je reviendrai probablement prochainement vous parler des prises de vue sur le plan plus technique, et notamment sous l’angle des applications. J’avais d’ailleurs détaillé un jour comment se servir de son smartphone pour prendre des photos en vacances, là où le réseau ne capte pas toujours bien, et pour éviter d’exploser son forfait avec des synchronisations.

En attendant, je vous invite à jeter un coup d’œil au workflow photo utilisé par Bertrand Soulier, pour la gestion de ses photos, qui comprend la gestion de ses photos à titre personnel et à titre plus professionnel. Il évoque également les applications qu’il utilise pour ses prises de vues.

Et vous, quel est votre workflow photos ?