Pourquoi et comment installer un raccourcisseur d’URL ?

L’idée me trottait dans la tête depuis un moment et c’est l’épisode 74 de l’excellent podcast “Votre coach web”, qui traite de ce sujet, qui m’a remis ce projet en tête.

Un raccourcisseur d’URLs c’est quoi ?

On appelle URL (grosso modo) l’adresse dans votre navigateur web, qui amène sur une page d’un site. Un raccourcisseur d’URL, c’est une adresse (courte, en principe), qui renvoie instantanément sur une adresse (plus longue, normalement).

Les URLs raccourcies sont arrivées avec Twitter, qui limitait au départ à 140 caractères les messages (tweets) en comptant, justement, les caractères d’une URL.

Notons que sur Twitter, depuis, le nombre de caractères d’une adresse web est « plafonné » à 23 caractères, et que la limite a été passée de 140 à 280.

Un raccourcisseur d’URLs, à quoi ça sert ?

Ben, vous l’avez compris, à prendre moins de place, qu’il s’agisse de contraintes de tailles telles que celles de Twitter, mais ce type de service peut aussi avoir des effets bénéfiques sur la lisibilité. Par exemple, reconnaissez que le lien vers le même article est bien plus visuellement intéressant en le mettant en avant de la manière suivante :

http://gllmv.de/5

plutôt que de cette manière :

https://www.guillaumevende.me/blog/2017/12/24/5-videos-pour-exercer-votre-sens-critique/

Mais un raccourcisseur d’URLs peut aussi avoir un avantage important lié à l’analyse des clics sur les liens. Par exemple, toujours en prenant comme exemple ce même lien : http://gllmv.de/5, je vais être en mesure de dire combien de fois il a été cliqué. Cela ne garantit pas, bien évidemment, que l’article a bel et bien été affiché (les comportements techniques de la navigation sur internet ne le garantissent jamais à 100%) et encore moins qu’il a été lu, mais bel et bien qu’il a été cliqué.

Evidemment, il existe des outils d’analyses statistiques de sites web, tels que Google Analytics, mais le raccourcisseur d’URL permettra de donner une première vision des clics de manière simple et rapide.

Les services

Il existe de nombreux services permettant de raccourcir des URLs. À mon sens, les deux plus connus et plus utilisés sont bit.ly et po.st. Évidemment, un autre service que beaucoup utilisent sans le savoir est celui intégré nativement à Twitter : t.co. D’ailleurs, ce dernier a une vertu : Twitter vérifie la sécurité des liens qui sont raccourcis avec son service t.co. En gros, vous êtes à peu près sûr (faites quand même attention en général, hein) qu’un lien raccourci en t.co ne mettra pas en péril vos appareils et votre navigation. Ça reste de la théorie hein…

Ces services sont gratuits avec différentes fonctionnalités parfois payantes. Et par ailleurs, sachez qu’il existe énormément d’autres services pour raccourcir des URLs… Je vous laisse explorer les différentes solutions vous-même. Pour ma part, j’ai choisi d’installer ma propre version…

Yourls : votre propre raccourcisseur d’URL…

On le sait, sur le web, il est toujours préférable de posséder vos propres outils, et d’héberger vous-même un maximum d’éléments sur des serveurs sur lesquels vous avez la main et avec votre propre nom de domaine. L’idée est de dépendre le moins possible de la volatilité de services (ou de fonctionnalités de certains services). Il est possible de suivre cette philosophie en installant votre propre outil pour raccourcir les URLs grâce à yourls.

Pour installer ce service, c’est aussi simple que d’installer son propre site avec WordPress. Voici la procédure :

  1. Télécharger les fichiers d’installation de yourls sur votre ordinateur (décompresser le fichier ZIP)
  2. Dans le répertoire usr, dupliquer le fichier config-sample.php et nommer la copie config.php ; remplir le fichier config.php (notamment avec les coordonnées de votre base de données)
  3. Uploader ce répertoire sur le site avec l’url de votre choix (chez moi, j’ai tout envoyé sur le site gllmv.de).
  4. Allez sur votre site ainsi créé en ajoutant “/admin/” à la fin de l’adresse. Suivez alors les instructions.

Les extensions

Yourls est un service qui permet de bénéficier d’extensions ; c’est-à-dire d’ajouts de fonctionnalités. Voici une petite sélection des extensions que j’utilise :

  • Amazon affiliate : pour les affiliés Amazon et intégrer les codes de parrainage Amazon dans leurs raccourcis d’URLs générés par Yourls
  • Change password : comme son nom l’indique, vous permet de changer le mot de passe de l’accès administrateur de votre instance Yourls (ce que l’on ne peut pas faire à la base)
  • Google Safe Browsing : s’appuie sur des technologies de Google pour permettre de vérifier la sûreté des liens vers lesquels renvoie votre installation de Yourls
  • Popular clicks extended : pour des statistiques avancées
  • Pseudonymize Plugin : pour anonymiser les traces que vous collectez (répond notamment à des directives de la loi allemande – et vous aurez remarqué que je m’appuie sur une extension allemande)
  • QR Code Short URLS : permet de générer des QR codes en plus des URLs raccourcies
  • Et l’indispensable (à mes yeux) Random Keywords : pour ne pas être obligé de générer des urls raccourcies de type séquentiel (short.url/1, short.url/2, etc.)

Voilà, vous saurez désormais pourquoi vous voyez remonter des liens que je partage au format gllmv.de, et vous aurez désormais l’assurance de consulter un contenu que j’ai sélectionné et que j’ai explicitement partagé, dans une relative sécurité.

WordPress : retrouver du CSS personnalisé

Petite astuce rapide pour ceux qui se retrouveraient comme moi, et sans explication particulière, à constater avoir perdu une portion de CSS personnalisé sur leur site WordPress. D’ailleurs, il s’agit surtout d’une astuce pour retrouver à peu près n’importe quoi dans le temps sur internet…

WordPress est un outil de publication de sites web (le plus populaire et probablement le plus utilisé) et permet de mettre en place des thèmes (en gros, le rendu visuel de votre site). On appelle CSS les éléments (justement) de personnalisation graphique de pages web.

Si l’on peut installer des thèmes très facilement sur son site WordPress, il est fortement déconseiller d’en modifier le rendu. En effet, comme les thèmes peuvent avoir des mises à jour, il est fort possible que des modifications que vous feriez seraient écrasées. C’est un peu comme si vous choisissiez de faire du tuning sur une voiture en location : dès que votre voiture serait remplacée, toute votre personnalisation serait à refaire.

Or, il existe, depuis pas mal de temps maintenant, une fonction dans WordPress qui permet de personnaliser « proprement » le code CSS de votre site : il s’agit d’une fonction de personnalisation qui va être prise en compte de manière prioritaire au code de votre site.

Par exemple, pour reprendre l’analogie de la voiture de location que vous souhaiteriez personnaliser, il pourrait s’agir d’accessoires que vous allez pouvoir facilement retirer de la voiture (lorsqu’elle vous est remplacée) pour les remettre sur la nouvelle.

Or, ne me demandez pas pourquoi, cette portion de code a purement et simplement sauté suite à des interventions que j’ai dû faire sur le site. J’avais évidemment sauvegardé le code du site et la base de données mais, si ces sauvegardes sont particulièrement pratiques pour réinstaller le site en entier, elles ne sont pas vraiment pratiques pour ceux qui, comme moi, n’ont pas le temps et l’envie de mettre les mains dans le cambouis. Je voulais juste retrouver cette portion de code et, à moins d’être développeur WordPress, soyons honnêtes : c’est très difficile de retrouver cette personnalisation.

Du coup, j’ai profité du service « Wayback machine » qui n’est ni plus ni moins qu’un service d’archivage périodique de pages web. Il vous suffit de saisir l’adresse du site pour lequel vous souhaitez obtenir un historique et hop, le service vous propose différentes dates où les pages ont été sauvegardées en dur.

Il m’a suffi de retrouver mon site tel qu’il était en novembre, afficher le code source de la page et retrouver la portion de code qui m’intéressait.

Je voulais vous en parler car ce service fait partie des petits outils gratuits et pratiques dont on peut avoir besoin un jour ou l’autre quand on travaille dans le web…

Workflow photos : ma méthode d’organisation

Aujourd’hui, je vous donne quelques informations sur mon workflow photos, ma méthode d’organisation pour gérer ma bibliothèque de photos personnelle.

J’ai toujours pris beaucoup de photos et j’aime en conserver le maximum, après évidemment avoir pris régulièrement le soin de retirer toutes les photos ratées, floues, ou en doublon. Ce besoin a explosé avec les naissances de mes enfants, des moments où l’on se retrouve à mitrailler à tout va les bambins. Cela n’est pas sans soulever quelques réflexions.

Le matériel concerné

  • Un iPhone X (depuis peu, mais j’ai toujours fonctionné comme ça avec tous mes smartphones Apple précédents),
  • Un iPad Pro,
  • Un MacBook Air mi-2012,
  • Occasionnellement, pour les prises de vue que je veux un peu plus professionnelles, un Nikon D700 avec un objectif de 50mm.

Les besoins de mon workflow photos

Voici les besoins que j’avais identifiés :

  1. Pouvoir garder toutes les photos dans la définition originale à un endroit unique et y accéder facilement, de partout, et dans n’importe quelles conditions. Bah oui, c’est la base, mais c’est important de le noter… Je préciserais que la sécurité n’est pas un facteur ignoré dans mes choix.
  2. Ne pas dépendre d’un stockage photo physique (NAS),
  3. Ne pas exploser les stockages locaux de mes appareils,
  4. Pouvoir partager facilement et à n’importe qui les photos et les vidéos,
  5. Permettre de retrouver facilement n’importe quelle photo,
  6. Profiter des nouveaux dispositifs d’enrichissements de photos comme par exemple les montages vidéo de Google Photos ou les Souvenirs proposés sur iOS et Mac OS.

Exigeant ? C’est possible…

La collecte et le stockage des photos

Je prends donc des photos de deux manières, principalement :

  • Avec mon Phone (très anecdotiquement, avec l’iPad)
  • Avec mon Nikon D700

Dans ce second cas (qui, au passage, est de le plus en plus rare), j’importe les photos soit sur Mac, dans Apple Photos, soit avec un adaptateur, sur iPhone ou iPad. Ce qui permet, dans ce dernier cas, de m’affranchir un peu plus d’un ordinateur, surtout en mobilité.

Toutes mes photos se retrouvent donc rapidement dans Apple Photos, l’application native, sur iOS et Mac OS. J’ai activé la phototèque iCloud qui envoie toutes les photos sur les serveurs d’Apple et qui les redistribue sur chacun de mes appareils.

Pour répondre à l’objectif de ne pas exploser le stockage local de mes appareils, j’utilise l’option d’iOS et de Mac OS en lien avec la phototèque iCloud : « Optimiser le stockage de l’iPhone ». En gros, les appareils envoient les photos en haute définition sur les serveurs iCloud et ne gardent en local qu’une version « light » de la photo. Suffisamment bonne pour l’identifier et la faire ressortir, mais suffisamment compressée pour ne pas plomber le stockage.

Photothèque iCloud - Optimiser le stockage de l'iPhone
L’option incontournable pour la photothèque iCloud

Je n’utilise aucune fonction de tri ou de catalogage. Pour moi, trier des photos est devenu une perte de temps au moins équivalente au fait de devoir trier des mails dans des dossiers. Je dois pouvoir tout retrouver et l’outil doit me permettre de remonter des classements intelligents et à la demande, par personne, par lieu, par date… Ce que fait à mon sens extrêmement bien la photothèque iCloud.

À ce stade, je réponds aux points 1, 2 et 3 de mon workflow photos. Restent les points 3, 4 et 5 : la recherche, le partage et l’enrichissement. Notons que la photothèque iCloud permet des fonctions d’enrichissements très séduisants avec les Souvenirs, des fonctions de recherche qui fonctionnement plutôt bien, et des capacités de partages d’albums efficaces (dans ce dernier cas, il faut le reconnaître, à condition que les personnes à qui vous partagez vos clichés soient eux aussi équipés d’appareils Apple).

Ceinture et bretelles avec Google Photos et la photothèque iCloud

C’est à ce stade qu’intervient le colocataire de mon workflow photos : Google Photos. L’outil est une référence. Et pour cause :

  • Stockage illimité gratuit (avec une compression super optimisée) ou payant (pour les versions originales des photos et des vidéos)
  • Une disponibilité sur tous les appareils possibles (Cf. point 1 du workflow photos)
  • Des fonctions de partage ultimes, compatibles avec toutes les configurations possibles des destinataires
  • Des outils qui suggèrent automatiquement des albums, des montages en vidéo, et bien plus encore…
  • Des capacités de recherche dans les images, sans les taguer résolument performantes (et pour cause, on est chez Google après tout…)

Google Photos va agir pour moi comme complément à ce que ne fait pas bien la photothèque iCloud. J’utilise Google Photos de sorte à ce que, sur chacun de mes appareils, il récupère en doublon sur les serveurs de Google toutes les photos (oui, les Live Photos également) et les vidéos. Autant je ne garde sur les serveurs d’Apple que les clichés réussis (c’est-à-dire que j’y supprime les photos ratées, les scans, les copies d’écran, etc.) autant je laisse tout, absolument tout, sur Google Photos. Depuis peu, j’utilise tout de même régulièrement la fonction « Archiver » sur Google Photos qui met de côté sans supprimer les clichés de votre choix. Pratique pour faire place nette sans craindre de perdre des éléments. En gros, Google Photos agit chez moi comme les applications de prises de notes telles qu’Evernote, mais spécifiquement pour les photos.

Je n’utilise que la version illimitée, avec des photos compressées, dans la mesure où les versions originales de mes photos, vous l’avez compris, sont déjà sur la photothèque iCloud.

Ainsi, je peux m’appuyer sur Google Photos pour les fonctions de recherche (lorsque celles de la photothèque iCloud ne répondent pas à mes besoins – ce qui, je dois le dire, arrive assez rarement), y compris d’ailleurs pour retrouver des photos de mon chat ! Mais je peux aussi m’appuyer sur les fonctions de partage de Google Photos qui sont, je dois le dire, d’une puissance remarquable, surtout pour créer des albums partagés collaboratifs. Je ne me pose pas la question de qui utilise quoi parmi mes destinataires, ils peuvent toujours accéder à l’album que je leur partage facilement, en leur envoyant même un simple lien par SMS.

En conclusion…

Mon workflow photo que je décris ici a été éprouvé et contribue à ma stabilité technologique. Il est multi-plateforme (grâce à Google Photos) et me permet d’optimiser un stockage complet, des fonctionnalités avancées, et éviter de plomber l’espace disponible en local sur mes appareils.

Il reste quand même une réserve de poids. Google Photos, à chaque fois qu’il est installé sur un nouvel appareil iOS (par exemple, lors d’un changement d’iPhone) a besoin de retélécharger en local toutes les photos haute définition pour vérifier qu’il les a bien sur ses serveurs. Ce comportement totalement idiot est assez pénalisant car Google Photos est obligé de passer des semaines (en fonction de votre connexion web) à télécharger et envoyer les photos en haute définition, et ainsi à vous plomber, certes, temporairement, votre stockage. Un argument de plus pour décider de votre stabilité technologique, justement !

Je reviendrai probablement prochainement vous parler des prises de vue sur le plan plus technique, et notamment sous l’angle des applications. J’avais d’ailleurs détaillé un jour comment se servir de son smartphone pour prendre des photos en vacances, là où le réseau ne capte pas toujours bien, et pour éviter d’exploser son forfait avec des synchronisations.

En attendant, je vous invite à jeter un coup d’œil au workflow photo utilisé par Bertrand Soulier, pour la gestion de ses photos, qui comprend la gestion de ses photos à titre personnel et à titre plus professionnel. Il évoque également les applications qu’il utilise pour ses prises de vues.

Et vous, quel est votre workflow photos ?

Les extensions pour aider Firefox quantum à remplacer Chrome

J’adore Chrome. Dès que je ne suis pas dans mon environnement personnel (très Apple), j’aime bien retrouver la « roll’s » des navigateurs, notamment grâce à l’éventail des extensions disponibles. Pour autant, ça me pose toujours 2 problèmes : d’une part, d’ouvertement continuer, sans réserve, à confier ma vie à Google, et ainsi ne pas faire d’acte de militantisme ; et d’une autre part, souffrir de la consommation des ressources que fait Chrome, qui n’est pas négligeable en fonction de la machine que l’on utilise, malgré des améliorations notables de la part des développeurs à ce sujet.

J’ai testé à plusieurs reprises Firefox. Les arguments sont intéressants : notamment de lutter contre l’hégémonie chromienne, militer pour un web un peu plus ouvert, pour le respect de la vie privée, d’autant que des services cool tels que Pocket y sont désormais intégrés nativement. Pourtant, à chaque utilisation, je suis un peu refroidi par l’interface vieillotte et l’absence des extensions Chrome.

Hier est sorti la nouvelle version de Firefox, dite Firefox Quantum (la version 57 pour les puristes) et l’ami Guillaume Payre, derrière le blog windows.blogintelligence.fr a fait une petite sélection d’extensions plutôt cool à cette occasion sur laquelle je me suis basé pour vous faire ma propre liste d’extensions incontournables. En effet, les extensions, qui sont le point fort de Chrome de par leur variété, sont assez incontournables pour mes usages d’un navigateur.

  • Tout d’abord, un bloqueur de publicités (avec toutes les réserves que vous pouvez connaître sur le bloqueurs de publicité) : uBlock Origin. Les lecteurs fidèles de ce blog auront d’ailleurs noté qu’il n’y a désormais plus de publicités ici…
  • Un complément au bloqueur de publicités, qui protège du pistage et qui accélère même certaines requêtes : Decentraleyes
  • I don’t care about cookies : une extension qui dégage les bandeaux d’information relatifs aux cookies, pour ceux qui s’en fichent…
  • Une manière de profiter des extensions Chrome lorsqu’elles n’existent pas sur Firefox : Chrome Store Foxified
  • La gestion de plusieurs comptes à travers l’identification des onglets (personnel, travail, etc.) : Firefox Multi-Account Containers
  • La version de base de Firefox ne permet pas de gérer efficacement quelles informations s’affichent lorsque l’on ouvre un nouvel onglet. C’est ce que permet de corriger New Tab Tools
  • L’intégration de DuckDuckGo : quitte à utiliser Firefox, autant mettre de côté Google pour la partie recherche !

Un truc assez chouette chez Firefox, c’est la gestion des copies d’écran. C’est natif et bien fait. Je vous recommande de jeter aussi un coup d’œil là-dessus au lancement, d’autant que l’interface et les explications sont plutôt bien pensées.

Voilà ! Cela devrait vous permettre, comme à moi, d’utiliser Firefox confortablement quelques temps à la place de Chrome si vous avez envie de tester. Faites vos retours à ce sujet dans les commentaires !

Une formation gratuite et incontournable pour vos activités en ligne

Cela faisait un moment que je voulais mettre en avant un peu plus Bertrand Soulier, que j’ai commencé à vraiment connaître depuis une année, et sa formation en podcast, depuis qu’il a pris le train des streetcasts en marche. En particulier, je voulais être sûr que vous ayez bien connaissance de son podcast : « Votre coach web ».

Formation "Votre coach web" par Bertrand Soulier

Je pense en effet qu’il s’agit aujourd’hui d’une formation incontournable pour toutes celles et tous ceux qui mènent une activité (au moins en partie) en ligne. J’ai commencé régulièrement à recommander ce podcast pour mes proches, qui mènent ou veulent mener une activité en ligne, et même dans le cadre de mon travail.

Dans ce podcast, Bertrand anime une véritable formation en ligne et vous parle des outils pour animer votre présence en ligne, vous parle de réseaux sociaux, de sites web, d’astuces d’organisation et de recommandations pour vous pousser à produire du contenu et bien évidemment de stratégies pour identifier et animer votre marque ou votre marque personnelle. Mais cette liste est très d’être exhaustive. En filigrane, son podcast vous aidera même vraisemblablement à trouver une « voie » que vous pourriez emprunter et que vous n’aviez peut-être pas encore identifiée. Que vous soyez entrepreneur, ou que vous ayez envie de vous lancer sur une activité en ligne, ou même si vous souhaitez enrichir votre vision des réalités d’aujourd’hui en lien avec le web, c’est un podcast qui vous apportera nécessairement beaucoup.

Notez bien que le podcast est totalement gratuit et ne propose pas de vous vendre quelque chose, à quelque moment que ce soit. Si vous le souhaitez, vous pouvez tout de même le soutenir via la plateforme de financement participatif Patreon.

Pour écouter ou vous abonner à « Votre coach web », vous trouverez toutes les infos nécessaires ici sur  : votrecoachweb.com. Au passage une remarque, je vous recommande d’écouter les 2 ou 3 derniers épisodes publiés, puis de revenir aux tous premiers épisodes pour écouter toute la formation dans l’ordre.

Pour ceux qui préféreraient nous écouter parler de ce projet (et de Bertrand), vous pouvez également écouter le dernier épisode de Relife, un podcast sur le lifehacking que je co-anime avec Mat, et que nous avons mis en ligne il y a quelques jours. Nous y avons invité Bertrand et nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui de manière plus complète :

 

J’ai mis des pubs sur mon site…

Pour celles et ceux qui n’utilisent pas d’adblock, vous avez dû vous en rendre compte, il y a désormais de la publicité sur ce site. J’ai fait en sorte qu’il n’en clignote pas de partout et je me suis appuyé sur la régie Adsense de Google.

Le mois dernier, les clics sur ces publicités m’ont rapporté un peu plus de 10€. Soyons clairs, ce n’est pas une somme incroyable mais c’est de l’argent quand même. On peut projeter que cela représente 120 € par an si le rythme se maintient.

En réalité, n’ayant jamais diffusé de publicité sur mes sites, cela représentait surtout un test, pour voir combien ça rapporte, comment ça s’implémente, et si ça perturbe le trafic. Ce dernier point de perturbation a rapidement été écarté car aujourd’hui, nous avons le choix d’installer des adblocks. Moi-même, j’utilise au quotidien un maximum les adblocks. Je peux donc tout à fait comprendre que vous l’ayez activé sur mon site. Je me dis aussi qu’au même titre que l’on peut vouloir soutenir une émission en podcast, avec un financement participatif tel que Tipeee, par exemple, on peut tout autant considérer de le désactiver pour des sites que l’on souhaite soutenir. Il m’arrive d’ailleurs régulièrement de désactiver l’adblock sur des sites que j’apprécie, voire de cliquer sur des pubs.

Mais cela a eu un effet de bord que je n’aurais pas soupçonné : la présence de publicité et de rétribution me donne envie de diffuser plus de contenu sur ce blog. En réalité, je prends ces retours publicitaires, non comme des sources de financement en tant que tels, mais plus comme des éléments de motivation. L’idée est que ça représente un chouette challenge de faire grandir cette cagnotte et créer du contenu pour cela me paraît une bonne source de créativité.

À ce stade, je m’étais dit que le financement publicitaire me permettrait tout simplement de payer l’hébergement, en partie, de ce site, ainsi que des sites de Tech Café, Relife et Comme des poissons dans l’eau, l’ensemble fonctionnant sur un WordPress multisites. Mais je me dis aussi que cette somme, perçue sur un an, pourrait aussi être consacrée à des actions à plus forte valeur ajoutée, comme soutenir la Quadrature du net, Wikipédia, ou d’autres organisations humanitaires. J’attends un peu de voir si les retours continuent et je verrai ce que j’en ferai. Je voulais en tout cas vous faire part de la démarche.

Et vous, avez-vous installé un adblock ?

Créer son podcast audio : diffusion avec WordPress

Image credit: Madebyvadim

Il y a de cela plusieurs mois, j’avais commencé à livrer quelques infos sur la manière dont je fonctionne pour la création de podcasts audio. Je donnais à l’époque la méthode que j’utilisais pour enregistrer une conversation avec Skype. Depuis quelques temps, j’ai fait évoluer ma méthode, et je reparlerai bientôt des avantages d’une solution dédiée aux enregistrements telle que celle de Zencastr.

Dans tous les cas, une fois l’enregistrement et le montage d’une émission de podcast faits, il faut le diffuser. Et je voulais vous décrire la méthode que j’utilise pour « créer » un podcast, avec son flux RSS, et diffuser des épisodes. C’est une méthode qui peut nécessiter un peu de temps à la mise en place, mais qui offre des possibilités de contrôle et de programmation formidables…

Fonctionnement d’un podcast

Avant de pouvoir vous expliquer comment je fonctionne, je pense qu’il est nécessaire de rappeler ce qu’est techniquement (en gros) un podcast. Pour essayer de donner une analogie, un podcast est comme un collier de perles. Par extension, chacune des perles est un épisode. On pourrait aussi comparer un podcast à un train, et chaque wagon serait un épisode. Vous voyez un peu le principe.

Pour prolonger un peu l’analogie du collier, s’abonner au podcast est le fait de porter le collier et lorsque de nouveaux épisodes sont disponibles, on les rajoute au collier. Pour le train, on rajoute un wagon à chaque nouvel épisode. Dans le fonctionnement du podcast, la locomotive, ou le fil du collier, sont en réalité un « flux RSS ». S’il existe une page Wikipedia qui pourra donner tous les détails aux plus curieux, on peut résumer ici en disant que ce fichier explique « où » sont situés les fichiers audio des épisodes et dit où il faut aller les chercher (dans quelle gare se situe un nouveau wagon, ou où est située la perle à rajouter au collier).

Lorsque quelqu’un est abonné à un podcast, au travers d’une application par exemple, cette dernière va tout simplement, et régulièrement :

  1. Consulter ce fichier
  2. Vérifier s’il y a de nouveaux épisodes
  3. S’il y en a, donner les informations (titre, durée, description de l’épisode – ces informations « texte » figurant dans le fichier RSS) les télécharger ou les rendre disponibles pour les écouter en streaming.

C’est d’ailleurs le même principe de fonctionnement que pour les blogs (tel que celui que vous lisez actuellement par exemple), qui listent des articles. Lais au lieu d’accéder à des articles, le flux RSS des podcasts pointe vers des informations texte et un fichier media audio ou video.

Si je ne vous ai pas noyés à ce stade, vous devriez être à même de vous poser deux questions, en regard du titre de l’article : où stocker les fichiers des émissions (audio ou vidéo) et comment créer ce fichier RSS ?

Pour le stockage des émissions, vous pouvez éventuellement héberger vos fichiers sur une offre d’hébergement web mais attention, le poids des fichiers et la bande passante risque d’être sévèrement mise à mal. Surtout si votre podcast remporte un succès important. Ce peut être une solution intéressante dans un premier temps, pour vérifier la viabilité de votre podcast et l’intérêt qu’aura le public pour vos émissions. Si l’audience est limitée, vous pourrez vous en contenter. Si le succès est au rendez-vous, il faudra en revanche passer la vitesse supérieure. Pour ma part, j’héberge mes émissions sur un compte SoundCloud pro illimité à 9€/mois (il y a une version à 6€/mois). Il y a une version gratuite avec 3h de stockage, ce qui permet de se faire une première idée.

Quelle que soit la méthode de stockage que vous utilisez, nous allons pouvoir maintenant regarder comment les diffuser dans un flux RSS avec WordPress : créer le collier de perles ou attacher des wagons à votre locomotive.

Attention, au passage, sachez qu’il existe aussi des solutions clés en main, sur mobile et même sur ordinateur, pour enregistrer, monter et héberger vos podcasts, parfois même avec une simple application mobile : ces solutions sont idéales pour ceux qui ne veulent pas s’occuper de la technique des podcasts ou qui souhaitent créer un streetcast, en mobilité, tel que la Voix de Guillaume. J’y reviendrai dans le futur mais j’aborde ici une solution traditionnelle, que j’utilise par exemple pour Tech Café, ou qui fait fonctionner Relife.

Créer son flux avec WordPress

Je passerais ici sur l’installation de votre site sous WordPress. Les tutos abondent sur le web. Une fois que vous disposez de votre site WordPress, qu’il soit hébergé sur votre serveur ou que vous l’ayez créé sur wordpress.com, il conviendra d’installer l’extension Powerpress.

C’est ce plugin Powerpress qui va vous permettre de transformer certains de vos articles en épisodes de votre podcast. Il faudra tout d’abord, une fois l’installation de Powerpress faite, indiquer les paramètres de votre podcast : le titre bien sûr, la description, l’image de couverture de votre podcast, etc.

Pour ce faire, rendez-vous dans le menu de gauche, cliquez sur « Powerpress » > « Paramètres ».

Les options sont nombreuses et à moins que des messages d’erreur apparaissent, vous pouvez laisser les options par défaut. Je vous invite à remplir surtout les informations qui concernent la visibilité de votre podcast (onglet « iTunes » de « Paramètres » notamment).

Dans l’onglet « Episodes », vérifiez que cette option est cochée : « Media URL (Specify URL to episode’s media file) ».

À ce stade, votre flux est fonctionnel. Mais il n’y a probablement aucun épisode de disponible. Il est temps de rajouter des perles ou d’attacher des wagons.

Ajouter des épisodes de podcast avec WordPress

C’est la partie la plus simple et la plus fun. Lorsque vous souhaitez diffuser un nouvel épisode dans votre podcast, créez un nouvel article. Donnez-lui le titre que vous souhaitez et indiquer les notes, le sujet détaillé, dans le corps de l’article.

Plus bas, en-dessous de l’article, vous trouverez un champ « Episode de podcast » : c’est en face de « Media URL » que vous allez devoir indiquer la totalité de l’adresse de votre fichier. Sur SoundCloud, vos musiques et fichiers audio mis en ligne sont rassemblés eux-même sur un flux RSS.

Sur SoundCloud, cliquez sur « … » en haut à droite, puis dans l’onglet « Contenu », récupérer l’adresse du flux RSS. Collez cette adresse dans la barre de votre navigateur. Attention, je vous recommande pour cela Firefox, qui va interpréter visuellement ce fichier et vous éviter de déchiffrer le code source.

Sur Firefox, cliquez avec le bouton droit de votre souris sur le lien vers le fichier audio que vous souhaitez diffuser en podcast, cliquez sur « Copier l’adresse du lien », puis dans votre article WordPress, dans le champ « Media URL », collez cette adresse. Voilà, c’est tout. Publiez l’article.

Chaque publication de l’article va indiquer à votre site (ou plutôt au plugin Powerpress) qu’il faut rajouter le code dans le fichier RSS de votre podcast (un nouveau wagon au train, ou une perle de plus au collier).

Et évidemment, et c’est l’avantage d’une solution avec WordPress, vous pouvez programmer la publication à l’avance. Idéal si vous diffusez des contenus intemporels que vous souhaitez répartir dans le temps !

Voici l’URL du flux de votre podcast :

[adresse de votre site]/feed/podcast/

Il vous suffit d’utiliser cette URL pour vos communications afin que les gens puissent s’abonner. Vous pouvez aussi aller soumettre votre podcast à iTunes avec le service Podcast Connect. Lorsque l’on vous demandera l’adresse de votre podcast, indiquez cette adresse.

Un autre exemple…

L’ami « The Walking Dad » a détaille sa méthode de publication de son streetcast qui s’appuie sur cette méthode, uniquement sur iPhone. Je vous invite évidemment à aller lire son article à ce sujet qui est richement illustré et qui contient même une vidéo de publication d’un épisode.

Si vous avez des questions, scrollez un peu la page vers le bas. Les commentaires vous permettront de me demander !